Le présent rapport est le premier de ce genre dans la mesure où il est fondé sur une analyse multifactorielle de la situation actuelle des technologies médicales dans les pays les moins avancés et il repose sur deux études de cas par pays pour présenter des recommandations. Il est toujours possible d’approfondir l’analyse et d’établir des recommandations plus précises, et nous encourageons la poursuite de ces recherches. Néanmoins, ce rapport offre déjà des enseignements précieux à de nombreux autres pays moins avancés qui réfléchissent au rôle des technologies médicales dans leur système et leur économie de santé et envisagent de se doter d’une stratégie en la matière.
Les auteurs ont eu des difficultés à trouver des informations sur les programmes d’assurance dans les PMA, et en particulier sur la couverture des technologies médicales et des produits liés aux maladies non transmissibles dans les régimes d’assurance nationaux. Ils ont constaté en outre qu’ils ne disposaient pas de données et de recherches suffisantes pour comparer la taille du personnel, le financement et les capacités entre les hôpitaux publics et privés des PMA.
Dans les deux études de cas, il a été difficile de se procurer des documents législatifs et politiques contenant des recherches et des analyses détaillées sur les objectifs politiques. Beaucoup de politiques en matière de propriété intellectuelle étaient très récentes et il était donc trop tôt pour apprécier leurs effets concrets. Au Bangladesh, l’absence de traductions officielles en anglais a particulièrement compliqué l’examen des mises à jour de la législation sur la propriété intellectuelle.
Le recueil de données fiables sur les mécanismes d’application de la propriété intellectuelle a également été difficile dans les deux pays. Enfin, les auteurs ont trouvé très peu d’exemples documentés de transfert de technologie concernant les technologies médicales dans les PMA.
Ils recommandent à de futurs chercheurs de recueillir et publier des informations détaillées et propres à chaque pays moins avancé pour permettre d’effectuer des analyses plus ciblées et d’établir des recommandations personnalisées concernant le secteur des technologies médicales.
Si la présente étude offre un point de départ utile en portant plus particulièrement sur le Bangladesh et le Rwanda, elle présente bien entendu des limites. Plus précisément, elle ne décrit pas de manière exhaustive les difficultés propres à d’autres PMA, par exemple les petits États insulaires en développement, qui connaissent des problèmes de connectivité et de taille du marché, ou les PMA situés dans des zones de conflit, où des problèmes d’instabilité et de sécurité créent des obstacles supplémentaires. Malgré ces lacunes, cette étude constitue un premier pas important pour comprendre et soutenir l’environnement des technologies médicales dans les différents contextes des PMA, et elle jette les bases de futures recherches et de solutions adaptées à ces problèmes particuliers.