Le Groupe consultatif sur la privatisation remet son rapport au Directeur général
Genève, 22 mai 2001
Communiqués de presse PR/2001/269
Le Groupe consultatif ad hoc de l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) sur la privatisation a exhorté l'Organisation à aider ses États membres à valoriser les actifs de propriété intellectuelle des entreprises publiques en cours de privatisation. Dans le rapport final qu'il a remis au directeur général de l'OMPI, M. Kamil Idris, et qui marque l'aboutissement d'une année de travaux, le groupe consultatif a souligné qu'il était particulièrement important pour les pays en développement de tirer le meilleur parti de ces actifs, tout en indiquant que la privatisation intéresse l'économie de tous les États membres de l'Organisation.
Dans les pays en développement en particulier, la privatisation est au centre des politiques de gestion macro-économique, de consolidation budgétaire et d'amélioration de la productivité et de l'efficacité des entreprises publiques et elle influe directement sur la croissance du produit intérieur brut (PIB) et la réduction de la pauvreté. Il est donc extrêmement important que ces pays soient en mesure de valoriser au mieux les actifs de propriété intellectuelle des entreprises publiques en cours de privatisation.
Selon les travaux du groupe consultatif, qui a notamment tenu deux réunions (en mai et en octobre/novembre 2000) et examiné les résultats des recherches effectuées par plusieurs de ses membres, les actifs de propriété intellectuelle seraient systématiquement sous-estimés au cours du processus de privatisation. Cette situation tiendrait à différents facteurs, et notamment au caractère inadapté des normes et méthodes universellement admises en matière d'évaluation des actifs de propriété intellectuelle. L'assistance internationale actuellement offerte aux pays s'agissant de favoriser la compréhension de l'interface entre la propriété intellectuelle et la privatisation, et plus particulièrement d'évaluer et de valoriser les actifs de propriété intellectuelle, est manifestement insuffisante.
Le groupe consultatif a estimé que, compte tenu de sa neutralité et de son rôle objectif, l'OMPI avait une contribution importante à apporter pour répondre aux besoins pressants de nombreux États membres en matière d'assistance à l'évaluation des actifs de propriété intellectuelle pendant la phase de privatisation et au-delà.
Le groupe consultatif a recommandé à l'OMPI de renforcer son action de sensibilisation aux aspects juridiques, économiques et administratifs du processus de privatisation parmi ses États membres. Il a également suggéré à l'OMPI d'offrir aux États membres une assistance technique en rapport avec la propriété intellectuelle, s'agissant de l'établissement d'inventaires des actifs de propriété intellectuelle, de l'efficacité de la gestion de la propriété intellectuelle et de l'exécution de programmes de formation et de mise en valeur des ressources humaines. La sensibilisation à l'importance des audits systématiques et périodiques de propriété intellectuelle constitue aussi une tâche cruciale. Par ailleurs, le groupe consultatif a suggéré d'envisager la possibilité d'élaborer des principes directeurs pour le recensement, l'audit et l'évaluation des actifs de propriété intellectuelle, sous forme de "guide de l'évaluation des actifs de propriété intellectuelle", par exemple.
Le groupe consultatif a également considéré que l'OMPI avait un rôle important à jouer dans le renforcement de la coopération interinstitutions avec les organisations intergouvernementales et non gouvernementales internationales, les gouvernements, les entreprises et les experts intéressés en vue de l'élaboration de procédures comptables adaptées à l'évaluation des actifs de propriété intellectuelle. Il a par ailleurs estimé que l'OMPI était bien placée pour aider les États membres à mettre au point une politique et un cadre d'action adaptés à la gestion et à la sanction des droits de propriété intellectuelle qui viendraient s'intégrer aux grandes stratégies économiques et industrielles, en particulier aux fins de la privatisation des entreprises publiques.
Le groupe consultatif était constitué des personnes suivantes : M. Edward S. Ayensu, membre du Panel d'inspection de la Banque mondiale, M. Klaus Gretschmann, ancien directeur général pour les affaires économiques et financières et actuellement directeur ministériel pour les affaires économiques et financières de la Chancellerie fédérale de l'Allemagne, M. K. G. Anthony Hill, ancien ambassadeur et représentant permanent de la Jamaïque à Genève, M. Jorge Alberto Lozoya, secrétaire pour la Coopération ibéro-américaine à Madrid, Mme Anne O. Krueger, professeur de lettres et de sciences humaines et directrice du Centre de recherche sur le développement économique et la réforme des politiques de l'Université de Stanford (États-Unis d'Amérique), M. Sadao Nagaoka, professeur à l'Institut de l'innovation de l'Université de Hitotsubashi (Japon), Son Excellence M. Philippe Petit, ambassadeur et représentant permanent de la France à Genève, M. N. K. Singh, ancien secrétaire près le Premier Ministre de l'Inde et coordonnateur du groupe consultatif, actuellement membre de la Commission de planification du Gouvernement indien, et M. Patrick Smith, ancien directeur général de l'Organisation australienne de la propriété industrielle.
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