Le programme Kectil : pleins feux sur les jeunes talents des pays en développement

Août 2016

Photo: Sherry Knowles

Un nouveau projet à but non lucratif vise à faire profiter les jeunes talents des pays en développement de l’expérience de novateurs de renom.  La fondatrice Sherry Knowles, avocate en propriété intellectuelle avec plus de 25 ans d’expérience en entreprise et en cabinet privé, nous en dit plus.

Lorsqu’on parle d’innovation et de leadership, Kendall Square à Boston, aux États-Unis d’Amérique, est l’un des quartiers qui enregistre le plus de succès à l’échelle mondiale.  Selon la Kendall Square Association, dont la devise est “L’avenir réside ici”, ce petit quartier de Cambridge héberge des sociétés de plus de 30 secteurs industriels différents, notamment 9 des 10 plus grandes entreprises biopharmaceutiques du monde (et 13 des 20 principales), ainsi que les majeures sociétés de technologies de l’information et de médias sociaux comme Facebook, Google, Microsoft et Twitter.  C’est aussi à Kendall Square que se trouvent deux des universités les plus prestigieuses du monde, l’université Harvard et le Massachusetts Institute of Technology.

Rapprocher deux univers contrastés

Les centres d’innovation de Kendall Square débordent d’activité : les nombreux tableaux blancs sont griffonnés de notes, des conversations de haut niveau s’engagent spontanément, les salles de conférence sont pleines, on y croise des conseillers, des dirigeants, des spécialistes du capital-risque, des experts en développement commercial, des avocats, des consultants et, oui, même des stagiaires qui s’imprègnent rapidement de l’atmosphère.  Il est difficile d’imaginer un meilleur endroit pour apprendre et réussir rapidement.

Comparez Kendall Square à l’environnement dans lequel vivent les jeunes des pays en développement tels que l’Afrique du Sud, le Gabon, Ghana, Kenya, Népal, Nigéria, Pakistan, Pérou, Sénégal et des régions comme l’Asie centrale et le Moyen-Orient.  Les jeunes talents de ces pays n’ont souvent aucun modèle pour les inspirer et les guider et disposent rarement de financement ou de formation.  Comment peuvent-ils commencer à planifier leur avenir?  Comment peuvent-ils innover?  Combien d’entre eux baissent tout simplement les bras ou se tournent vers des activités qui demandent moins d’efforts?

Le réseau du programme Kectil apporte conseils et soutien aux anciens étudiants et leur permet de rester en contact (Photo: iStock.com/jankovoy).

Tout au long de ma carrière en tant qu’avocate en propriété intellectuelle, j’ai visité de nombreux pays, y compris des pays en développement, pour résoudre des questions de propriété intellectuelle et discuter politique internationale en la matière.  J’ai pu ainsi observer directement les problèmes auxquels sont confrontés les jeunes qui vivent dans des régions lointaines et défavorisées.  J’ai également eu la chance de représenter ou de travailler avec quelques-uns parmi les plus brillants novateurs et je voulais trouver un moyen pour qu’ils viennent en aide à ces jeunes talents.

C’est dans ce but que la fondation de la famille Malmar-Knowles a créé et récemment lancé un programme pour soutenir ces jeunes dans les pays en développement et dans les pays les moins avancés.  Connu sous le nom de Programme Kectil (Knowles Educational and Charitable Trust for International Leadership), il vise à identifier et éduquer des jeunes entre 17 et 25 ans, particulièrement doués, vivant dans les pays en développement, notamment dans des régions lointaines et défavorisées, et ayant le potentiel de s’illustrer dans leur communauté ou pays.

Trouver les dirigeants de demain

L’objectif est d’atteindre ces jeunes gens au moment critique où ils réfléchissent à la direction qu’ils souhaitent donner à leur vie et à les mettre en contact avec des maîtres à penser du monde entier et un réseau de soutien dans les pays en développement.  Le programme porte sur divers sujets, y compris le leadership, l’innovation et l’esprit d’entreprise.  Vous trouverez plus de détails à l’adresse suivante : www.kectil.com.

Le Programme Kectil est un projet à but non lucratif visant à faire profiter les jeunes talents des pays en développement de l’expérience de novateurs de renom.  Il est l’incarnation du fameux proverbe africain : “Si tu veux aller vite, marche seul, mais si tu veux aller loin, marchons ensemble” (Photo: iStock.com/Riccardo Lennart Niels Mayer).

Ces jeunes sont invités à participer au programme sur la base de différents critères, comme leurs résultats scolaires, engagement communautaire, demande de participation écrite et lettres de recommandation.  On tient compte aussi de leur cadre de vie, de leurs difficultés économiques, sociales ou familiales.  En outre, les candidats doivent avoir un niveau d’anglais suffisant pour participer pleinement au programme et accès à un ordinateur et à Internet.

Le programme Kectil repose sur les convictions suivantes :

  • Reconnaître, accueillir et guider des jeunes à fort potentiel issus de pays en développement peut bouleverser leurs aspirations, le service à autrui et leur vie.
  • Créer un véritable réseau collaboratif de ces jeunes talents peut contribuer à vaincre les préjugés et déboucher vers une meilleure compréhension entre les cultures, les religions et les sexes, et pourra avoir un effet positif sur leur vie et communauté.
  • Rien n’est facile et tout a un prix.  Travailler dur, faire preuve de détermination, de compassion et d’ouverture d’esprit vis-à-vis des autres cultures sont des éléments clés pour obtenir de bons résultats.

Fonctionnement du programme

Le programme est divisé en trois volets.  Le premier comprend 12 webinaires répartis sur toute l’année, au cours desquels des maîtres à penser du monde entier, certains de Kendall Square, discutent leadership et innovation et partagent leurs idées.

Au cours du deuxième volet, des étudiants choisis parmi les meilleurs candidats participeront à la Developing Youth Leadership Conference qui se tiendra en août 2017 à Atlanta, aux États-Unis d’Amérique.  Les candidats qui sont sélectionnés pour le premier volet mais non pour la conférence peuvent s’inscrire pour y participer l’année suivante.

Le troisième volet sert à mettre sur pied un réseau des anciens étudiants.  Ce réseau est au cœur du succès du projet.  Il apporte conseils et soutien, permet aux participants de rester en contact et d’aider les nouveaux venus.  Tous ceux qui participent aux deux premiers volets du programme sont encouragés à participer activement au réseau des anciens étudiants.

Un mois à peine après son lancement, le 1er juin 2016, le site Web du programme (www.kectil.com) avait été consulté par plus de 2700 jeunes de 31 pays différents.  Plus de 270 d’entre eux ont déjà envoyé leur demande de participation.

Rejoignez le programme!

La date limite de dépôt des demandes est le 15 octobre 2016.  Nous espérons que de plus en plus de jeunes talents des pays en développement pourront profiter de ce programme et vivre une expérience qui changera leur vie.

Soutenez le programme, parlez-en autour de vous et encouragez ces jeunes gens à s’inscrire.

Le programme Kectil est l’incarnation du fameux proverbe africain : “Si tu veux aller vite, marche seul, mais si tu veux aller loin, marchons ensemble”.  Si vous souhaitez nous aider à lancer cet important projet, contactez-nous à l’adresse suivante : mail@kectil.com.

Le comité consultatif d’experts du programme Kectil

Les membres du comité insufflent vision et impulsion dans divers pays en développement.  Le comité comprend :

  • M. Arshad Ali (Pakistan), directeur administratif de la Commission de l’enseignement supérieur du Gouvernement pakistanais. Il a également occupé le poste de recteur de l’Université nationale du textile à Faisalabad et est l’un des membres fondateurs de la National University of Sciences and Technology (NUST) School of Electrical Engineering and Computer Science (SEECS).

    • Mme Snowy Joyce Khoza, directrice générale de Bigen Africa, une entreprise africaine de développement d’infrastructures spécialisée en ingénierie, conseil en gestion et financement du développement.  En 2016, Women4Africa a reconnu Mme Khoza comme l’une des femmes africaines les plus influentes dans son secteur.

    M. Stephen Sammut (États-Unis d’Amérique), associé principal de recherche en gestion des soins de santé et chargé de cours en entrepreneuriat, Wharton School, Université de Pennsylvanie, et professeur invité auprès de l’Indian School of Business Health Care Management Program. Il a également créé, et dirige, le Strathmore Business School (Nairobi) Health Care Management MBA Program.

  • M. McLean Sibanda (Afrique du Sud), directeur général de The Innovation Hub, le premier parc scientifique agréé en Afrique, créé sur l’initiative de Blue IQ et de la province du Gauteng, en Afrique du Sud.

  • M. Mactar Silla (Sénégal), directeur général de MS Consulting, qui détient Label TV et Label Radio (Libreville, Gabon), et directeur général d’Africa Communications & Conseil (ACC).

  • M. Pawan Tuladhar (Népal), fondateur et propriétaire de Dharma Adventures, et fondateur de la Dharma Karma Society, une association qui aide à financer l’éducation d’enfants issus de familles à faibles revenus.

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