Transcription de l’interview vidéo avec Syngenta au sujet du système de Madrid

"Les marques font partie de tout portefeuille de propriété intellectuelle dans l’industrie. Elles sont extrêmement importantes pour protéger les énormes investissements que place le secteur industriel dans ses produits. Je pense que les enjeux sont plus importants aujourd’hui parce que les marques ont plus de valeur.

Nous sommes propriétaires de 35 000 marques dans le monde entier. À l’évidence, cela a des incidences en termes de coûts. Notre stratégie consiste généralement à utiliser le système de Madrid autant que possible car cela permet de réaliser des économies sur les plans financiers et administratifs.

L’utilisation du système de Madrid permet, dans de nombreux cas, de se passer d’un conseil en marques lors du dépôt d’une demande et, plus particulièrement une fois que la marque est enregistrée, si nous devons attribuer une marque ou enregistrer un changement de nom pour renouveler la marque, cela peut se faire à très peu de frais et très facilement à l’aide d’un formulaire de l’OMPI. Pas besoin de procurations; il n’y a rien à traduire. Tout est très facile.

Il est certain que nous ferons d’abord appel au système de Madrid avant d’envisager un enregistrement national.
Bien entendu, il faut avoir recours à l’enregistrement national pour certains types de marques purement locales ou pour des marques qui sont dans la langue locale.
Nous essaierions d’utiliser le système de Madrid même si nous n’avions que deux pays à désigner parce qu’un autre avantage du système est la désignation postérieure. Ainsi, il n’est pas nécessaire de décider dès le début dans quel pays on souhaite protéger la marque. On peut attendre et désigner ultérieurement les pays où l’on souhaite développer son marché.

Le système de Madrid offre un choix. Ce n’est pas une solution de rechange à la voie nationale, qui continue d’être utilisée. Mais nous avons constaté que le système de Madrid libère des fonds budgétaires pour des choses plus importantes telles que la lutte contre la contrefaçon.

Un des aspects que nous apprécions – du moins que j’apprécie – vraiment est le calculateur de coûts qu’on trouve sur le site Web de l’OMPI. Je l’ouvre fréquemment avec mes clients internes, le département du marketing, parce qu’on peut s’asseoir et se servir de l’outil en disant que telle marque doit être protégée dans tels pays; je peux cocher le nom du pays et trouver immédiatement le coût que cela impliquera. C’est donc une façon très pratique de déterminer les coûts.

C’est un bon système, je suis pour à 100%!"