Annexe A

A1. Méthodologie utilisée pour l’enquête

La méthodologie utilisée pour l’enquête vise à atteindre les objectifs définis. Elle englobe la définition de la population cible, l’élaboration du questionnaire, la conception d’un modèle d’échantillonnage par quotas, le mode de collecte des données et la méthode de pondération post-stratification. Chacune de ces composantes est décrite dans les sous-chapitres ci-après.

La population cible a été définie comme l’ensemble de la population mondiale âgée de 18 à 65 ans. Dans la pratique, elle est représentée dans l’enquête par des segments sélectionnés des populations nationales. La stratification par quotas a été conçue pour garantir la collecte de données dans toutes les régions du monde et pour assurer une représentativité nationale dans chaque pays. Cette représentativité nationale repose sur trois variables sociodémographiques : le sexe, la tranche d’âge et le lieu de résidence (région du pays).

Les pays sont regroupés en cinq régions mondiales selon les groupes régionaux d’États membres représentés aux Nations Unies (1) https://www.un.org/dgacm/fr/content/regional-groups : États d’Europe occidentale et autres États, États d’Europe orientale, États d’Amérique latine et des Caraïbes, États d’Asie et du Pacifique et États d’Afrique. L’enquête couvre 74 pays au total, soit 24 pays de plus qu’en 2023.

Dans chaque pays, 500 entretiens ont été menés avec des personnes issues de la population cible, à l’exception d’Antigua-et-Barbuda, des Bahamas, de la Jamaïque et de la Trinité-et-Tobago. Ces quatre pays ont été regroupés en un seul groupe, celui des “États des Caraïbes”, pour des raisons d’accessibilité et de représentativité. Pris individuellement, ces pays posaient certaines difficultés, notamment des panels en ligne difficilement accessibles, des populations de taille réduite et des échantillons nationaux souvent peu représentatifs. Leur regroupement a permis de constituer un ensemble stable et intéressant de personnes interrogées aux fins de l’analyse, sans toutefois négliger la diversité de la région. Au total, 500 entretiens ont été menés pour le groupe “États des Caraïbes” dans son ensemble.

Au total, 35 500 entretiens ont été menés dans l’ensemble des 74 pays couverts par l’enquête.

A2. Conception du questionnaire

L’enquête de 2025 a repris le questionnaire utilisé en 2023, dont le contenu avait fait l’objet de tests rigoureux, y compris des entretiens pilotes exhaustifs menés dans des conditions d’entretien réelles. Cette phase pilote avait permis de s’assurer de la validité et de la clarté des questions, de la pertinence des notes explicatives et de la durée totale des entretiens.

Le contenu et la structure du questionnaire étant restés inchangés en 2025, aucun test supplémentaire n’a été jugé nécessaire. La stabilité de l’instrument favorise les comparaisons entre les différentes éditions de l’enquête, évite la perte d’intérêt des personnes interrogées et garantit une évaluation continue des concepts clés au fil du temps.

A3. Couverture et adaptation linguistiques

La version finale du questionnaire, dont l’original a été établi en anglais, a été traduite en 33 langues. Ces traductions ont été fournies et passées en revue par l’OMPI dans un souci de précision et de pertinence pour chaque pays cible. À travers cette approche multilingue, la ou les principales langues nationales officielles de chacun des 74 pays cibles ont été couvertes dans leur intégralité.

Dans les pays comptant plusieurs langues officielles, comme la Bosnie-Herzégovine, le Cameroun, le Canada, le Kazakhstan ou la Suisse, les personnes interrogées ont eu la possibilité de répondre à l’enquête dans l’une ou l’autre de leurs langues officielles respectives. Au Maroc, l’enquête a également été proposée en français. Ces mesures ont été mises en œuvre afin de garantir la plus grande inclusivité possible et de minimiser l’exclusion de certains groupes de la population pour des raisons linguistiques.

Durant le processus de traduction, l’OMPI a procédé à des adaptations pour tenir compte de concepts culturellement sensibles et garantir la traduction précise de la terminologie propre à la propriété intellectuelle, préservant ainsi l’équivalence des concepts et la pertinence juridique dans les différentes langues et les différents contextes culturels.

A4. Échantillonnage

L’échantillonnage est le processus de sélection d’un sous-ensemble d’individus au sein d’une population plus large afin de collecter les données pertinentes nécessaires aux objectifs de l’étude. Pour l’enquête WIPO Pulse, la population cible a été définie comme l’ensemble de la population mondiale, issue de 74 pays couvrant cinq régions du monde.

Les données ont été collectées au moyen des panels nationaux d’accès en ligne mis à disposition par les partenaires de terrain Cint (2)Cint est un fournisseur d’infrastructure de recherche numérique certifié ESOMAR, qui exploite l’un des plus grands réseaux mondiaux d’échantillonnage pour les enquêtes en ligne. et TGM Research (3) TGM Research est une société internationale certifiée ESOMAR qui se concentre sur les enquêtes réalisées par smartphone auprès d’un vaste réseau de personnes situées dans le monde entier.. Ces panels sont constitués de personnes qui se portent volontaires pour participer à des enquêtes. Des procédures d’échantillonnage structurées ont été appliquées au sein des panels afin d’améliorer la représentativité. Le taux de pénétration de l’Internet dans chaque pays a été examiné lors de la conception de l’enquête, afin de faire en sorte que les enquêtes par panel en ligne soient viables et puissent atteindre d’importants segments de la population.

Un échantillonnage par quotas a été appliqué afin de tenir compte des principales catégories démographiques telles que l’âge, le sexe et la région géographique du pays concerné. Chaque échantillon national a été conçu pour refléter la composition de la population. Pour garantir une pertinence analytique et une comparabilité suffisantes entre les pays, l’étude s’est fixé un objectif de 500 entretiens dûment complétés par pays. Si cette méthode génère une représentation disproportionnée pour ce qui est de la taille de la population au niveau mondial, elle permet une analyse solide des différentes situations nationales.

Les disproportionnalités induites par ce modèle à taille d’échantillon fixe ont ensuite été corrigées lors de l’étape de la pondération, au moyen des ajustements post-stratification.

A5. Méthode de collecte des données

L’enquête a été réalisée à l’aide de la méthodologie CAWI d’entretiens Web assistés par ordinateur. Cette méthode a été choisie pour plusieurs grandes raisons. Ainsi, la méthode CAWI permet de collecter rapidement des données dans plusieurs pays et régions, ce qui la rend particulièrement adaptée aux enquêtes internationales à grande échelle. Le format en ligne garantit une présentation standardisée des questions, propose des options de réponse et favorise le routage, ce qui minimise l’impact de l’enquêteur et améliore la cohérence des données. La méthode CAWI permet aux personnes interrogées de répondre à l’enquête au moment et au rythme qui leur conviennent, ce qui peut améliorer la qualité des réponses et réduire le niveau de contrainte.

Pour garantir la qualité des données dans le cadre de la méthode CAWI, plusieurs mesures de contrôle qualité propres à chaque mode ont été mises en œuvre. La plateforme d’enquête a intégré une validation des données en temps réel afin d’éviter les réponses incohérentes ou non conformes, garantissant ainsi l’exhaustivité et la précision des données. Des questions pièges et des délais d’exécution minimum ont permis de repérer et d’exclure les réponses inattentives ou frauduleuses. Les panels en ligne utilisés font l’objet de procédures de vérification régulières, notamment la procédure en deux étapes visant à obtenir le consentement de l’utilisateur et la validation de son identité, dans un souci d’intégrité.

Du fait que la méthode CAWI a été utilisée exclusivement dans tous les pays et pour toutes les éditions de l’enquête, les problèmes d’équivalence entre les méthodes généralement associés aux méthodes mixtes ont pu être évités. Cette cohérence favorise la comparaison des résultats entre les pays et les différentes éditions. En outre, le questionnaire de l’enquête a été optimisé pour divers appareils, y compris les ordinateurs de bureau, les tablettes et les smartphones, offrant une expérience cohérente à toutes les personnes interrogées, indépendamment du support utilisé.

A6. Enquête de terrain

L’enquête de terrain a été menée entre le 20 février et le 25 avril 2025. Un système de gestion des échantillons alimenté par une base de données a été utilisé pour appliquer des contrôles de quotas et suivre les progrès tout au long de la période concernée.

Afin de favoriser une répartition représentative et aléatoire des personnes interrogées au sein de l’échantillon brut, les membres du panel ont été associés de manière aléatoire à des lots d’invitation. Ces lots ont été traités de manière séquentielle, chaque lot étant clôturé une fois que le nombre cible de réponses complètes était atteint. Les invitations ont été distribuées à différents moments de la journée et sur plusieurs jours afin de réduire les biais potentiels et de maximiser les taux de réponse.

Avant le lancement à grande échelle, un lancement graduel a été effectué dans chaque pays, sous la forme de 30 à 50 entretiens menés à leur terme. Cette phase a permis de vérifier la fonctionnalité technique et la précision linguistique des différentes versions nationales et linguistiques. Une fois cette validation obtenue, la principale phase de collecte des données a pu être lancée pour mener à bien les 450 à 470 entretiens restants par pays.

La durée moyenne de l’entretien était d’environ 10 minutes.

A7. Traitement et validation des données

Dans un souci de qualité des données et de rigueur méthodologique à travers tous les pays participants, l’ensemble des procédures liées à la programmation du questionnaire, au nettoyage des données et à la création des ensembles de données ont été entièrement centralisées.

Afin de se prémunir contre les réponses de mauvaise qualité, une question piège a été intégrée au questionnaire. En outre, des échantillons tirés des entretiens réalisés dans chaque pays ont été analysés de manière aléatoire tout au long de l’enquête de terrain, afin d’évaluer la validité des réponses, la cohérence interne et la fiabilité globale. Ces analyses ont notamment permis de vérifier les délais de réponse anormalement courts, les modèles de réponses illogiques et les signes indiquant des réponses en ligne droite. Par ailleurs, l’interprétation de certaines questions clés en fonction de la langue a fait l’objet d’un contrôle permanent pendant l’enquête de terrain afin de garantir l’équivalence des concepts et la clarté des différentes traductions.

À l’issue de la phase de terrain, toutes les données ont été soumises à un processus de validation en plusieurs étapes. Il s’agissait notamment de vérifier l’exhaustivité des réponses, l’application correcte de la logique conditionnelle et la cohérence interne entre les éléments apparentés. Une attention particulière a été accordée à la plausibilité des profils de réponse, notamment en ce qui concerne les valeurs atypiques et les données potentiellement infondées ou présentant une structure systématiquement identique.

Grâce aux contrôles de qualité en temps réel effectués lors de la collecte des données, les ensembles de données n’ont pas nécessité l’imputation de valeurs manquantes. Tout entretien ayant échoué aux contrôles de logique ou de qualité au cours de la phase de validation a été exclu de l’ensemble des données finales, dans un souci d’intégrité et de comparabilité des résultats.

A8. Analyse des non-réponses

Une analyse exhaustive des non-réponses a été réalisée dans le cadre des procédures de contrôle de la qualité des données. Les taux de réponse ont été calculés pour chaque pays afin de détecter d’éventuelles indications d’un biais de non-réponse. Ces taux varient d’un pays à l’autre, mais restent dans la fourchette prévue pour les enquêtes au moyen de panels en ligne.

Pour mieux évaluer les biais de non-réponse, les caractéristiques des données ont été comparées à des critères sociodémographiques nationaux. Cette comparaison a permis de détecter les écarts résultant d’une participation différenciée entre les sous-groupes. Dans la plupart des pays, ces écarts étaient minimes, démontrant l’efficacité de l’échantillonnage par quotas lors de l’enquête de terrain. En outre, les informations disponibles sur les non-réponses ont été utilisées pour comparer certaines caractéristiques clés avec celles des personnes interrogées. Ces comparaisons n’ont révélé aucune différence notable susceptible d’influer sur les résultats de l’enquête.

Pour remédier à tout biais résiduel, des pondérations post-stratification ont été appliquées. Des mesures préventives ont également été mises en œuvre durant la phase de terrain afin de réduire d’emblée le risque des biais de non-réponse. Ces mesures comprenaient des contrôles de quotas, un échantillonnage aléatoire selon des strates définies, un suivi en temps réel et une question piège visant à garantir la qualité des données. Collectivement, ces mesures ont permis de réduire les biais et de renforcer la validité et la comparabilité des résultats entre les pays et les régions.

A9. Pondération post-stratification

La stratification a posteriori vise à ajuster les données après l’achèvement de l’étude de terrain, afin de mieux tenir compte de la structure de la population cible. À cette fin, des pondérations sont calculées et appliquées aux données brutes avant de générer des résultats statistiques. L’analyse des données de l’enquête WIPO Pulse produit des résultats représentatifs aux niveaux des pays, des régions du monde et du monde entier. Cette représentativité a été atteinte grâce à une pondération post-stratification en deux étapes.

La première étape permet de s’assurer que les données de chaque pays représentent fidèlement sa population nationale. Pour ce faire, une pondération fondée sur des quotas a été appliquée à trois variables sociodémographiques clés : le sexe, les tranches d’âge et le lieu de résidence (région à l’intérieur du pays). Ces quotas ont déjà été utilisés lors de l’échantillonnage et de l’étude de terrain, afin d’aligner au mieux les données collectées sur les populations nationales concernées. Pour corriger tout écart résiduel, des pondérations post-stratification sont néanmoins appliquées.

La deuxième étape de la pondération post-stratification garantit que les données sont également représentatives aux niveaux régional et mondial. Puisque le même nombre d’entretiens ont été menés dans chaque pays, des pondérations ont dû être appliquées à la population pour ajuster l’échantillonnage. Ainsi, chaque pays contribue proportionnellement à la taille réelle de sa population, de sorte que les pays les plus peuplés ont un plus grand poids dans les chiffres régionaux et mondiaux.

Les données de chacun des quatre pays des Caraïbes qui ont été rassemblés dans le groupe des “États des Caraïbes” ont fait l’objet de la première étape de la pondération, afin d’améliorer la représentativité nationale. Ensuite, les données de ces quatre pays ont été agrégées à l’aide de coefficients de pondération liés à la taille de leur population, selon la deuxième étape du processus global de pondération. Le groupe des “États des Caraïbes” représente donc bien la population des différents pays, et les Caraïbes en tant que région.

Les tableaux ci-après présentent la taille réelle de l’échantillon (nombre d’entretiens terminés) pour chaque pays et groupe de pays, ainsi que la taille de l’échantillon pondéré en fonction de la population, obtenue à l’issue de la deuxième étape du processus de pondération post-stratification. La taille de l’échantillon pondéré en fonction de la population représente le nombre estimé de personnes dans la population cible (âgées de 18 à 65 ans) pour chaque pays ou groupe de pays.

A10. Tests statistiques et signification

Sauf indication contraire, toutes les différences et conclusions indiquées, telles que les comparaisons entre les résultats des éditions de 2023 et 2025, sont statistiquement significatives avec un niveau de confiance de 95%. La signification statistique est évaluée à l’aide de méthodes inférentielles standard, notamment des tests de comparaison entre des moyennes et des proportions. Une valeur p de 0,05 est appliquée, indiquant que la probabilité d’observer une différence donnée par hasard est inférieure au seuil spécifié. Cette méthode garantit que les tendances et les modèles indiqués ne sont pas des variations aléatoires, mais traduisent des différences significatives dans les données.

A11. Base analytique pour chaque sujet de propriété intellectuelle

Afin de mieux comprendre les données qui sous-tendent chacune des analyses thématiques figurant dans le présent rapport, le tableau ci-après indique la base analytique utilisée. La section consacrée à la perception des droits de propriété intellectuelle utilise des données filtrées : seules les réponses des participants ayant fait preuve d’une excellente compréhension du sujet de propriété intellectuelle concerné ont été intégrées dans l’analyse. Cette approche garantit que les résultats rapportés reposent sur des réponses fondées (4)On considère que les personnes interrogées connaissent suffisamment bien un sujet de propriété intellectuelle si elles font preuve d’une connaissance subjective (catégorie de réponse “4 :. J’en ai entendu parler et je connais assez bien ou très bien ce sujet” aux questions 3a à 3e, voir l’annexe B1. Questionnaire), mais aussi d’une connaissance objective (voir l’annexe C2. Calcul de l’Indice de connaissance)..

A12. Comparaison entre les différentes éditions

Pour assurer la comparabilité entre les éditions de 2023 et de 2025, une attention particulière a été accordée à la cohérence méthodologique. La formulation, la structure et l’ordre du questionnaire sont restés inchangés entre les deux éditions, ce qui a permis une comparaison directe des variables, sans besoin d’harmonisation supplémentaire.

La méthode de collecte des données était identique pour les deux éditions (méthode CAWI), et l’échantillonnage a suivi le même modèle et la même stratégie. La seule modification a été l’exclusion des personnes qui avaient participé à l’édition de 2023. Cette mesure a été prise pour garantir un échantillonnage transversal indépendant et minimiser les éventuels biais de réponse résultant d’une participation récurrente, notamment les effets de panel ou d’apprentissage. Malgré cet ajustement, le plan d’échantillonnage a continué de suivre les principes de la méthode des quotas pour garantir une bonne représentativité nationale.

Les 50 pays sondés en 2023 ont été à nouveau inclus dans l’enquête de 2025, et 24 pays supplémentaires y ont été ajoutés. Cette évolution ne présente pas d’incohérence méthodologique, car les mêmes procédures d’échantillonnage et de pondération ont été appliquées uniformément dans tous les pays. Au contraire, en élargissant la base de données à un plus grand nombre de pays et d’entretiens, elle renforce la fiabilité des estimations régionales et mondiales en améliorant la couverture géographique et en réduisant la variabilité des résultats agrégés.

Afin de vérifier que les différences observées entre 2023 et 2025 reflètent des évolutions réelles et non des incohérences méthodologiques, les conditions de l’évaluation ont été soigneusement contrôlées. D’autres critères sociodémographiques ont été vérifiés tout au long de l’enquête et n’ont montré aucun changement anormal entre les différentes éditions, ce qui confirme la stabilité et la comparabilité des échantillons obtenus. Le cas échéant, des analyses de sous-groupes, des contrôles de la répartition et d’autres méthodes de validation ont été utilisés pour confirmer que les tendances observées traduisent de véritables changements et non des anomalies.

A13. Limites

Si l’enquête a été conçue pour garantir la qualité et la comparabilité des données, il convient d’en reconnaître certaines limites.

L’usage exclusif de la méthode CAWI exclut les personnes qui n’ont pas accès à l’Internet ou ne disposent pas d’une culture numérique suffisante, ce qui peut entraîner une sous-représentation de certains groupes démographiques tels que les personnes âgées ou celles issues de certains milieux socioéconomiques. Dans les pays à faible taux de pénétration de l’Internet, les panels nationaux d’accès en ligne risquent de ne pas représenter pleinement la population générale. Des pondérations post-stratification reposant sur certains critères démographiques ont été appliquées pour améliorer la représentativité, mais un biais de couverture peut subsister.

Malgré des mesures préventives telles que l’échantillonnage par quotas et les ajustements par pondération, certains segments de la population, en particulier les personnes plus difficiles à atteindre ou moins actives, peuvent rester sous-représentés. En conséquence, un biais résiduel de non-réponse ne peut être totalement exclu.

La taille fixe de l’échantillon de 500 personnes interrogées par pays permet d’obtenir des estimations fiables au niveau national, mais limite la pertinence statistique des analyses au niveau des sous-groupes. Les résultats ventilés par âge, par sexe ou selon d’autres variables sociodémographiques doivent donc être interprétés avec la prudence qui s’impose. Pour assurer la représentativité aux niveaux régional et mondial, une deuxième étape de pondération post-stratification a été appliquée pour tenir compte des écarts de taille entre les populations des divers pays. Cela garantit que chaque pays contribue aux résultats proportionnellement à la taille de sa population. En conséquence, les entretiens menés dans les pays très peuplés pèsent davantage dans les données régionales et mondiales que ceux menés dans des pays plus petits. Cela signifie que les variations ou les valeurs atypiques au sein des pays fortement peuplés peuvent avoir un effet disproportionné sur les résultats régionaux et mondiaux, ce dont il faut tenir compte au moment de l’interprétation.