La propriété intellectuelle, un moyen de sauver des vies et de redonner sa dignité à l'homme

Nom:Enviro Options Pty Ltd
Pays / Territoire:Afrique du Sud
Droit(s) de P.I.:Brevets, Marques
Date de publication:27 juillet 2012
Dernière mise à jour:16 septembre 2015

Généralités


Les toilettes Enviro LOO sont sans écoulement, ne polluent pas les eaux souterraines, fonctionnent sans électricité, sont faciles à installer, peuvent être utilisées sur divers terrains et fonctionnent même quand il fait froid (photo : EO).

Brian La Trobe, inventeur, scientifique et innovateur social, a cofondé Enviro Options Pty Ltd (ci‑après dénommée “EO”) en 1993 à Johannesburg, plus grande ville de la République d’Afrique du Sud (ci‑après dénommée “Afrique du Sud”). EO met au point des installations sanitaires hygiéniques sans eau, d’un bon rapport qualité‑prix, (autrement dit, des toilettes), connues sous le nom d’Enviro LOO.

Parce que ce produit, autonome, est peu coûteux, efficace, hygiénique et écocompatible, il est source d’économies considérables, préserve l’environnement et commence à mettre les équipements sanitaires vitaux à la portée de certaines des quelque trois milliards de personnes dans le monde vivant sans réseaux d’évacuation des eaux, trop chers.

Invention

La société EO a été créée une fois que le Dr. La Trobe a inventé l’Enviro LOO. Diplômé en chimie et en dentisterie et ayant l’expérience (acquise dans les années 80) de l’élaboration de programmes gouvernementaux et de programmes universitaires relatifs à l’assainissement des eaux en Afrique du Sud, le scientifique s’est servi de ses connaissances spécialisées pour inventer l’Enviro LOO, latrines couvertes dotées d’un ingénieux système de traitement et de destruction des fèces et des urines de l’homme.

Le système Enviro LOO fonctionne selon une astucieuse méthode de stockage des excréments et des urines, rendus stables et inodores par assèchement et évaporation grâce à une utilisation combinée de l’énergie solaire, de l’énergie éolienne et des enzymes. Une fois que les excréments sont tombés dans la cuvette des toilettes, ils sont aérés pour finalement être déposés sur un plateau ou une plaque de séchage perforé(e) (recouvert d’enzymes de décomposition). Sous le plateau ou la plaque, de la largeur et de la longueur de la feuille de polyéthylène noire enveloppant les latrines, se trouve une unité séparée, ou réservoir, où les urines sont filtrées, puis collectées.

Le liquide s’évapore par exposition à la fois à la chaleur du soleil – qui chauffe l’intégralité de l’installation même lorsqu’il fait froid ou que le ciel est nuageux grâce à la chaleur ambiante – et au vent – qui pénètre par la cuvette des toilettes et par des tubes d’arrivée d’air placés dans l’habitacle des toilettes. Le résultat est un procédé de convection cyclique efficace où l’air chaud soulève et extrait les urines évaporées grâce à une turbine d’extraction à entraînement pneumatique située en haut d’un tuyau d’échappement, au niveau du toit. En fait, l’Enviro LOO procède à une évaporation des urines à la vitesse d’un gallon par jour (soit 15 à 20 utilisations) en moyenne.

Le même procédé cyclique permet d’aérer et de déshydrater les fèces qui, sous l’effet des enzymes disposés sur la plaque de séchage (lesquels facilitent la décomposition des excréments et sont introduits, en sachets, par la cuvette des toilettes), sont ramenés à moins de 10% de leur volume initial, ce qui les rend secs et stables. Puis, on fait glisser les excréments déshydratés et allégés sur la moitié du plateau poreux, incliné et placé face à l’extrémité de l’installation – avant d’être évacués (tous les six mois) dans un sac collecteur (vidé tous les deux ans) suspendu à l’intérieur de l’installation. Chaque installation dispose d’un sas d’accès distinct permettant de vidanger le trop‑plein d’urines, d’une capacité maximale de 680 litres.

Les toilettes d’EO, polyvalentes, présentent des avantages sanitaires, environnementaux et économiques. De fait, la pression par le vide dans les latrines empêche les odeurs et l’air vicié de s’échapper par la cuvette du cabinet d’aisance ou dans les toilettes. L’air vicié est, à la place, absorbé par des conduites d’entrée d’air à sens unique et évacué en toute sécurité par un extracteur à énergie éolienne.

En outre, l’Enviro LOO fonctionne sans dispositif de chasse, sans eau et sans détergent chimique. L’installation ne produit aucun écoulement, ne pollue pas les eaux souterraines (p.ex : puits ou ruisseaux), fonctionne sans électricité, est facile à installer, peut être utilisée sur divers terrains (tels que des collines, des montagnes ou des terrains plats) et fonctionne même quand il fait froid (en dessous de zéro degré C).

Parce qu’il fait fond sur l’énergie solaire, l’énergie éolienne et certains agents biologiques naturels, le système Enviro LOO de M. La Trobe met en place un environnement sûr et convivial où les excréments et les urines de l’homme peuvent être stabilisés et éliminés à faible coût, sans risque pour la santé, ni pour l’environnement.


Le système Enviro LOO fonctionne selon une astucieuse méthode de stockage des excréments et des urines de l’homme, rendus stables et inodores par assèchement et évaporation grâce à une utilisation combinée de l’énergie solaire, de l’énergie éolienne et des enzymes (photo : enregistrement PCT).

Recherche‑développement

Motivé par sa volonté de régler les problèmes majeurs posés par les réseaux d’évacuation en Afrique du Sud (qui dépendaient de systèmes non hygiéniques tels que des latrines ou des seaux et, par conséquent, contribuaient aux épidémies), M. La Trobe, en 1985, commença à orienter ses travaux de recherche‑développement (R‑D) vers les toilettes sèches qui, par définition, fonctionnent sans eau.

En outre, ces installations étaient appelées à utiliser des méthodes d’aération forcée (ayant une fonction de désodorisant) du compost au moyen de filtres microbiologiques, ou de bactéries aérobiques, accélérant le processus de décomposition et, par conséquent, neutralisant les bactéries pathogènes sans qu’il soit nécessaire de recourir à des produits chimiques artificiels.

Pour pouvoir perfectionner ce procédé de R‑D, l’inventeur a cocréé EO avec sa famille et ses amis, dont Mark La Trobe, devenu administrateur‑gérant d’EO, et Andrew Moorcroft, directeur financier de l’entreprise. Grâce au scientifique chargé de la R‑D et à d’autres partenaires fournissant un appui financier et de gestion, EO a pu commencer les recherches qui allaient aboutir à la création d’Enviro LOO.

Les premiers prototypes de ces installations et de leurs pièces auxiliaires ont été construits et éprouvés; puis, après les modifications idoines (telles que la fabrication du produit dans du plastique polyéthylène coulé dans des moules en acier, incorporant des agents antibactériens sur le plateau de réception), les installations ont été distribuées à des fins d’essais sur le terrain dans tout le pays.

Ayant fait l’objet d’un suivi pendant cinq ans à compter de 1993, les prototypes ont été évalués non seulement aux fins de leur efficacité à des températures diverses mais leurs répercussions sur la santé et l’environnement ont aussi été mesurées sur la base de la rétro‑information fournie par les utilisateurs dans le cadre d’enquêtes effectuées auprès des communautés concernées. Après avoir réussi en tous points les essais sur le terrain et achevé la collecte de données, l’entreprise disposait d’un prototype prêt à être fabriqué en 1998.

Parce que les installations sont fabriquées selon un procédé de moulage par rotation (ou moulage rotatif, procédé de fabrication de moules en plastique creux) dans une double matrice, le temps de fabrication est réduit (il faut 45 minutes pour fabriquer une installation) et le système peut être divisé, ébarbé et empilé avant livraison pour assemblage en différents lieux. Cette méthode permet de réaliser des économies aussi bien de temps que de coûts.

Dans son siège à Johannesburg, EO a éprouvé et fabriqué avec succès des systèmes sanitaires Enviro LOO secs, sans eau, hygièniques et d’un bon rapport qualité‑prix, préservant l’environnement, ménageant les ressources rares telles que l’eau et offrant des installations de vidange restaurant la dignité de l’homme en Afrique du Sud et, de plus en plus, au niveau international.

Commercialisation

Pour pouvoir commercialiser ses produits, EO collabore avec des gouvernements locaux, des organismes internationaux et le secteur privé tout en fabriquant plusieurs modèles se distinguant par leur qualité et leurs performances.

La toute première stratégie de commercialisation de l’entreprise visait à faire mieux connaître ses produits auprès des services gouvernementaux de l’Afrique du Sud. Travaillant en collaboration avec le gouvernement local, l’entreprise non seulement a fait en sorte que ses produits soient adoptés mais aussi a assuré la formation de collaborateurs recrutés au niveau local à l’entretien des installations. Une fois que les produits d’EO ont été installés dans des parcs municipaux ainsi que dans des logements publics ou privés, l’entreprise s’est tournée vers le marché international.


Afin que la commercialisation de son invention soit couronnée de succès, que ses actifs de propriété intellectuelle soient protégés et que son image de marque d’entreprise soit bien reconnaissable, EO a très largement utilisé le système de propriété intellectuelle (photo : EO).

Grâce à des exposés universitaires présentés dans le cadre de conférences internationales sur la gestion des déchets et à la création d’un site Web d’entreprise mettant en valeur ses produits, EO a fait mieux connaître la question des sanitaires et des maladies ainsi que des solutions proposées par le système Enviro LOO. Ainsi, l’entreprise a réussi à attirer l’attention de clients éventuels, au nombre desquels des organismes d’aide multinationaux, des organisations non gouvernementales (ONG), des instituts de conservation ainsi que des concepteurs de logement privés dans le monde.

Mis à part les activités de démarchage auprès de gouvernements et d’ONG, l’entreprise met aussi au point plusieurs modèles d’Enviro LOO afin de conserver son avantage concurrentiel et d’étoffer sa clientèle. Elle fabrique une gamme de toilettes sans eau à compostage, au nombre desquelles le modèle BP1040 (installation à usage fréquent destinée aux écoles, aux cliniques et aux toilettes publiques), le modèle C2020 (installation communale intermédiaire convenant aux espaces ouverts tels que les parcs, les plages ou les lieux fréquentés par des touristes), le modèle D2010 (réservé aux foyers privés ne dépassant pas 10 personnes) et l’urinoir Urinal Evaporative (convenant aux parcs, aux écoles et à d’autres lieux à forte fréquentation tels que les mines, les plages et les campements/campings).

Parce que sa gamme de produits et ses stratégies de commercialisation visent aussi bien les secteurs gouvernementaux que les secteurs non gouvernementaux, l’entreprise réussit à commercialiser ses produits aussi bien au niveau national qu’au niveau international.

Brevets et marques

Afin que la commercialisation de son invention soit couronnée de succès, que ses actifs de propriété intellectuelle soient protégés et que son image de marque soit bien reconnaissable, l’entreprise a fait une utilisation prodigieuse du système de propriété intellectuelle.

M. La Trobe a déposé plusieurs brevets pour ses toilettes (en 1993, en 1994, en 1995, en 1996 et en 1997), pour un urinoir (en 1996, en 1997 et en 1998), pour des toilettes à digestion aérobie (en 1997, en 1998, en 1999, en 2002 et en 2005), pour des toilettes portables (en 1998) et pour une unité d’évaporation (en 2002 et en 2003) auprès de l’office national de propriété intellectuelle, à savoir la Companies and Intellectual Property Commission.

En outre, l’inventeur a déposé une demande de brevet, au niveau mondial, pour des toilettes à digestion aérobie (en 2002) dans le cadre du système du Traité de coopération en matière de brevets administré par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI).

Soucieuse de protéger la réputation de sa marque principale, l’entreprise a déposé une demande d’enregistrement de marque pour l’Enviro LOO (en 2007) pour l’un de ses marchés les plus lucratifs, à savoir celui des États‑Unis d’Amérique (demande déposée auprès de l’Office des brevets et des marques des États‑Unis d’Amérique). Puis, l’EO a déposé une demande d’enregistrement de marque pour l’Enviro LOO (en 2008) pour un autre marché essentiel, à savoir celui de l’Union européenne (UE), auprès de l’Office de l’harmonisation dans le marché intérieur (marques, dessins et modèles).

Dotée d’une solide stratégie de propriété intellectuelle comprenant plus de 64 brevets en vigueur un peu partout dans le monde (état en 2012) et enregistrements de marques pour son produit phare sur des marchés essentiels, l’entreprise est à même de se développer sans entrave au niveau international.

Concession de licences d’exploitation

EO soutient ses exportations internationales et sa protection manufacturière au moyen d’accords de licence conclus avec des partenaires du secteur privé de différents pays. Parce qu’elle met fréquemment en œuvre des projets axés aussi sur la création d’emplois au niveau local dans le secteur public, EO est convaincue que son développement, au niveau international, sera assuré au mieux par la conclusion d’accords de licence de fabrication et de commercialisation avec des entreprises locales.


Le Département de l’enseignement et le Département de la santé de la province de Limpopo (Afrique du Sud), par exemple, ont acheté des installations pour des écoles et des cliniques de cette province (photo : EO).

En axant ses efforts sur les aspects techniques de la fabrication à son siège en Afrique du Sud, l’entreprise n’a d’ailleurs pas véritablement cherché à commercialiser ses produits au niveau international. En réalité, EO sous‑traite la fabrication, la commercialisation et la distribution à des preneurs de licence locaux.

Ces accords prévoient en général la perception de frais d’entrée par EO pour englober les coûts de fabrication et de formation des personnes chargées d’assurer la maintenance locale et de générer les capitaux que l’entreprise réinvestira dans la mise au point de nouveaux produits. En outre, l’entreprise utilise ces taxes de concession de licences pour financer un niveau minimal de prestation de services (en fournissant, par exemple, une formation à la maintenance de ses produits) à ses clients.

Les redevances versées à EO, régies par l’accord de licence, proviennent des recettes des ventes. Les licences obligent aussi les parties à maximiser les ventes de produits de l’entreprise. En général, ces preneurs de licence ont une expérience de la fabrication, sont présents dans le secteur de la construction ou ont des contacts avec les gouvernements et présentent un bon profil commercial.

Par le jeu de ces accords de licences, l’entreprise est liée par contrat à des distributeurs d’une trentaine de pays, dont Enviro Resources au Bahreïn, Frenz Ltd au Nigéria, Southwest Septic Inc. et Clean Up America Inc. aux États‑Unis d’Amérique ainsi que Flo‑Tek Angola en Angola.

Des licences de fabrication ont aussi été concédées à des entreprises telles que Southwest Septic Loo, Inc. (SWSLoo), entreprise ayant son siège à Elgin (État du Texas (États‑Unis d’Amérique)) fabriquant et distribuant un large éventail de produits d’EO en Amérique. SWSLoo, par exemple, fabrique des modèles Enviro LOO sous le nom d’ELOO®, dont le modèle SWS‑2040 (modèle commercial prévu pour 60 utilisations par jour) et le modèle SWS‑2010 (modèle pour particuliers, prévu pour 30 à 40 utilisations par jour).

Et c’est parce qu’elle a conclu des accords de licence avec des distributeurs et des fabricants du monde entier qu’EO a pu se consacrer à la mise au point de nouveaux produits à la maison tout en permettant à d’autres entreprises de mettre sur le marché et de commercialiser ses créations au niveau international.

Environnement et santé publique

Pouvoir utiliser une eau non contaminée pour la boisson, la cuisine, etc. est chose vitale. Le Forum mondial de l’eau (forum international ayant lieu tous les trois ans, où des sujets de préoccupation intéressant le monde entier, tels que l’eau, sont traités), estime toutefois que, parce que la consommation d’eau potable a été multipliée par six au siècle dernier, les habitants du Moyen‑Orient, du Sud de l’Afrique et de certaines régions d’Asie n’auront plus d’eau potable en quantité suffisante pour répondre à leurs besoins sanitaires d’ici à 2030.


Les installations d’EO ayant remporté des prix permettent non seulement de protéger des ressources en eau potable rares contre toute contamination mais aussi de sauver des vies et d’offrir des conditions de vie décentes à des myriades de personnes dans le monde (photo : EO).

En outre, 24 autres pays, essentiellement en Afrique subsaharienne, font partie des pays aréiques. De plus, selon le World Resources Institute, institut de remue‑ménage environnemental ayant son siège à Washington (district de Columbia (États‑Unis d’Amérique)), 95% de toutes les eaux usées produites par des pays en développement sont déversés tels quels dans des sources d’eau avoisinantes, par exemple des rivières et des fleuves.

Étant donné qu’un gramme d’excrément humain contient 10 millions de virus, un million de bactéries et cent larves de vers de terre, les personnes vivant dans des régions où des points d’eau douce ont été contaminés sont confrontées à une raréfaction des ressources en eau non souillée, déjà en diminution, car celles‑ci servent déjà souvent à véhiculer des maladies hydriques (connues sous le nom de tueurs silencieux).

De fait, selon l’Organisation mondiale de la santé, institution spécialisée des Nations Unies en charge des questions sanitaires, environ quatre millions d’enfants (un toutes les huit secondes) meurent chaque année d’une maladie hydrique et trois milliards de personnes dans le monde vivent sans pouvoir accéder à des installations sanitaires de base (en 1996).

Ayant à cœur de relever ces défis environnementaux et de santé publique, EO met en exergue la crédibilité de ses produits pour contribuer à réduire le nombre de décès évitables, améliorer la santé et sauvegarder l’environnement. On sait que le citoyen lambda utilise chaque année 4000 litres d’eau pour évacuer 49 litres d’excréments et 492 litres d’urines; le système à chasse d’évacuation sans eau Enviro LOO permet d’économiser de l’eau tout en maintenant la santé.

La contamination de l’eau due à une utilisation fréquente de latrines et autres systèmes septiques (qui peuvent facilement déborder et, donc, polluer les eaux souterraines) peut aussi être évitée grâce aux installations autonomes d’EO qui ne contiennent pas de produits chimiques et peuvent transformer les excréments et les urines en une matière sèche sans germe, facile à éliminer.

Par ailleurs, les toilettes Enviro LOO ont une durabilité supérieure à celle de la plupart des systèmes sanitaires disponibles sur le marché car elles n’utilisent pas d’électricité tout en étant éminemment mobiles. De même, les excréments, les urines et les déchets recueillis dans cette installation (y compris le papier toilette qui se fractionne durant le procédé de compostage) peuvent servir de compost ou d’engrais dans les cultures.

Enfin, les toilettes Enviro LOO ont un coût opérationnel minime (pas de dépenses de traitement des déchets, par exemple) et peuvent être adaptées pour répondre à des préoccupations d’ordre culturel ou religieux (les installations peuvent être dotées d’eau courante incorporée, sous la forme d’un bidet par exemple, pour répondre à des pratiques d’hygiène religieuses).

Parce qu’elle a mis sur le marché un système avec écoulement zéro, adaptable, viable et peu onéreux, inodore et hygiénique, EO contribue à parer aux incidents tels que la survenance de maladies hydriques, à renforcer l’hygiène et à préserver l’environnement tout en assurant la salubrité des ressources en eau destinées à certaines des populations les plus vulnérables au monde.

Résultats commerciaux

Les systèmes sanitaires Enviro LOO ont réussi à franchir progressivement toutes les étapes pour connaître un succès mondial, récompensé par de nombreux prix, et n’ont cessé de gagner des parts de marché dans le domaine de l’élimination sécurisée des déchets.

En reconnaissance de ses “bons et loyaux services”, l’invention de M. La Trobe a remporté de nombreux prix prestigieux parmi lesquels le Terra Nova award for Land (en 1992), le Certificate of Award from du World Environmental Federation Biological Malodorous Filtration System (en 1995), le Top Technology 100 award in South Africa (en 1997), le Gold Award for the best Innovation and Contribution to Health Care in Africa décerné par l’Organisation de l’unité africaine et l’OMPI (en 1997), le Greening the Future award (en 1998), l’Intel Environment Award (en 2005) et le US Tech Award of Innovation (en 2008), catégorie “technology benefitting humanity”.

Les toilettes Enviro LOO ne remportent pas uniquement des prix : elles sont aussi largement reconnues et perçues comme un élément de la lutte contre les maladies hydriques. C’est ainsi que le Ministère de l’éducation et le Ministère de la santé de la province de Limpopo (Afrique du Sud), par exemple, achètent des installations pour les écoles et les cliniques.

Après s’être solidement implantée en Afrique du Sud, EO s’est fait connaître au niveau international, aussi bien dans le secteur privé que dans le secteur public. Les produits de l’entreprise sont achetés par de grandes organisations et villes, dont la Banque mondiale, institution financière internationale, et Accra, plus grande ville du Ghana. L’entreprise a aussi développé ses activités et ouvert une filiale en Australie (Modus Australia, qui distribue les produits d’EO dans ce pays), et concédé plusieurs accords de licence à d’autres entités telles que des gouvernements.

En 2012, les produits EO se vendaient dès 2960 dollars É.‑U., selon le modèle. Toujours en 2012, plus de 50 000 installations ont été vendues dans le monde entier, notamment en Union européenne, au Moyen‑Orient, en Amérique du Sud et en Amérique centrale et aux États‑Unis d’Amérique. On trouve les produits de l’entreprise dans le monde entier, dans des lieux aussi divers que les plages grecques, le parc national Kruger en Afrique du Sud et d’autres endroits touristiques, villes et zones rurales.

Entre‑temps, M. La Trobe a été officiellement reconnu par ses pairs du secteur privé qui lui ont décerné le New York Academy of Sciences for Recognition of Contribution to Society (en 1997).

Évaporation d’un tueur silencieux

Désireux de diminuer le nombre de maladies hydriques tout en rendant leur dignité à ces millions de personnes dans le monde n’ayant pas accès à des installations sanitaires, M. La Trobe a inventé un système sanitaire d’un bon rapport qualité‑prix, sûr et écocompatible.

Après avoir conçu une solide stratégie de propriété intellectuelle pour protéger Enviro LOO, le scientifique a conclu des accords de licences de commercialisation et de fabrication de son invention dans le monde entier.

Les installations primées d’EO ne permettent pas uniquement de protéger contre toute contamination des réserves d’eau potable; elles permettent aussi d’épargner des vies et d’offrir des conditions de vie décentes à des myriades de personnes dans le monde entier.