La présente annexe donne un aperçu du cadre conceptuel qui sous-tend le rapport. Elle récapitule les pays couverts par le rapport, aborde les difficultés liées au fait de mesurer les investissements incorporels et décrit le cadre de mesure utilisé pour classer les actifs incorporels.
À propos de ce rapport : Publié conjointement par l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) et la Luiss Business School (LBS), le rapport intitulé “Données essentielles sur l’investissement incorporel dans le monde”, qui s’appuie sur la base de données Global INTAN-Invest, est la publication de référence incontournable pour les dernières statistiques transnationales sur l’investissement dans les actifs incorporels.
Couverture géographique : La dernière version de la base de données Global INTAN-Invest, publiée en juillet 2026, fournit des estimations annuelles et trimestrielles des investissements dans les actifs incorporels sur la période 1995-2025 pour 34 économies, à savoir les 27 pays de l’Union européenne (UE), plus le Brésil, le Canada, les États-Unis d’Amérique, l’Inde, le Japon, les Philippines et le Royaume-Uni. En raison de différences dans la disponibilité des microdonnées, la couverture des actifs et les périodes considérées varient d’une économie à l’autre. L’analyse présentée dans ce rapport porte sur les 29 pays (Brésil, Canada, États-Unis d’Amérique, Inde, Japon, Philippines, Royaume-Uni et 22 membres de l’UE) offrant la couverture la plus complète en matière d’actifs et de durée. Ces 29 économies représentent environ 57% du PIB mondial en valeur nominale et près de 45% en parité de pouvoir d’achat. Des travaux sont actuellement menés avec des partenaires et des États membres afin d’étendre la couverture géographique du rapport, notamment à l’Arabie saoudite, à l’Autriche, à la Chine, à l’Égypte, à l’Irlande, au Maroc, à la République de Corée, à Singapour et à la Türkiye.
Lacunes en matière de mesure : Malgré l’importance de l’investissement dans les actifs incorporels en tant que moteur de l’innovation, de la productivité et de la croissance économique, notre compréhension de son ampleur, de sa composition et de son incidence demeure limitée en raison des difficultés de mesure. Le caractère “immatériel” des actifs incorporels les rend par essence difficiles à mesurer et à comptabiliser. De nombreux types d’actifs incorporels, tels que les marques ou les dessins et modèles, ne sont pas considérés comme des investissements dans les cadres comptables nationaux, ce qui fait que plus de 60% d’entre eux ne sont pas mesurés (voir la figure 14). Le partenariat OMPI-LBS vise à combler ces lacunes en matière de mesure grâce à la publication régulière d’estimations annuelles et trimestrielles concernant les investissements dans les actifs incorporels. Par exemple, les données pour 2025 sont disponibles dès juillet 2026.
Cadre de mesure : La base de données Global INTAN-Invest suit le cadre de comptabilité nationale proposé par Corrado, Hulten et Sichel (2005, 2009) et couvre à la fois les actifs incorporels mesurés et non mesurés.