World Intellectual Property Organization

L’école est finie

Septembre 2007

(Photos WIPO/Castonguay)
(Photos WIPO/Castonguay)

Mais pas tout à fait à l’OMPI! Le 27 juillet, 55 jeunes participants au cours d’été de l’OMPI sur la propriété intellectuelle présentaient le résultat de leurs recherches avant de recevoir leur certificat de participation et de rentrer chez eux. Ils étaient arrivés deux semaines auparavant, chacun avec ses idées sur la propriété intellectuelle et sa pertinence pour son pays, parmi les 40 qu’ils représentaient. Le cours d’été a finalement dépassé toutes leurs attentes. “C’était un échange d’expériences extraordinaire. Je le recommande sans réserve” a déclaré Silvia Saba, une étudiante venue d’Italie. Un sentiment largement partagé.

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Benny Spiewak, conseil dans un cabinet juridique au Brésil, n’en revenait pas : “Il y avait un avocat des Maoris, et un autre qui représentait les grandes compagnies pharmaceutiques. Nous étions comme une communauté internationale dans la même pièce.”

Le cours d’été de l’OMPI a pour objectif de donner à des étudiants des cycles supérieurs et à de jeunes cadres la possibilité d’acquérir une meilleure connaissance de la propriété intellectuelle et de son importance pour le développement économique, social, culturel et technologique, ainsi que du rôle que joue l’OMPI dans l’administration de la propriété intellectuelle dans le monde. Pendant les deux semaines du cours de cette année, les participants ont entendu des conférences et participé à des études de cas, des exercices de simulation et des discussions de groupe. Les conférences, plutôt que de se limiter à des généralités en matière de propriété intellectuelle, portaient sur l’articulation entre cette dernière et les autres disciplines. “Ce cours m’a aidé à ranger tous les aspects de la propriété intellectuelle dans un cadre et à comprendre leurs incidences réciproques” a déclaré András Jókúti, du Ministère de la justice et de la police de la Hongrie.

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Selon Shami Faranisi, étudiante en développement durable au Zimbabwe, “Si la propriété intellectuelle est prise au sérieux, le développement deviendra vraiment une chose concrète. Il n’est pas trop tard pour commencer à sensibiliser par l’éducation.

Les participants avaient été sélectionnés sur dossier parmi des centaines de demandes; 33 d’entre eux étaient des étudiants et les 22 autres, de jeunes cadres de divers horizons et formations. Malgré une représentation légèrement majoritaire des professions juridiques, le groupe comprenait aussi un enseignant, un économiste, un chercheur dans le domaine des sciences de la vie, un ingénieur en biotechnologie et génétique, ainsi que des étudiants en économie, géographie, physique, informatique, génie, etc. Le cours visait à encourager le débat et les échanges de vues. Dan Shi, un ingénieur de Chine titulaire d’une maîtrise en droit de la propriété intellectuelle, a fait le constat suivant : “Les questions des étudiants m’ont beaucoup appris. Je sais mieux, maintenant, ce que pensent les gens et comment ils se situent par rapport à des questions telles que les savoirs traditionnels et le droit d’auteur dans l’environnement numérique. J’ai découvert que nous sommes loin d’avoir tous la même opinion, mais que nous avons aussi beaucoup en commun.”

Pour Sejeong Kim, un étudiant en physique coréen, les études de cas sont d’une grande utilité. Comme il l’a déclaré à la fin du cours : “Mes perspectives se sont élargies. Je veux contribuer à harmoniser le droit de la propriété intellectuelle en Asie – comme en Europe”. Sevidzem, un doctorant en droit international du Cameroun, s’était inscrit au cours parce qu’il s’intéressait aux questions de politique en matière de brevets dans l’industrie pharmaceutique et d’accès à la médecine dans les pays pauvres. “J’ai eu mes réponses, et en plus, j’ai découvert d’autres dimensions telles que l’aspect des savoirs traditionnels dont je tiendrai compte, désormais, dans mon travail”.

Le cours a aussi été pour les participants une excellente occasion de tisser des liens. Un grand nombre d’entre eux ont d’ailleurs estimé que certaines des relations qu’ils ont ainsi créées à travers le monde sont appelées à durer toute leur vie et leur seront fort utiles au cours de leur carrière.

Sylvie Castonguay, La rédaction, Magazine de l'OMPI, Division des communications et de la sensibilisation du public.

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