L'indice mondial 2011 de l'innovation - la Suisse se classe première parmi 125 économies

Genève, 30 juin 2011
PR/2011/693

Publié conjointement par l'INSEAD et ses experts partenaires pour l'édition 2011 de l'indice mondial de l'innovation : Alcatel-Lucent, Booz & Company, la Confédération des industries indiennes (CII) et l'Organisation mondiale de la propriété intellectuelle.

L'INSEAD, école de commerce internationale de premier plan, a annoncé aujourd'hui les résultats de l'édition 2011 de l'Indice mondial de l'innovation (GII). La Suisse a pris la tête du classement cette année, gagnant trois places par rapport à l'édition 2010. La Suède et Singapour suivent respectivement aux deuxième et troisième rangs. Les experts partenaires suivants ont contribué au rapport de l'INSEAD : Alcatel-Lucent, Booz & Company, la Confédération des industries indiennes (CII) et l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), une institution spécialisée du système des Nations Unies.

Le classement de cette année montre que l'innovation est devenue un phénomène mondial, le palmarès des 10 premiers pays comprenant six États européens (dont la Finlande, 5e, le Danemark, 6e, les Pays Bas, 9e, et le Royaume Uni, 10e), deux économies asiatiques (y compris la RAS de Hong Kong, Chine, 4e) et deux pays nord-américains (les États Unis d’Amérique, 7e, et le Canada, 8e).

“L'innovation est cruciale pour stimuler la croissance aussi bien dans les pays développés que dans les pays émergents, surtout à une époque où l'économie mondiale est encore en train de se relever”, déclare Soumitra Dutta, professeur de commerce et de technologie à l'INSEAD (chaire Roland Berger) et responsable de l'étude. “Le GII est devenu un outil de comparaison précieux pour encourager le dialogue entre les secteurs public et privé, notamment parmi les décideurs, les chefs d'entreprise et d'autres parties prenantes.”

Comme le souligne le Directeur général de l'OMPI, M. Francis Gurry, “l’innovation est un facteur clé de la croissance économique et de la création d’emplois de meilleure qualité. Elle est également essentielle à la compétitivité des pays, des industries et des entreprises”. “L’innovation et les nombreux avantages qu’elle procure nécessitent un investissement en termes de temps, d’efforts et de ressources humaines et financières”, ajoute-t-il, relevant que le rapport du GII rend bien compte des mesures prises par un grand nombre de pays pour créer un environnement favorable à l'innovation.

Les cinq pays nordiques – Suède (2e), Finlande (5e), Danemark (6e), Islande (11e) et Norvège (18e) – ont enregistré d'excellents résultats aux niveaux tant mondial que régional. Au sein de l'Union européenne (UE), les Pays Bas et le Royaume Uni s'illustrent parmi les 10 premiers, tandis que l'Allemagne (12e), l'Irlande (13e), le Luxembourg (17e) et l'Autriche (19e) entrent dans le groupe des 20 premiers.

Le GII comprend 16 États du Moyen-Orient et d'Afrique du Nord, dont deux – Israël (14e) et le Qatar (26e) – se placent parmi les 30 premiers; tous deux sont des pays à revenu élevé. En Afrique subsaharienne, Maurice (53e au classement mondial) décroche la meilleure place de la région, talonnée par l'Afrique du Sud (59e). Le Ghana vient ensuite au 70e rang et se classe premier parmi les pays définis comme étant à faible revenu, toutes régions confondues.

Le Chili occupe la première place (38e) pour la région Amérique latine et Caraïbes, suivi par le Costa Rica (45e) et le Brésil (47e).

Parmi les quatre pays d'Asie du Sud classés dans le GII, l'Inde occupe le 62e rang mondial; viennent ensuite Sri Lanka (82e), le Bangladesh (97e) et le Pakistan (105e). En Asie de l'Est et dans le Pacifique, outre les positions dominantes atteintes par Singapour (3e) et par Hong Kong (RAS de la Chine, 4e), cinq autres pays se classent parmi les 30 meilleurs : la Nouvelle-Zélande (15e), la République de Corée (16e), le Japon (20e), l'Australie (21e) et la Chine (29e), cette dernière étant l'économie émergente la mieux classée.

Naushad Forbes, président du Conseil de l'innovation de la CII pour 2011 2012 et directeur de Forbes Marshall, commente : “Aujourd'hui, le monde entier parle d'innovation sous toutes ses formes, du secteur privé aux gouvernements en passant par la société civile. Suite au récent ralentissement économique, l'intérêt se porte clairement sur les régions en développement, vues non seulement comme un marché potentiel en pleine expansion, mais aussi comme un centre d'activité pour les innovations exigeant peu de moyens. Il est important de mesurer cette évolution pour savoir où nous en sommes, et à cet égard le GII est incontestablement un premier pas dans la bonne direction.”

L'Indice mondial de l'innovation est calculé comme la moyenne des scores obtenus pour les principaux moyens mis en œuvre (qui décrivent l'environnement favorable à l'innovation) et les principaux résultats (qui mesurent les réalisations concrètes en termes d'innovation). Cinq grands domaines constituent le sous-indice des moyens mis en œuvre en matière d'innovation : “institutions”, “capital humain et recherche”, “infrastructure”, “perfectionnement des marchés” et “perfectionnement des entreprises”. Le sous-indice des résultats en matière d'innovation se compose de deux domaines : “résultats scientifiques” et “résultats créatifs”. L'indice d'efficacité en matière d'innovation, calculé sur la base du rapport entre ces deux sous-indices, évalue comment les économies tirent parti de leurs environnements favorables pour produire des résultats dans le domaine de l'innovation.

Les 10 États les mieux classés selon l'indice d'efficacité en matière d'innovation sont la Côte d’Ivoire, le Nigéria, la Chine, le Pakistan, la République de Moldova, la Suède, le Brésil, l'Argentine, l'Inde et le Bangladesh. Trois pays du BRIC (le Brésil, l'Inde et la Chine) figurent dans cette liste, tandis que le quatrième, la Fédération de Russie, se place en 52e position. Par région, les indices les plus élevés ont été obtenus par la Côte d’Ivoire (1e), la Chine (3e), le Pakistan (4e), la République de Moldova (5e), le Brésil (7e), la Jordanie (16e) et les États Unis d’Amérique (26e). Par groupe de revenu, dans l'ordre décroissant, les premiers rangs sont occupés par la Suède (6e), le Brésil (7e), la Côte d’Ivoire (1e) et le Bangladesh (10e).

Ben Verwaayen, directeur général d'Alcatel-Lucent, déclare : “Le monde est confronté à de nombreux défis majeurs d'ordre social, et les relever exige de prendre des mesures audacieuses et créatives. Nous avons besoin d'un environnement où l'innovation ouverte puisse se développer tout en étant soutenue par une collaboration dynamique entre le secteur industriel, les entreprises, les pouvoirs publics et la communauté scientifique”.

Shumeet Banerji, directeur général de Booz & Company, ajoute : “L'aptitude à innover est le premier facteur d'égalisation dans l'économie mondiale. À l'ère industrielle, les nations s'appuyaient sur leurs ressources naturelles pour affronter la concurrence. Aujourd'hui, tout pays peut progresser en réalisant des investissements soigneusement ciblés dans le talent et la recherche-développement. Les résultats obtenus par certains pays émergents dans le GII de cette année montrent ce que les nations peuvent accomplir lorsqu'elles axent leurs efforts sur la mise en place d'économies du XXIe siècle”.

Les 10 économies les mieux placées dans le classement 2011 du GII sont les suivantes :

  1. Suisse
  2. Suède
  3. Singapour
  4. Hong Kong (RAS)
  5. Finlande
  6. Danemark
  7. États Unis d’Amérique
  8. Canada
  9. Pays-Bas
  10. Royaume-Uni

Le GII, fruit d'un travail de collaboration

Alcatel-Lucent, Booz & Company, la Confédération des industries indiennes et l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) sont les experts partenaires du GII. Les experts partenaires ont participé au projet en apportant leur concours aux recherches et en contribuant à la diffusion des résultats. En outre, pour la première fois en 2011, un comité consultatif composé de neuf praticiens et spécialistes de différents pays, rassemblant des connaissances et des compétences uniques dans le secteur de l'innovation, a été créé pour appuyer les activités de recherche et la diffusion des résultats.

Bien que la structure générale des éditions précédentes ait été maintenue, des efforts importants ont été déployés cette année pour intégrer de nouveaux indicateurs objectifs issus d'organisations internationales et de sources privées. Le Centre commun de recherche de la Commission européenne (situé à Ispra, en Italie) a réalisé une évaluation indépendante de la fiabilité des résultats du GII 2011 au moyen d'un audit statistique approfondi, dont les conclusions figurent dans le rapport.

Par ailleurs, le rapport contient des chapitres analytiques présentant des tendances mondiales récentes en matière d'innovation qui ne peuvent guère être restituées par des indicateurs traditionnels. Ces sections ont été élaborées par les experts partenaires, qui sont tous des acteurs de pointe dans le domaine de l'innovation. Les sujets abordés comprennent les innovations abordables en Inde; un éclairage sur l'innovation en Amérique latine; les villes intelligentes et durables; la portée mondiale de la recherche-développement; et les indicateurs se rapportant à la créativité et aux secteurs concernés par le droit d'auteur.

Pour télécharger le texte intégral du rapport ou consulter d'autres données essentielles, profils économiques et classements, veuillez vous rendre à l'adresse http://www.globalinnovationindex.org.

À propos de l'INSEAD, The Business School for the World (L'école de commerce planétaire)

L'INSEAD, une des écoles supérieures de commerce les plus grandes et les plus renommées à l'échelle mondiale, rassemble des personnes, des cultures et des idées du monde entier pour changer des vies et transformer des organisations. Une perspective mondiale et une grande diversité culturelle transparaissent dans tous les aspects de nos recherches et de notre enseignement.
Avec trois campus situés en Europe (France), en Asie (Singapour) et à Abou Dhabi, et un centre de recherche en Israël, l'INSEAD étend ses activités d'enseignement et de recherche sur trois continents. Nos 145 éminents professeurs d'université originaires de 36 pays inspirent chaque année plus d'un millier de participants de nos programmes de MBA (maîtrise en administration des affaires), de MBA pour cadres et de doctorat. En outre, plus de 9 500 cadres par an suivent les programmes de perfectionnement des cadres de l'INSEAD.

Outre les programmes exécutés par l'INSEAD sur ses trois campus, l'alliance INSEAD-Wharton décerne des MBA et mène des programmes conjoints de perfectionnement des cadres sur les campus américains de Wharton, à Philadelphie et à San Francisco. En Chine, nous délivrons un MBA pour cadres conjointement avec l'Université de Tsinghua et, au Brésil, nous entretenons depuis 21 ans une collaboration avec la Fundação Dom Cabral aux fins de la formation des cadres.

L'année dernière, l'INSEAD a célébré son cinquantenaire en tant que pionnier de l'enseignement international du commerce basé en Europe. L'année 2011 marquera une autre étape importante de notre histoire – le 10e anniversaire de notre campus asiatique à Singapour –, et l'an prochain, nous fêterons nos cinq ans de présence à Abou Dhabi, où nous sommes maintenant dotés d'un campus à part entière.

Dans le monde entier et depuis des années, l'INSEAD reste convaincue de l'utilité de poursuivre des recherches de pointe et d'innover dans tous ses programmes, en vue de fournir aux dirigeants du monde des affaires les connaissances et le jugement nécessaires pour travailler dans n'importe quel contexte. Ces valeurs fondamentales nous ont permis de devenir réellement “L'école de commerce planétaire”.

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