Questions fréquemment posées sur le droit d’auteur

Notions fondamentales

Le droit d’auteur est un terme juridique désignant les droits dont jouissent les créateurs sur leurs œuvres littéraires et artistiques. Les œuvres protégées par le droit d’auteur vont des livres, œuvres musicales, peintures, sculptures et films aux programmes d’ordinateur, bases de données, créations publicitaires, cartes et dessins techniques.

Les lois ne contiennent généralement pas de liste exhaustive des œuvres protégées par le droit d’auteur. Cependant, d’une manière générale, les œuvres protégées par le droit d’auteur dans le monde comprennent notamment :

  • les œuvres littéraires tels les romans, poèmes, pièces de théâtre, ouvrages de référence ou articles de journaux;
  • les programmes d’ordinateur, les bases de données;
  • les films, les compositions musicales et les œuvres chorégraphiques;
  • les œuvres artistiques telles que les peintures, dessins, photographies et sculptures;
  • les œuvres d’architecture; et
  • les créations publicitaires, les cartes et les dessins techniques.

La protection au titre du droit d’auteur s’étend aux expressions et non aux idées, procédures, méthodes de fonctionnement ou concepts mathématiques en tant que tels. Certains éléments comme les titres, slogans ou logos peuvent être protégés au titre du droit d’auteur pour autant que la paternité de l’œuvre soit suffisamment établie.

Le droit d’auteur confère deux types de droits :

  • les droits patrimoniaux, qui permettent au titulaire de droits de percevoir une compensation financière pour l’exploitation de son œuvre par des tiers; et
  • le droit moral, qui protège les intérêts non économiques de l’auteur.

La plupart des lois sur le droit d’auteur stipulent que le titulaire des droits bénéficie du droit patrimonial d’autoriser ou d’empêcher certaines utilisations en rapport avec une œuvre ou, dans certains cas, de percevoir une rémunération pour l’utilisation de son œuvre (notamment au moyen de la gestion collective). Le titulaire des droits patrimoniaux sur une œuvre peut interdire ou autoriser les actes suivants :

  • sa reproduction sous diverses formes, par exemple sous forme d’imprimés ou d’enregistrements sonores;
  • son exécution ou sa représentation en public, par exemple pour une pièce de théâtre ou une œuvre musicale;
  • son enregistrement, par exemple sous forme de disques compacts ou de DVD;
  • sa radiodiffusion par radio, câble ou satellite;
  • sa traduction dans d’autres langues; et
  • son adaptation, consistant par exemple à transformer un roman en scénario de film.

À titre d’exemples d’attributs reconnus du droit moral, on peut notamment citer le droit de revendiquer la paternité d’une œuvre et le droit de s’opposer aux modifications d’une œuvre qui risquent de porter atteinte à la réputation du créateur.

Dans la majorité des pays et en vertu de la Convention de Berne, la protection au titre du droit d’auteur s’acquiert automatiquement, sans enregistrement ni autres formalités.

La plupart des pays disposent cependant d’un système qui permet l’enregistrement volontaire des œuvres. Un tel système d’enregistrement volontaire peut aider à résoudre des différends liés à la titularité des droits ou à la création et faciliter les opérations financières, les ventes et les cessions ou autres transferts de droits.

Il convient de noter que l’OMPI ne propose pas de système d’enregistrement du droit d’auteur ou de base de données sur le droit d’auteur pouvant faire l’objet de recherches. De plus amples renseignements sur les systèmes d’enregistrement du droit d’auteur et de documentation en la matière.

Dans le contexte du droit d’auteur, le terme “œuvre” recouvre tout un éventail de créations intellectuelles, allant des romans à l’architecture, en passant par les programmes d’ordinateur. Pour une liste plus détaillée des œuvres pouvant être protégées par le droit d’auteur, reportez-vous à la question “À quelles œuvres s’applique le droit d’auteur?”.

Auparavant, dans certains pays, la législation en vigueur exigeait du titulaire du droit qu’il remplisse certaines formalités pour pouvoir bénéficier de la protection au titre du droit d’auteur. L’une d’elles était d’indiquer que le droit d’auteur était revendiqué, notamment au moyen du symbole “©”. Actuellement, très peu de pays imposent encore des formalités en matière de droit d’auteur et l’utilisation de symboles de la sorte ne constitue plus une exigence juridique. Néanmoins, nombreux sont les titulaires de droits qui continuent d’utiliser le symbole “©” comme pour rappeler visuellement que leur œuvre est protégée par le droit d’auteur et que tous les droits sont réservés, par opposition à une licence moins restrictive.

Les droits patrimoniaux ont une durée limitée qui peut varier en fonction de ce que prévoit la législation nationale. Dans les pays membres de la Convention de Berne, cette durée doit être de 50 ans au moins après la mort de l’auteur. Cependant, des délais de protection plus longs peuvent être prévus au niveau national. Adressez-vous à votre office national de propriété intellectuelle pour plus de précisions ou consultez WIPO Lex pour connaître les dispositions en la matière des différentes législations nationales.

Protéger ses œuvres

Tout d’abord, la protection par le droit d’auteur est automatique dans tous les États parties à la Convention de Berne (voir la question “Peut-on enregistrer le droit d’auteur?”). Outre quelques différences mineures entre les législations nationales applicables dans ces États, en règle générale, celles-ci sont semblables d’un pays à l’autre. Vous pouvez consulter les législations nationales et les traités dans WIPO Lex.

En ce qui concerne les États qui ne sont pas parties à la Convention de Berne, il ne faut pas oublier que la législation du droit d’auteur est territoriale, c’est-à-dire qu’elle s’applique dans le pays dans lequel elle a été adoptée. Par conséquent, si vous souhaitez protéger votre œuvre au niveau international, vous devez vous renseigner afin de vous assurer que vous respectez les exigences légales pertinentes dans le ou les pays dans lesquels vous souhaitez que votre œuvre soit protégée.

Lorsque l’on devient le titulaire de droits sur une œuvre, on peut autoriser d’autres personnes à utiliser ou à exploiter celle-ci. Ces autorisations, que l’on appelle communément des “licences”, peuvent donner lieu au paiement d’une redevance au titulaire des droits. Bien entendu, il est recommandé de toujours demander l’avis juridique d’un expert avant de négocier un contrat de licence.

Si vous souhaitez concéder une licence sur une de vos œuvres à des utilisateurs, tels que des organismes de radiodiffusion, des éditeurs, voire même des établissements de divertissement (c’est-à-dire des bars ou des boîtes de nuit), une bonne solution peut être de vous affilier à un organisme de gestion collective. Ce type d’organisme est chargé, au nom des auteurs et des éditeurs, de surveiller l’utilisation qui est faite des œuvres, de négocier les contrats de licence et de percevoir les redevances. Il est particulièrement courant dans les domaines musical et littéraire où, lorsqu’une œuvre compte de nombreux utilisateurs, il peut être compliqué pour les utilisateurs d’obtenir une autorisation spécifique pour chaque utilisation de l’œuvre, et pour le titulaire des droits de surveiller chacune des utilisations qui est faite de son œuvre.

Les programmes d’ordinateurs et autres types de logiciels sont considérés comme des œuvres littéraires aux fins du droit d’auteur. Ils sont donc automatiquement protégés et ne nécessitent aucun enregistrement. Dans certains pays, la procédure d’enregistrement volontaire pour les logiciels peut être différente de celle prévue pour d’autres types d’œuvres.

Il n’existe pas de registre international des œuvres protégées par le droit d’auteur qui se prête à la recherche.

Cela vient du fait que, généralement, la protection du droit d’auteur est automatique et n’est pas subordonnée à l’enregistrement. Cependant, certains pays possèdent un registre du droit d’auteur fonctionnant sur une base volontaire. Faire enregistrer votre œuvre peut être un choix judicieux qui peut se révéler très utile en cas de litige concernant par exemple la titularité d’une œuvre.

Bien que probablement sans incidence sur la protection du droit d’auteur, certains pays exigent le dépôt d’exemplaires de documents imprimés publiés dans ces pays. Pour plus de précisions, adressez-vous à votre office national de propriété intellectuelle.

Avant toute chose, vous devez examiner attentivement la reproduction afin de déterminer si elle constitue réellement une atteinte à votre droit d’auteur (reportez-vous à la question concernant les exceptions et limitations relatives au droit d’auteur). Si vous estimez qu’il y a atteinte, tentez d’identifier la personne responsable de celle-ci. S’il est impossible ou inopportun de résoudre le problème par la voie informelle, vous pouvez porter l’affaire en justice ou devant toute autre autorité.

En général, il est possible d’engager une procédure devant un tribunal civil pour obtenir une compensation monétaire et pour éviter la poursuite ou la récidive de l’infraction. Toutefois, avant de procéder de la sorte, il est souvent conseillé, voire même obligatoire dans certains États, d’envoyer une notification à l’auteur présumé de l’atteinte afin de lui demander de mettre un terme à l’atteinte ou de verser une indemnisation.

En outre, si la reproduction non autorisée équivaut à un acte de piratage portant atteinte au droit d’auteur, ce qui constitue une infraction pénale, une plainte peut être déposée auprès de la police, du Ministère public ou de toute autre autorité compétente, conformément à la législation locale applicable.

Dans certains cas, le recours à des modes extrajudiciaires de règlement des litiges (tels que la médiation, l’arbitrage, la procédure d’expertise, l’évaluation neutre, etc.) peut se révéler une alternative précieuse aux procédures judiciaires, car ceux-ci peuvent être des moyens plus efficaces, plus rapides et moins coûteux de régler un litige.

Si la reproduction non autorisée de l’œuvre est mise à disposition sur l’Internet, il est possible de notifier ce fait au fournisseur d’accès Internet compétent afin de lui demander de bloquer l’accès à la copie illicite. Ce type d’intervention porte le nom de “procédure de notification et de retrait”.

Si vous êtes affilié(e) à un organisme de gestion collective, il suffit généralement de demander à ce dernier de prendre les mesures appropriées. Dans le cas contraire, c’est à vous qu’il revient d’agir pour faire valoir vos droits. Dans pareil cas, il est souhaitable de faire appel à un avocat pour qu’il agisse en votre nom.

Les organismes de gestion collective ont pour mission de surveiller, pour le compte des auteurs, l’utilisation qui est faite de leurs œuvres, mais également de négocier les contrats de licences et de percevoir les redevances. On les trouve très fréquemment dans les domaines musical et littéraire où, lorsqu’une œuvre compte de nombreux utilisateurs, il peut être compliqué pour les utilisateurs d’obtenir une autorisation spécifique pour chaque utilisation de l’œuvre, et pour le titulaire des droits de surveiller chacune des utilisations qui est faite de son œuvre.

WIPO Lex permet de consulter facilement les législations se rapportant à la propriété intellectuelle de toute une série de pays et de régions ainsi que les traités relatifs à la propriété intellectuelle.

Bon nombre d’offices nationaux et régionaux de propriété intellectuelle fournissent également des informations concernant les lois nationales ou régionales sur leur site Web. Pour plus de précisions, consultez le répertoire des offices nationaux et régionaux de propriété intellectuelle.

Utiliser les œuvres d’autres personnes

Le titulaire du droit d’auteur sur une œuvre est généralement le créateur ou l’auteur de l’œuvre. Cependant, il existe quelques exceptions à cette règle. Dans certains pays, par exemple, les droits patrimoniaux sur une œuvre protégée par le droit d’auteur appartiennent à la personne ou à l’organisme qui emploie l’auteur de l’œuvre. Dans d’autres pays, ces mêmes droits patrimoniaux sont réputés être cédés ou transmis automatiquement à l’employeur. Adressez-vous à votre office national de propriété intellectuelle pour obtenir plus de précisions sur la situation particulière qui vous intéresse au niveau national.

En général, il faut toujours obtenir une autorisation (sous forme de licence ou de cession des droits) avant de pouvoir utiliser une œuvre protégée. Selon l’utilisation que l’on souhaite faire de l’œuvre, l’autorisation doit être obtenue auprès d’un organisme de gestion collective plutôt que directement auprès du titulaire de l’œuvre, comme dans le cas où l’on souhaiterait obtenir l’autorisation d’utiliser une chanson dans le cadre d’un concert public.

Vous pourriez utiliser une œuvre protégée sans demander d’autorisation dans deux cas précis :

  • Si la législation nationale prévoit des exceptions et limitations vous autorisant à utiliser l’œuvre.
  • Si les œuvres sont mises à la disposition du public à certaines conditions ou moyennant des accords de licence autorisant certaines utilisations. Lorsque l’on souhaite utiliser ces œuvres, il convient de prendre bonne connaissance des conditions spécifiques de l’accord de licence afin de déterminer précisément ce qui est permis et ce qui ne l’est pas par le titulaire des droits. Il existe plusieurs licences de la sorte couramment utilisées, par exemple la licence Creative Commons, la licence MIT, la licence publique Mozilla et bien d’autres encore.

En cas de doute, il est souhaitable de consulter un conseil en propriété intellectuelle.

Du fait que la plupart des pays n’imposent pas de formalités quant à la protection du droit d’auteur, localiser le titulaire des droits sur une œuvre peut parfois se révéler difficile. On peut néanmoins généralement trouver le titulaire des droits sur une œuvre sur un territoire en s’adressant à l’auteur ou à l’éditeur d’une œuvre, à l’organisme de gestion collective, au registre local des œuvres ou encore au bureau national du droit d’auteur. Ces entités peuvent éventuellement disposer de base de données contenant des informations utiles sur la titularité des œuvres protégées par le droit d’auteur.

Les organismes de gestion collective peuvent également vous aider à obtenir des autorisations auprès du titulaire des droits sur une œuvre.

Parfois, il est possible d’utiliser des œuvres qui ne sont pas tombées dans le domaine public sans devoir demander l’autorisation de l’auteur ou du titulaire des droits ou devoir verser de rémunération à l’un d’eux. C’est le cas lorsque l’utilisation que l’on souhaite faire de l’œuvre est couverte par les exceptions et limitations prévues par la législation nationale. Ces exceptions et limitations peuvent concerner, par exemple :

  • les citations d’œuvres;
  • l’utilisation de nouvelles du jour; ou
  • la création de formats accessibles pour les personnes ayant des difficultés de lecture des textes imprimés.

En savoir plus sur les exceptions et limitations.

Il existe plusieurs systèmes juridiques différents, dont certains prévoient une liste clairement définie d’exceptions et limitations relatives au droit d’auteur, tandis que d’autres prévoient uniquement une clause générale. Ces clauses générales sont généralement connues sous le nom de clauses d’“usage loyal” ou d’“acte loyal”.

Lorsque l’on dit qu’une œuvre est tombée dans le domaine public, cela signifie qu’il n’y a plus de titulaire des droits (patrimoniaux) sur cette œuvre. Cette situation se produit généralement lorsque la durée de protection expire. Par exemple, les droits patrimoniaux sur l’Odyssée, célèbre poème attribué à Homère, ont expiré, ce qui signifie que l’œuvre peut être utilisée ou exploitée sans qu’il soit nécessaire d’obtenir une autorisation auprès du titulaire des droits sur cette œuvre ou de verser une rémunération à ce dernier. Dans certains pays, l’auteur peut également décider de faire tomber son œuvre dans le domaine public par une procédure dite de “renonciation volontaire”. En savoir plus sur les œuvres tombées dans le domaine public.

Nombreux sont ceux qui pensent à tort que les œuvres publiées sur l’Internet et sur les réseaux sociaux relèvent du domaine public et qu’elles peuvent donc être librement utilisées par quiconque sans l’autorisation du titulaire des droits. Toute œuvre protégée par le droit d’auteur ou des droits connexes, qu’il s’agisse de compositions musicales, de produits multimédia, d’articles de presse ou encore de productions audiovisuelles, dès lors que sa durée de protection n’a pas expiré, est protégée, qu’elle ait été publiée sur papier ou sous forme numérique. Dans tous les cas, il faudrait généralement demander l’autorisation du titulaire des droits avant d’utiliser une œuvre.

Certains sites Web utilisent une licence générale qui vous exempte de demander une autorisation pour certaines utilisations. Ce type de licence peut autoriser uniquement certaines utilisations, par exemple certaines utilisations non commerciales. Dans la pratique, un texte disponible au public sur un blog ou un site Web par exemple ne peut pas être utilisé, sauf si

  • l’utilisation prévue est couverte par la licence générale accordée par l’intermédiaire du site Web;
  • l’utilisation est couverte par une exception ou limitation relative au droit d’auteur; ou
  • si l’on a obtenu une autorisation pour une telle utilisation.

De même, vous devez obtenir une autorisation si votre PME publie ou met à disposition, par l’intermédiaire de son site Web, des œuvres protégées par le droit d’auteur, telles que des enregistrements sonores, des émissions de radiodiffusion ou des interprétations ou exécutions.

Les droits connexes ou voisins sont un ensemble de droits analogues aux droits d’auteur, accordés à certaines personnes ou à certains organismes qui contribuent à mettre des œuvres à la disposition du public. Dans les législations nationales, les bénéficiaires des droits connexes sont généralement les artistes interprètes ou exécutants, les producteurs de phonogrammes et les organismes de radiodiffusion.

Ce terme peut également désigner les droits accordés aux personnes ou aux organismes qui produisent du contenu qui, tout en ne pouvant pas être qualifié d’œuvre selon les systèmes de droit d’auteur de certains pays, contient suffisamment de créativité ou de savoir-faire technique ou organisationnel pour justifier une reconnaissance par un droit semblable au droit d’auteur.

Certaines législations indiquent clairement que l’exercice de droits connexes devrait laisser intact et ne devrait affecter en aucune façon la protection du droit d’auteur.

D’autres questions?

Si vous ne trouvez pas les réponses à vos questions sur cette page ou sur la page du site Web de l’OMPI consacrée au droit d’auteur, n’hésitez pas à nous contacter.

Avertissement : Les questions et réponses figurant sur le présent site Web ne vous sont présentées que dans un but d’information et n’ont pas valeur d’avis juridique. Elles ne représentent pas nécessairement les vues de l’OMPI ni de ses États membres.

Frequently Asked Questions: Copyright

Basics

Copyright describes the rights that creators have over creative works: books, music, paintings, sculpture, films, computer programs, databases, advertisements, maps, and technical drawings.

Exhaustive lists of works covered by copyright are usually not to be found in legislation. Nonetheless, broadly speaking, works commonly protected by copyright throughout the world include:

  • literary works such as novels, poems, plays, reference works, newspaper articles;
  • computer programs, databases;
  • films, musical compositions, and choreography;
  • artistic works such as paintings, drawings, photographs, and sculpture;
  • architecture; and
  • advertisements, maps, and technical drawings.

Copyright protection extends only to expressions, and not to ideas, procedures, methods of operation or mathematical concepts as such. Copyright may or may not be available for a number of objects such as titles, slogans, or logos, depending on whether they contain sufficient authorship.

There are two types of rights under copyright:

  • economic rights, which allow the rights owner to derive financial reward from the use of his works by others; and
  • moral rights, which protect the non-economic interests of the author.

Most copyright laws state that the rights owner has the economic right to authorize or prevent certain uses in relation to a work or, in some cases, to receive remuneration for the use of his work (such as through collective management). The economic rights owner of a work can prohibit or authorize:

  • its reproduction in various forms, such as printed publication or sound recording;
  • its public performance, such as in a play or musical work;
  • its recording, for example, in the form of compact discs or DVDs;
  • its broadcasting, by radio, cable or satellite;
  • its translation into other languages; and
  • its adaptation, such as a novel into a film screenplay.

Examples of widely recognized moral rights include the right to claim authorship of a work and the right to oppose changes to a work that could harm the creator's reputation.

In the majority of countries, and according to the Berne Convention, copyright protection is obtained automatically without the need for registration or other formalities.

Most countries nonetheless have a system in place to allow for the voluntary registration of works. Such voluntary registration systems can help solve disputes over ownership or creation, as well as facilitate financial transactions, sales, and the assignment and/or transfer of rights.

Please note that WIPO does not offer a copyright registration system or a searchable copyright database. Find out more about copyright registration and documentation systems.

The term "work" is used in the copyright context to refer to a wide range of intellectual creations, from novels to architecture, computer programs, and more. For a more detailed list of works that can be protected by copyright, refer to the question "What can be protected using copyright?".

In the past, some countries had legislation in place that required the copyright holder to comply with certain formalities in order to receive copyright protection. One of those formalities was to include an indication that copyright had been claimed, such as by using the symbol ©. Currently, very few countries still impose formalities on copyright, therefore the use of such symbols is no longer a legal requirement. Nonetheless, many right owners still include the symbol © as a highly visible way to emphasize that that work is protected by copyright and that all rights are reserved, as opposed to a less restrictive license.

Economic rights have a time limit, which can vary according to national law. In those countries which are members of the Berne Convention, the time limit should be equal to or longer than 50 years after the creator's death. Longer periods of protection may however be provided at the national level. Contact your national IP office to find out more or visit WIPO Lex to consult national legislation.

Protecting your work

Firstly, copyright protection is automatic in all states party to the Berne Convention (refer to the question "Can I register copyright?"). Whilst there may be nuances to the particular national laws applicable in these states, in general there is a high degree of harmony. You can consult national laws and treaties using WIPO Lex.

When we consider states that are not party to the Berne Convention, you must remember that copyright laws are territorial. In other words, they apply within the country in which they were passed. As such, if you wish to protect your work internationally, you must research and make sure that you comply with the relevant legal requirements in the country(ies) in which you wish your work to be protected.

Once you are the right owner of a work, you can provide authorization for others to use or exploit your work. Such authorizations are commonly referred to as "licenses" and may or may not entail paying the rights owner. Naturally, it is always recommended to seek expert legal advice before negotiating a licensing agreement.

If you wish to license your work to users such as broadcasters, publishers, or even entertainment establishments (i.e. bars, nightclubs), joining a collective management organization (CMO) may be a good option. CMOs monitor uses of works on behalf of creators and publishers and are in charge of negotiating licenses and collecting remuneration. They are particularly common in the field of musical and literary works where there may be a large number of users of the same work and it would be difficult both for the owner of rights and the users to seek specific authorization for every single use and to monitor them.

Computer programs and other types of software are considered as literary works for copyright purposes. Therefore they receive automatic protection without the need for registration. In some countries, the process of voluntary registration for software may differ from that for other types of work.

There is no searchable international registry of copyright-protected works.

This is because, as a general rule, copyright protection is automatic and does not depend on registration. In some countries, however you may encounter a voluntary copyright registry/depositary and registering your work can be a smart choice as it would considerably assist you in the case of a dispute, for example over the ownership of the work.

Although it may not affect copyright protection, some countries do require a deposit of samples of printed materials published in that country. Contact your national IP office to find out more.

Before taking any steps, you should carefully assess whether the reproduction is in fact an infringement of your copyright (refer to the question on limitations and exceptions to copyright). If you consider that there is an infringement of your right, you should try to identify the person responsible. If it is impossible or inappropriate to solve the problem by informal means, you can seek a legal remedy from a court or other authority.

It is usually possible to bring a claim before a civil court for monetary compensation and also to prevent the continuation or repetition of the infringement. Before taking this step though it is often advisable – and even compulsory in some states –to first send a formal notification to the alleged infringer, requesting him to stop the infringement and/or to pay compensation.

Alternatively, if the unauthorized reproduction amounts to the criminal offence of copyright piracy, a complaint may be submitted to the police, public prosecutor or other competent authority in accordance with applicable local law.

In some cases, the use of alternative dispute resolution mechanisms (such as mediation, arbitration, expert determination, neutral evaluation, etc.) can provide a valuable alternative to court procedures, as they may lead to a settlement of the dispute in a simpler, faster and cheaper way.

If the unauthorized reproduction of the work is being made available through the internet, it may be possible to notify the relevant internet service provider, asking it to prevent access to the infringing copy. Such procedures are generally known as "notice-and-take-down (procedures)".

If you are a member of a Collective Management Organization (CMO), it will often be enough to request it to take the appropriate steps. If you are not, it is up to you to act in order to protect your rights. It is often advisable, in such a case, to instruct a lawyer to do so on your behalf.

Collective management organizations (CMOs) monitor uses of works on behalf of creators and are in charge of negotiating licenses and collecting remuneration. They are particularly common in the field of musical and literary works where there may be a large number of users of the same work and it would be difficult both for the owner of rights and the users to seek specific authorization for every single use and to monitor them.

WIPO Lex provides easy access to intellectual property legislation from a wide range of countries and regions as well as to treaties on intellectual property.

Many national or regional intellectual property offices also provide information concerning national or regional legislation on their websites. View a list of links to national and regional intellectual property offices to find out more.

Using other people's work

The first owner of copyright to a work is generally the original creator or author of the work. There are, however, some exceptions to this rule. In some countries, for example, the economic rights to a copyright work initially rest with the person/organization employing the creator. In other countries the economic rights are deemed to be automatically assigned or transferred to the employer. Contact your national IP office to find out more about the particular national situation that interests you.

In general you always need authorization (this may take the form of licensing or an assignment of rights) before using a protected work. For certain uses, the authorization may come from a collective management organization instead of directly from the right owner, for example the authorization to use a song at a public concert.

You may be allowed to use a protected work without any kind of authorization under two sets of circumstances:

  • Limitations and exceptions may exist at the national level, allowing you to use the work.
  • Works can also sometimes be made publicly available under specific conditions or licenses that allow certain uses. When using such works, attention must be paid to the specific conditions of the licenses in order to identify exactly what is and isn't permitted by the right owner. There are several such licenses in common usage, e.g. the Creative Commons license, MIT License, the Mozilla Public License, and many others.

If you are in doubt, it is always advisable to speak to an intellectual property attorney.

As most countries do not impose any formalities on the provision of copyright protection, locating the rights owner of a work can sometimes be difficult. Finding the rights owner of a specific work in a territory is usually possible if you contact: the author or the publisher or a work, the collective management organization, the local registry of works, or the national copyright office. Such organizations may have databases that contain valuable information about ownership of copyrighted works.

Collective management organizations may also assist you in obtaining authorization from the right owner of a work.

In some cases it may be possible to use works that are not in the public domain without needing to request authorization from or remunerate the author or the right owner. This can occur if such uses are covered by limitations and exceptions in the national legislation. Examples of limitations and exceptions include:

  • the quotation of works;
  • the use of news of the day; or
  • the creation of accessible formats for print disabled people.

Find out more about limitations and exceptions.

Differing legal systems mean that under some systems, a clear list of limitations and exceptions to copyright is provided, whilst in others you may only find a general clause. Such general clauses are frequently known as "fair use" or "fair dealing" clauses.

When a work is said to be in the public domain (also referred to as "commons") what is meant is that the work no longer has a right owner (of the economic rights). This is usually because the term of copyright protection has expired. For example, the economic rights over the famous poem Odyssey, written by Homer, have lapsed and the work can be used or exploited without the need to obtain authorization or remunerate the right owner. In some countries, authors can also voluntarily include their works in the public domain through a procedure known as "voluntary relinquishment". Find out more about works in the public domain.

A common misperception is that works published on the Internet, including on social media platforms, are in the public domain and may therefore be widely used by anybody without the authorization of the right owner. Any works protected by copyright or related rights – ranging from musical compositions, to multimedia products, newspaper articles, and audiovisual productions – for which the time of protection has not expired, are protected regardless of whether they are published on paper or digitally. In each case you should, generally, seek the authorization of the right owner prior to use.

Some websites contain a general license that may exempt you from requiring a direct authorization for certain uses. Such licenses may authorize only certain uses, for example some non-commercial uses. In practice, with regards to a text publicly available on a blog or a website for example, you may not use the text unless:

  • such intended use is covered by the general license granted through that website;
  • the use is covered by a copyright limitation or exception; or
  • you have obtained authorization for such use.

Similarly, authorization is required if your SME is engaged in publishing or making available copyright works, sound recordings, broadcasts or performances through your website.

Related or neighboring rights are a separate set of copyright-type rights given to certain persons or bodies that help make works available to the public. The beneficiaries of related rights in national legislations are usually performers, producers of phonograms, and broadcasting organizations.

The terms can also refer to rights given to persons or bodies, who produce subject matter which, while not qualifying as works under the copyright systems of some countries, contain sufficient creativity or technical and organizational skill to justify recognition via a right similar to copyright.

Some laws make clear that the exercise of related rights should leave intact, and in no way affect, the protection of copyright.