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Pourquoi l’autonomie en matière de vaccins est si importante pour l’Afrique

Décembre 2022

Catherine Jewell, Division de l’information et de la communication numérique, OMPI

Pendant la pandémie de COVID-19, nous avons pu observer la vitesse vertigineuse à laquelle les vaccins ont été mis au point dans certaines parties du monde.  Sur le continent africain, en revanche, la pandémie a mis en évidence la nécessité urgente de renforcer les capacités de mise au point et de production de vaccins qui font cruellement défaut.  C’est ce que l’Initiative pour la production de vaccins en Afrique (AVMI) préconise depuis plus de 10 ans.  Dans un entretien approfondi avec le Magazine de l’OMPI, le directeur exécutif et cofondateur de l’AVMI, Patrick Tippoo, qui dirige également le secteur Science et Innovation de la société biopharmaceutique sud-africaine Biovac, explique pourquoi l’autonomie de l’Afrique en matière de vaccins est si importante.

La pandémie de COVID-19 a mis en évidence la nécessité urgente de renforcer les capacités du continent africain à mettre au point et à produire les vaccins dont l’Afrique a tant besoin.  (Photo : Adene Sanchez / E+ / Getty Images)

Pourquoi est-il important que l’Afrique s’attache à mettre au point et à produire des vaccins sur le continent?

Pendant la pandémie de COVID-19, nous avons constaté que l’Afrique était la dernière à recevoir des vaccins, malgré des initiatives comme COVAX, qui n’ont pas répondu aux attentes pour de multiples raisons.  Comme le dit le dicton, on n’est jamais mieux servi que par soi-même.  Produire les vaccins sur le continent permettrait d’exercer un contrôle total sur le calendrier et les volumes de production, ainsi que sur les marchés à approvisionner.

Non moins importante est la nécessité de disposer d’une chaîne d’approvisionnement en vaccins plus diversifiée à l’échelle mondiale, afin de ne pas dépendre excessivement de l’Europe, de l’Inde et des États-Unis d’Amérique, limitant ainsi le risque que ces pays restreignent les exportations de vaccins.  Telles sont les principales raisons qui militent en faveur de la mise en place d’une capacité de production de vaccins en Afrique.

Comment créer un écosystème durable de production de vaccins en Afrique?

La question est de savoir pourquoi cela n’a pas encore été fait.  L’AVMI insiste depuis un certain temps sur la nécessité de renforcer la capacité de production de vaccins en Afrique.  Il ne s’agit pas seulement d’obtenir des produits à un prix compétitif, mais plutôt d’accroître la résilience de nos systèmes de santé.  Les gouvernements doivent en permanence gérer des priorités concurrentes et, s’ils ne nient pas l’existence des pandémies, ils ne se laissent pas facilement convaincre qu’elles constituent une menace immédiate.  Et nous connaissons la suite!

En Afrique, avant la pandémie, l’approvisionnement destiné à la vaccination systématique des nourrissons était assuré.  GAVI et l’UNICEF ont fait un travail exceptionnel en ce sens, de sorte que 60% des doses de vaccin de l’UNICEF sont livrées en Afrique.  Mais la pandémie a mis au grand jour la vulnérabilité qu’engendre la dépendance exclusive à l’égard de sources externes d’approvisionnement en vaccins COVID-19.

L’accès accéléré au savoir-faire est ce qui fait bouger les choses en matière de renforcement de la capacité à produire des vaccins.

La Chine, l’Europe, l’Inde et les États-Unis d’Amérique étaient bien placés pour faire face à la pandémie et produire des vaccins COVID-19 grâce à leurs usines qui produisaient quotidiennement des vaccins de routine.  Les structures opérationnelles, la main-d’œuvre et les systèmes d’approbation réglementaire et de contrôle de la qualité étant déjà en place, ils pouvaient réorienter et intensifier leur activité pour produire des vaccins COVID-19 relativement facilement.  C’est là toute la problématique.  Si l’on ne renforce pas la capacité de production des vaccins de routine, on ne sera jamais prêt en cas de pandémie.  C’est pourquoi nous devons créer un écosystème durable de production de vaccins en Afrique pour la vaccination systématique.

Pour ce faire, faut-il changer les systèmes actuels d’achat de vaccins en Afrique?

Oui, sans aucun doute.  Le calcul est simple.  Pour qu’une entreprise soit durable, elle doit faire des bénéfices pour couvrir ses frais généraux et continuer à fonctionner.  Pour générer un bénéfice, elle doit vendre un produit et pour vendre ce produit, elle a besoin d’un marché.  Actuellement, moins d’un pour cent des vaccins utilisés en Afrique sont fabriqués en Afrique.  Seuls une dizaine de pays s’autoapprovisionnent en vaccins;  les autres dépendent de GAVI et de l’UNICEF.  Trois aspects sont à prendre en considération.  Premièrement, la position dominante de GAVI et de l’UNICEF sur le marché africain des vaccins.  Deuxièmement, les pays qui dépendent de ces institutions et, troisièmement, les pays qui s’autoapprovisionnent en vaccins.

“Si l’on ne renforce pas la capacité de production des vaccins de routine, on ne sera jamais prêt en cas de pandémie.  C’est pourquoi nous devons créer un écosystème durable de production de vaccins en Afrique pour la vaccination systématique”, déclare Patrick Tippoo.  (Photo : PeopleImages / iStock / Getty Images)

Les pays qui s’approvisionnent eux-mêmes en vaccins doivent mettre en œuvre une stratégie cohérente étayée par des politiques internes parfaitement alignées pour soutenir la production locale de vaccins.  C’est un défi parce que les différents départements/ministères ont des priorités concurrentes, mais ils doivent aligner leurs efforts pour soutenir la fabrication locale de vaccins.  Les pays qui ne produisent pas encore eux-mêmes leurs vaccins doivent faire savoir à GAVI qu’ils souhaitent que leurs vaccins proviennent de fournisseurs africains, dès que ceux-ci seront prêts.  GAVI a récemment publié un livre blanc sur le rôle qu’elle peut et doit jouer pour façonner le marché africain des vaccins.  C’est un grand pas en avant, qui montre que les choses évoluent dans la bonne direction.

L’Afrique compte-t-elle des fabricants en mesure de produire des vaccins de bout en bout?

Il est clair que les fabricants de vaccins africains doivent produire des vaccins de bout en bout.  La plupart des nouvelles initiatives et des investissements dans la production de vaccins ont porté sur le remplissage et la finition des produits pharmaceutiques.  Cet aspect nécessite moins de savoir-faire et sa réalisation est plus facile et plus rapide.  C’est un bon début, mais nous devons continuer à investir du temps, des efforts et de l’argent dans le développement de la capacité de production de substances médicamenteuses en amont tout en renforçant la capacité généralement très limitée dont dispose actuellement l’Afrique.  À titre d’exemple, l’Institut Pasteur de Dakar (IPD) fabrique de bout en bout le vaccin contre la fièvre jaune.  La production de substances médicamenteuses génère également une plus grande valeur économique qui contribue à la durabilité.  Biovac et d’autres prévoient de renforcer la capacité de production de substances médicamenteuses, mais il faudrait que cela inclue également la capacité de mise au point de produits vaccinaux.  Parce que si vous savez fabriquer le produit, il est à vous et vous avez un contrôle total sur toutes les décisions le concernant.

Les partenariats de transfert de technologie sont les meilleurs mécanismes permettant de favoriser un renforcement accéléré des capacités.

Quel rôle les partenariats de transfert de technologie peuvent-ils jouer dans le renforcement des capacités de production de vaccins en Afrique?

Les partenariats de transfert de technologie sont les meilleurs mécanismes dont nous disposons pour favoriser le renforcement accéléré des capacités.  Ils font avancer les choses dans la bonne direction et peuvent contribuer à renforcer les capacités de mise au point de produits.  C’est important car cela permet d’alimenter la filière de production de vaccins et parce que c’est là que naissent le savoir-faire scientifique et la compréhension approfondie de la technologie et du produit.

Les fabricants africains de vaccins peuvent-ils être compétitifs en termes de coûts?

C’est là toute la question!  La réponse est qu’il est impossible que les fabricants de vaccins africains puissent rivaliser avec les économies d’échelle réalisées par les concurrents plus avancés qui produisent des millions de doses de ces vaccins.  Beaucoup d’entre eux exercent leur activité depuis des décennies et certains ont amorti leur investissement en capital plusieurs fois.  Les coûts des jeunes entreprises africaines et ceux des fabricants implantés de longue date en Inde ou en Chine, par exemple, sont sans comparaison.

Quelle est la solution?

Il faut introduire ce que certains appellent une “prime de résilience” sur les vaccins que nous achetons, et investir cette prime dans le renforcement de l’infrastructure de production de vaccins en Afrique.  Les fabricants de vaccins africains auront ainsi la possibilité de faire partie de la chaîne d’approvisionnement mondiale en vaccins.

De quels moyens disposons-nous pour renforcer les capacités de recherche-développement de l’Afrique en matière de vaccins?

Nous devons œuvrer à la base, collaborer avec des entreprises telles que Biovac (Afrique du Sud), Innovative Biotech (Nigéria) et d’autres ayant des capacités avérées en matière de recherche-développement sur les vaccins, recenser les projets spécifiques sur lesquels elles travaillent et soutenir ces projets sur le plan financier et de l’expertise technique afin de les mener à terme.  Les résultats se feront peut-être attendre un peu plus longtemps, mais les capacités mises en place seront plus solides au bout du compte.

Actuellement, moins de 1% des vaccins utilisés en Afrique sont produits en Afrique.

Que pensez-vous de la clause dérogatoire à l’Accord sur les ADPIC, adoptée par la douzième Conférence ministérielle de l’OMC en juillet 2022?

Dans des conditions particulières de pandémie, cela facilitera énormément l’accès.  Mais c’est l’accès accéléré au savoir-faire qui fait évoluer les choses en matière de renforcement des capacités de production de vaccins.  Et cela nécessite des partenariats de transfert mutuel de technologie, qui ne vont pas de soi.  Pour le transfert de la technologie ARNm, par exemple, il n’a pas suffi que Moderna ou BioNTech accepte d’aider Biovac à produire les vaccins.  Il a fallu les efforts soutenus et sans relâche d’un groupe relativement restreint de chercheurs de ces laboratoires pour aboutir à la commercialisation du premier produit.  Ainsi, même si ces entreprises étaient animées depuis le départ par la volonté de partager leur technologie, elles n’avaient personne à envoyer en Afrique ou ailleurs pour l’enseigner.  Ce n’est qu’avec l’essor progressif de ces équipes et activités de fabrication que cela est devenu possible.  Telles sont quelques-unes des réalités logistiques des partenariats de transfert de technologie en cas de pandémie dont nous devons nous accommoder.

Quel rôle la propriété intellectuelle peut-elle jouer dans la mise en place d’une production efficace de médicaments?

La propriété intellectuelle a un rôle très important à jouer.  Les lois et la titularité des droits de propriété intellectuelle sont ce qui incite à investir dans la recherche-développement, avec les risques que cela comporte.  Sans la propriété intellectuelle, ces investissements se tariront.  Je ne vois pas comment il serait possible de motiver les investisseurs, les fabricants et les développeurs à investir leur temps et leur énergie et à risquer leur argent si les avantages qui en découlent ne sont pas protégés.

Quels sont, à votre avis, les faits marquants des 12 derniers mois en ce qui concerne la mise au point de vaccins?

Nous avons vu que nous pouvons nous montrer à la hauteur de la situation et travailler ensemble quand il le faut, comme jamais auparavant.  Nous avons vu qu’il est possible de travailler à un rythme accéléré, sans compromettre pour autant la sécurité ou la qualité du produit.  Mais nous avons également appris que la nature humaine est la nature humaine et qu’elle sera toujours gouvernée par l’intérêt personnel.  C’est pourquoi nous devons bâtir un système qui assure l’autonomie de l’Afrique en matière de vaccins.

Parlez-nous du centre de transfert de technologie pour les vaccins à ARNm de l’OMS.

Ce centre est une initiative unique de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) visant à mettre en place une plateforme pour les transferts multilatéraux de technologie.  L’objectif est de renforcer la capacité de production de vaccins à ARNm des pays à revenu faible ou intermédiaire.  Situé au laboratoire Afrigen, au Cap (Afrique du Sud), le centre comprend ledit laboratoire, chargé d’assurer le démarrage de la technologie, le Conseil sud-africain de la recherche médicale (South African Medical Research Council/SAMRC) et des groupes universitaires sud-africains, qui fournissent la recherche, ainsi que Biovac, responsable de la fabrication proprement dite.  Biovac veillera à ce que la technologie puisse être appliquée à plus grande échelle et produira le matériel pour les essais cliniques de phase 3.  Une fois que le centre aura établi la technologie et démontré sa validité, il la partagera avec de multiples partenaires dans d’autres pays à revenu faible ou intermédiaire sélectionnés par l’OMS, par exemple en Afrique, en Inde et en Amérique latine.  L’objectif est de mettre au point et de produire des vaccins localement dans ces pays.  Le centre cherche à résoudre le problème quasi universel de l’accès à la technologie.  Il appartient toutefois à chaque entreprise de décider comment elle va exploiter commercialement la technologie que lui procure le centre.

Comment l’accès au marché et les politiques peuvent-ils soutenir la production durable de vaccins en Afrique?

L’accès au marché doit être régi par des politiques et ces politiques doivent encourager les investissements et améliorer la capacité de production de vaccins en Afrique.  Sans ces politiques, aucune capacité de production durable ne pourra être mise en place.

Ce sont les lois sur la propriété intellectuelle et la titularité des droits de propriété intellectuelle qui incitent à investir dans la recherche-développement, un domaine qui comporte des risques énormes.

Et combien de temps faut-il compter avant l’apparition de résultats tangibles?

On dénote déjà des résultats tangibles.  Aspen a produit un vaccin.  Biovac vient de lancer son premier lot de démonstration de vaccins à ARNm dans le cadre de son partenariat avec Pfizer.  Nous devrions obtenir le feu vert réglementaire dans les mois à venir et démarrerons la production de vaccins à ARNm en 2023.  Biovac produit également le vaccin hexavalent (6 en 1) pour Sanofi.  Nous avons des activités en Égypte, au Maroc et au Sénégal, et d’autres pays, comme le Ghana et le Kenya, se dotent actuellement de plans en la matière.

Quelle influence aura, selon vous, l’Agence africaine du médicament (AMA), récemment créée?

Elle peut avoir une influence énorme, surtout si, au fil du temps, elle s’impose comme une autorité réglementaire panafricaine crédible et un interlocuteur unique pour l’homologation des médicaments en Afrique.  Nous pouvons également espérer que les vaccins autorisés par l’AMA seront acceptés, à l’avenir, dans d’autres régions du monde également.

Un mot pour les décideurs politiques?

Il faut agir sans plus tarder.

Comment aimeriez-vous voir les choses évoluer à l’avenir?

Comme le disait Nelson Mandela, “cela paraît toujours impossible jusqu’à ce qu’on le fasse”.  Avant la pandémie de COVID-19, il était très difficile de convaincre qui que ce soit de s’intéresser sérieusement au renforcement des capacités de production de vaccins en Afrique.  Ce qui compte aujourd’hui, c’est la rapidité et la qualité de ce renforcement – enfin!  Vivement le jour où l’on s’interrogera sur la prochaine étape.  C’est le changement de paradigme dont nous avons besoin, pour que le monde ne fasse pas seulement appel à l’Europe, l’Inde et les États-Unis d’Amérique pour les vaccins, mais se tourne aussi vers l’Afrique.  L’Afrique a le potentiel pour contribuer de manière significative à la filière de production mondiale de vaccins.  Je porte un regard très optimiste sur notre avenir.

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