World Intellectual Property Organization

Faites connaissance avec les nouveaux membres de la haute direction

Janvier 2007

L’OMPI a apporté un certain nombre de modifications à son organigramme en décembre, lorsque la haute direction de l’Organisation a accueilli plusieurs nouveaux membres en son sein. La nouvelle équipe, composée de quatre vice-directeurs généraux et de trois sous-directeurs généraux, a été approuvée par les États membres en juin, dans le cadre du Comité de coordination, qui a souscrit aux propositions présentées par le directeur général, M. Kamil Idris. M. Michael Keplinger (États-Unis), M. Narendra Sabharwal (Inde), M. Geoffrey Onyeama (Nigéria) et Mme Wang Binying (Chine) ont pris leurs fonctions le 1er décembre 2006. Le mandat de MM. Francis Gurry (Australie), Philippe Petit (France) et Ernesto Rubio (Uruguay) a été renouvelé.

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(Avec l’aimable autorisation de Philippe Petit)

M. Philippe Petit, vice-directeur général

M. Petit est entré dans l’équipe de la haute direction de l’OMPI en décembre 2001 après avoir fait carrière dans la diplomatie française. Avant d’arriver à l’OMPI, il occupait les fonctions de représentant permanent de la France auprès de l’Office des Nations Unies et des autres organisations internationales ayant leur siège à Genève. Auparavant, il avait représenté son pays en Suède, en Inde et à Maurice, ainsi qu’en Chine et auprès de l’Union européenne à Bruxelles, et avait été en poste à la Direction des affaires juridiques du Ministère des affaires étrangères de son pays. M. Petit a exercé différentes fonctions de haut niveau au sein du Gouvernement français, notamment celles d’assistant spécial près le ministre des affaires étrangères et de conseiller diplomatique du premier ministre.

Lorsqu’il a été nommé à l’OMPI en 2001, M. Petit supervisait les services d’appui administratif, les relations extérieures et la coopération avec certains pays d’Europe et d’Asie. Depuis son renouvellement de nomination en 2006, il dirige le secteur des affaires générales et de l’administration. M. Petit juge prioritaire de poursuivre l’amélioration du fonctionnement administratif d’ensemble et de mise en œuvre de la responsabilité de l’OMPI, notamment dans le cadre de l’examen approfondi permanent de la passation des marchés, des contrats et des règles financières; de l’application des conclusions des rapports relatifs à la vérification des comptes et au contrôle; et de la mise en œuvre de processus et de mesures de contrôle rigoureux en ce qui concerne le projet de construction visant à agrandir le siège de l’OMPI.

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(Avec l’aimable autorisation de Francis Gurry)

M. Francis Gurry, vice-directeur général

M. Francis Gurry est entré à l’OMPI en 1985 et est membre de l’équipe de la haute direction depuis 1997 : il a d’abord été sous-directeur général, puis vice-directeur général à compter de 2003. Avant d’entrer à l’OMPI, il a exercé la profession d’avoué en Australie et a enseigné le droit à l’université de Melbourne.

M. Gurry continuera de diriger les divisions de l’OMPI concernant le PCT et les brevets, le Centre d’arbitrage et de médiation et les questions mondiales de propriété intellectuelle. C’est un secteur dans lequel M. Gurry voit autant de défis à relever que de chances à saisir, en notant que le débat public complexe et souvent contradictoire qui l’agite illustre bien l’importance grandissante de la propriété intellectuelle. Au nombre des défis à relever, il cite la nécessité de renforcer le rôle d’éminent fournisseur de services joué par l’OMPI, notamment en faisant du PCT la voie préférée pour le dépôt des demandes internationales de brevet et du Centre d’arbitrage et de médiation le principal fournisseur de services en ce qui concerne les litiges relatifs aux noms de domaine.

Dans le domaine plus général du droit international des brevets, le défi à relever, pour M. Gurry, consiste à intensifier la coopération internationale de façon à rendre le système des brevets plus réceptifs à la réalité des comportements économiques mondiaux, tout en laissant aux pays l’espace nécessaire à la sauvegarde de l’intérêt public dans des secteurs sensibles. Dans le domaine des savoirs traditionnelles et des expressions culturelles traditionnelles, il constate que la demande de solutions est aussi pressante qu’est complexe la tâche consistant à les élaborer. "Il s’agit pour le système de la propriété intellectuelle à la fois d’une mise à l’épreuve et d’une chance à saisir que de montrer qu’il peut être réceptif aux besoins des communautés traditionnelles tout comme à ceux des secteurs qui se trouvent à la pointe de l’innovation technologique", dit-il.

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(Photo : Mercedes Martínez Dozal/OMPI)

M. Michael Keplinger, vice-directeur général

M. Michael Keplinger entre àa la haute direction de l’OMPI en décembre 2006 après avoir travaillé pendant 22 ans à l’Office des brevets et des marques des États-Unis d’Amérique. Conseiller principal sur le droit d’auteur auprès du pouvoir exécutif des États-Unis, il a dirigé une équipe de conseils en droit d’auteur chargés d’analyser les politiques en matière de droit d’auteur et leur application et de formuler des recommandations à cet égard à l’administration des États-Unis d’Amérique. Avant d’entrer à l’Office des brevets et des marques des États-Unis d’Amérique, M. Keplinger a occupé divers postes au sein de l’Office du droit d’auteur de ce pays.

À l’OMPI, il supervise à présent le secteur du droit d’auteur et des droits connexes et de l’application des droits. En janvier, il a représenté l’OMPI pour la première fois à la session spéciale du Comité permanent du droit d’auteur et des droits connexes (SCCR), où il s’est employé avec les États membres à préciser les questions en suspens concernant les propositions relatives à un nouveau traité sur la protection des organismes de radiodiffusion. Au moment de la mise sous presse du présent numéro du Magazine, il supervise l’équipe de l’OMPI chargée de l’application des droits alors qu’elle parachève les préparatifs du troisième Congrès mondial (page ), où il se joindra aux efforts déployés par les décideurs des secteurs public et privé pour mettre un terme à la progression de la contrefaçon et du piratage. "Il me plaît beaucoup de me retrouver de l’autre côté de l’estrade après tant d’années pendant lesquelles j’étais un délégué, dit M. Keplinger. "Je trouve très motivante la difficulté de ma nouvelle mission, et je sais du reste pouvoir compter sur une excellente équipe dans mon secteur comme dans tous les autres secteurs de l’OMPI."

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(PHOTO Avec l’aimable autorisation de Narendra Sabharwal)

M. Narendra K. Sabharwal, vice-directeur général

Après avoir fait carrière dans l’administration publique indienne, où il est entré en 1965 et a occupé des postes de haut niveau au sein de diverses instances gouvernementales, M. Sabharwal est entré au service de l’OMPI en 1991 avec pour mission de diriger les activités de coopération pour le développement de l’OMPI avec la région Asie et Pacifique. Avant d’être nommé vice-directeur général, il dirigeait le Bureau de la coordination des relations extérieures de l’OMPI.

M. Sabharwal dirige actuellement le secteur de l’assistance technique et du renforcement des capacités, récemment réorganisé, et supervise à ce titre les programmes élaborés par l’OMPI pour aider les pays en développement et les pays les moins avancés à utiliser au mieux la propriété intellectuelle pour stimuler leur développement économique, social et culturel. "La principale difficulté à cet égard, dit-il, est de transformer le potentiel de la propriété intellectuelle en avantages concrets et tangibles sur le plan du développement. Cela implique de pérenniser les capacités des pays dans les domaines de l’élaboration des politiques générales en matière de propriété intellectuelle, des infrastructures, des ressources humaines et des institutions".

M. Sabharwal juge particulièrement important de répondre dans les faits à l’augmentation des attentes et à la diversité des besoins de pays parvenus à des stades de développement différents dans le cadre de l’évolution dynamique qui caractérise le domaine de la propriété intellectuelle à l’échelle mondiale. À cette fin, son secteur coopère étroitement avec les gouvernements et les autres parties prenantes pour aider les pays à évaluer leurs besoins et pour concevoir des solutions adaptées à la situation de chacun d’eux. L’un des principaux éléments de la stratégie à moyen terme du secteur consistera à renforcer la capacité des pays de formuler et d’appliquer leurs propres plans d’action pour le développement de la propriété intellectuelle afin de mettre en place une architecture de la propriété intellectuelle axée sur le développement, efficace et proche de l’utilisateur. M. Sabharwal considère également comme une priorité permanente de l’OMPI l’aide à apporter aux pays en développement dans l’étude des options et des flexibilités dont les traités et accords internationaux leur permettent de se prévaloir, afin qu’ils puissent atteindre des objectifs de politiques publiques tout en s’acquittant de leurs obligations internationales.

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(Photo OMPI)

M. Geoffrey Onyeama, sous-directeur général

M. Geoffrey Onyeama est entré au service de l’OMPI en 1985. Avant d’être nommé sous-directeur général, il dirigeait le Bureau de la coopération pour le développement avec l’Afrique de l’OMPI. Avant d’entrer à l’OMPI, il a été chargé de recherche pour la Commission de réforme juridique du Nigéria et a exercé la profession d’avoué et d’avocat auprès de la Cour suprême du Nigéria.

M. Onyeama supervise à présent le secteur de la coordination concernant les relations extérieures, le monde de l’entreprise, les communications et la sensibilisation du public. La propriété intellectuelle occupant une place de plus en plus importante parmi les préoccupations politiques dans le monde, il considère qu’une communication prospective est plus que jamais un corollaire essentiel de chaque aspect de l’activité de l’OMPI. "Pour beaucoup, la propriété intellectuelle reste un domaine plutôt ésotérique, en dehors des sentiers battus, dit-il. Nous sommes constamment mis au défi d’améliorer notre façon de communiquer, que ce soit dans le cadre du dialogue avec les pays membres de l’OMPI et les parties prenantes, de nos efforts pour dépolémiser le débat public ou dans ce que nous faisons pour garantir l’accessibilité d’informations bien ciblées sur la propriété intellectuelle pour le public, les décideurs, les innovateurs, tous ceux qui en ont besoin, en particulier dans les pays en développement".

M. Onyeama s’emploiera également à formuler des stratégies améliorées de communication interne. "C’est en veillant à ce que tous les membres du personnel comprennent les objectifs de l’OMPI et l’activité de leurs collègues dans tous les secteurs que l’on pourra améliorer l’efficacité de l’Organisation dans son ensemble", dit-il. Sur un plan plus général, il rappelle qu’il est toujours important que l’OMPI, en sa qualité de membre du système des Nations Unies, apporte une contribution efficace aux initiatives de réforme de ce système et à la réalisation des objectifs pour le développement.

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(Photo OMPI)

M. Ernesto Rubio, sous-directeur général

M. Ernesto Rubio est entré à l’OMPI en 1983. Il a participé étroitement pendant des années au programme de coopération pour le développement de l’OMPI, ayant dirigé le Bureau de la coopération pour le développement avec l’Amérique latine et les Caraïbes de 1991 à 2002, date à laquelle il a été nommé directeur principal du Département des marques, des dessins et modèles industriels et des indications géographiques. Il a été nommé membre de l’équipe de la haute direction en qualité de sous-secrétaire général en 2003.

M. Rubio continuera de diriger le secteur des marques, des dessins et modèles industriels et des indications géographiques de l’OMPI. À la suite de la conclusion en 2006 du nouveau Traité de Singapour sur le droit des marques, le secteur poursuivra son action de facilitation de l’identification de domaines de convergence entre les États membres en ce qui concerne le développement du droit international des marques, des dessins et modèles industriels et des indications géographiques.

Le secteur supervisé par M. Rubio est également chargé d’administrer l’Arrangement de Madrid concernant l’enregistrement international des marques, l’Arrangement de La Haye concernant l’enregistrement international des dessins et modèles industriels et l’Arrangement de Lisbonne concernant la protection des appellations d’origine et leur enregistrement international. M. Rubio s’attend à une confirmation de la tendance à la progression observée depuis trois ans pour ces systèmes d’enregistrement, en ce qui concerne tant le nombre de leurs membres que leur utilisation. "À cet égard, dit-il, nous nous efforcerons de rendre les arrangements plus efficaces et proches de l’utilisateur, afin que les créateurs et les innovateurs de tous les États membres, en particulier les petites et moyennes entreprises, puissent tirer au maximum parti des avantages et des possibilités qu’ils leur offrent."

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(Avec l’aimable autorisation de Wang Binying)

Mme Wang Binying, sous-directrice générale

Mme Wang Binying est entrée à l’OMPI en 1992, au Bureau de la coopération pour le développement avec l’Asie et le Pacifique. Entre 1994 et 2003, elle a occupé plusieurs postes de haut niveau au sein du Cabinet du directeur général et au Bureau de la planification stratégique et du développement des politiques. Depuis décembre 2003, elle dirige le secteur des Services d’appui administratif et questions relatives à l’Assemblée générale. Avant d’entrer au service de l’OMPI, Mme Wang a occupé différents postes au sein du gouvernement chinois et dirigé le Service chinois des marques.

Mme Wang continuera de diriger le secteur des Services d’appui administratif et questions relatives à l’Assemblée générale, qui est également responsable des questions de sécurité, notamment la sécurité de toutes les ressources humaines et de tous les actifs de l’OMPI. La coordination et l’organisation des Assemblées des États membres est un autre rôle important de ce secteur, qui entretient des contacts de haut niveau toute l’année et constitue, ce faisant, un relais important entre le Secrétariat et les États membres.

Pour faire en sorte que l’OMPI fournisse des services de qualité en temps voulu, Mme Wang souligne que sa première priorité est de mettre en place et de faire fonctionner des services bien structurés, dotés d’un effectif suffisant et pouvant compter sur les technologies de l’information les plus avancées et le matériel correspondant. Le dévouement du personnel "invisible" de son secteur, qui aide au bon fonctionnement de l’Organisation en couvrant ses besoins en matière de traduction, d’interprétation, de documentation, d’impression, de communication, etc., revêt une importance cruciale et permet au Bureau international de communiquer efficacement avec les États membres.

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