Le Directeur général de l'OMPI s'engage à soutenir la Bulgarie
Genève, 8 octobre 1999
Actualités UPD/1999/71
L'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) et le Gouvernement bulgare ont décidé de poursuivre leur collaboration en vue de moderniser et d'améliorer le système de propriété intellectuelle de Bulgarie afin que ce pays puisse tirer pleinement parti de la société de l'information au siècle prochain. Cette décision est intervenue après deux jours de discussion entre le directeur général de l'OMPI, M. Kamil Idris et les dirigeants bulgares, dont le président M. Petar Stoyanov, M. Alexander Boshkov, vice premier ministre et ministre de l'industrie, Mme Nadezhda Mihailova, ministre des affaires étrangères et Mme Emma Moskova, ministre de la culture, les 5 et 6 octobre 1999.
M. Idris a félicité le Gouvernement bulgare pour le prix qu'il n'avait cessé d'attacher à la protection de la propriété intellectuelle, tout en réaffirmant que l'OMPI était prête à soutenir et à aider la Bulgarie à renforcer son système de propriété intellectuelle. Lors d'une réunion avec le président Stoyanov, M. Idris a souligné le rôle fondamental qu'était appelé à jouer un système de propriété intellectuelle efficace en tant que mécanisme favorisant la création de richesse et le bien-être social et culturel, particulièrement dans un contexte où les systèmes économiques fondés sur la connaissance prennent de l'importance. M. Idris a évoqué les activités de coopération technique avec les pays en transition et affirmé que l'Organisation apporterait à la Bulgarie un soutien sans faille grâce à un plan d'action national établi sur mesure. Le directeur général a indiqué que l'Académie de l'OMPI coopérerait avec les organismes d'enseignement bulgares en organisant l'an prochain en Bulgarie un séminaire international sur l'enseignement de la propriété intellectuelle.
Le président Stoyanov a insisté sur les succès que son pays remportait depuis longtemps dans le domaine de la propriété intellectuelle et sur le souci constant qu'il avait de se conformer aux obligations internationales en matière de protection des droits de la propriété intellectuelle. Il a indiqué que son pays s'était récemment attaqué avec succès au piratage des oeuvres audiovisuelles. La Bulgarie a récemment consolidé sa législation en matière de propriété intellectuelle et renforcé les moyens de la faire respecter. Le président a affirmé que la visite de M. Idris était un encouragement pour son pays.
Lors d'une réunion avec M. Alexander Boshkov, vice premier ministre et ministre et l'industrie, M. Idris a évoqué l'idée que se faisait l'OMPI du rôle de la propriété intellectuelle et du capital intellectuel comme principales composantes des systèmes économiques fondés sur la connaissance qui seraient ceux du siècle prochain. Ce phénomène constituait à la fois un défi et une chance. M. Idris a insisté sur l'importance de l'information et du commerce électronique dans une société de l'information. Ont également été abordés la création éventuelle d'un réseau de centres nationaux destinés à promouvoir l'innovation. Les détails de la coopération de la Bulgarie avec l'OMPI, en particulier les nouvelles questions de propriété intellectuelle qui se posent au niveau mondial telles que la biotechnologie, la biodiversité, l'Internet, le commerce électronique ainsi que leur incidence sur le développement économique ont été abordés au cours d'une réunion avec la ministre des affaires étrangères, Mme Nadezhda Mihailova. L'OMPI aidera la Bulgarie à organiser des cours de formation spécialisés en matière de propriété intellectuelle à l'intention du personnel des services de la justice, des douanes et de la police. La ministre de la culture, Mme Emma Moskova a abordé la question de la propriété intellectuelle dans le domaine du folklore, des expositions dans les musées et des produits de l'artisanat tout en soulignant que des projets de loi sur ces questions étaient en préparation au ministère de la culture.
Dans un discours prononcé à l'Université de Sofia devant quelque 400 représentants des secteurs de l'université, de la recherche, de la justice et du monde des affaires, le directeur général a évoqué la stratégie de développement de la propriété intellectuelle au niveau mondial qu'avait adoptée l'OMPI pour faire face aux exigences du nouveau millénaire. Compte tenu de l'importance croissante de la propriété intellectuelle dans les questions clés qui se posent aux gouvernements, le directeur général a insisté sur l'importance d'une direction collective associant les États membres et le secteur privé afin de parvenir à une mondialisation sans marginalisation.
Le directeur général a ensuite énuméré un certain nombre de défis qui se posent aux dirigeants ainsi qu'à la communauté de la propriété intellectuelle dans son ensemble. Parmi ceux-ci, la nécessité de démythifier la propriété intellectuelle afin d'atteindre "la base et les principaux bénéficiaires du système de propriété intellectuelle". La simplification, la facilité d'accès, des communications efficaces ainsi que des méthodes et procédures de travail destinées à faire en sorte que le système de propriété intellectuelle soit largement utilisé et reconnu en tant qu'outil de croissance et de développement économique, font partie de ces défis importants à relever. Le directeur général a mentionné la nécessité d'élargir le débat sur la propriété intellectuelle afin d'y inclure "non seulement les implications juridiques de la propriété intellectuelle [...] mais aussi ses aspects humains, sociaux et économiques".
Mettant en relief l'importance de la propriété intellectuelle à l'ère du numérique, M. Idris a fait allusion à la croissance phénoménale des secteurs du logiciel et des loisirs qui doivent leur succès à "la créativité, à la connaissance et à l'information au cœur desquelles se trouve le système de propriété intellectuelle".
M. Idris a souligné que des pays comme la Bulgarie doivent être aidés dans les efforts qu'ils déploient pour développer pleinement leur potentiel créateur afin de stimuler leur prospérité économique. Selon lui "dans l'économie numérique du siècle prochain, trouver une réponse à ces questions signifierait qu'un pays comme la Bulgarie disposerait d'une opportunité extraordinaire d'attirer les investissements étrangers, de soutenir les inventeurs et
les innovateurs locaux, de protéger son propre patrimoine culturel et son folklore, d'améliorer ses propres techniques, de diffuser de façon efficace et rationnelle de précieuses informations techniques permettant de développer la richesse et l'autonomie du pays".
M. Idris a également visité l'Office des brevets de la République de Bulgarie. La Bulgarie est partie à tous les principaux traités de propriété intellectuelle administrés par l'Organisation. Membre de l'OMPI depuis le 19 mai 1970, elle est aussi partie à la Convention de Paris pour la protection de la propriété intellectuelle et à la Convention de Berne pour la protection des oeuvres littéraires et artistiques depuis 1921.
Pour plus d'informations, on est prié de s'adresser à la Section des relations avec les médias et avec le public, à l'OMPI :
- Tél. : (+41 22) 338 81 61 ou 338 95 47
- Tlcp. : (+41 22) 338 88 10
- Mél. : publicinf@wipo.int.