Surmonter l’isolement économique grâce aux outils de propriété intellectuelle

Nom:Akoma Cooperative Multi-Purpose Society
Pays / Territoire:Ghana
Droit(s) de P.I.:Marques
Date de publication:19 novembre 2012
Dernière mise à jour:28 mai 2018

La coopérative multifonctionnelle Akoma, Ghana

La coopérative multifonctionnelle Akoma (AKOMA) est une organisation non gouvernementale d’agricultrices fondée en 2006 dans le village de Pusu-Namogo, dans le Haut-Ghana oriental.  Avec sa main d’œuvre exclusivement féminine, AKOMA a créé des emplois durables pour des centaines de villageoises au chômage, principalement dans le secteur de la production et de la vente du beurre de karité – un sous-produit du karité africain (le vitellaria paradoxa).

La coopérative AKOMA a créé des emplois durables pour des centaines de femmes au chômage dans le village de Pusu-Namogo,
principalement grâce à la production et à la vente de beurre de karité (Photo : AKOMA)

En développant les compétences agricoles de ses membres, en investissant dans de nouveaux moyens et procédés agricoles et en facilitant l’accès au marché international, l’ONG est parvenue à transformer radicalement la vie des habitants de ce village reculé.

Grâce aux nombreuses activités d’AKOMA, les villageoises ont diversifié et amélioré leurs exploitations, connu une augmentation de leurs revenus moyens et mis au point des projets communautaires.  De ce fait, les habitants de Pusu-Namago ont pu jouir de meilleures conditions de vie et de santé tout en préservant leur environnement.

Savoirs traditionnels

Le karité est un arbre typiquement africain que l’on trouve dans tout l’ouest, le centre et l’est du continent, notamment au Ghana.  Depuis des générations, les habitants de ces régions l’utilisent pour créer des produits alimentaires, médicaux et cosmétiques en raison de ses vertus pour la santé.

Dans cette région du monde, les noix de karité sont récoltées et écrasées pour la production d’une huile alimentaire.  Par ailleurs, la crème de couleur jaune – le beurre de karité – obtenue par pilonnage est utilisée par les femmes ghanéennes pendant leur grossesse (en application sur le ventre, pour atténuer les douleurs de l’accouchement) ou comme soin hydratant pour les nouveaux nés.

En outre, depuis des siècles, les noix de karité, que l’on surnomme parfois l’or des femmes, sont récoltées (de mai à octobre) et transformées par les femmes ghanéennes qui s’en servent pour les offrandes ou les vendent sur les marchés locaux.

Cependant, ces femmes ont longtemps été incapables de maximiser leurs gains du fait de leur isolement relatif et de leur accès limité aux marchés national et international.  La coopérative AKOMA a été créée pour unir les cultivatrices de Pusu-Namogo, établir de nouveaux débouchés pour leurs produits et améliorer la tradition de la culture du karité.

Recherche-développement

La coopérative AKOMA – dont le nom signifie cœur – a été établie par Angus Klufio, un entrepreneur d’origine ghanéenne né et élevé au Royaume-Uni.  M. Klufio – qui a également fondé Akoma International UK Limited (AIL), est un producteur et fournisseur de produits cosmétiques à Derby (Royaume-Uni) et a initialement créé cette ONG pour assurer à son entreprise un approvisionnement régulier en beurre de karité.

Titulaire d’un diplôme en informatique et en gestion de la chaîne d’approvisionnement, M. Klufio, qui a également de la famille au Ghana et qui dispose d’une vaste expérience du secteur de la grande distribution au Royaume-Uni, était bien placé pour mettre en relation les agricultrices marginalisées de ce pays d’Afrique de l’Ouest et les clients européens.  Pour réaliser ses rêves, M. Klufio a abandonné sa carrière dans la grande distribution et a mis son expérience au profit de la culture du karité à Pusu-Namogo.

 

Le karité est un arbre typiquement africain que l’on trouve dans tout l’ouest, le centre et l’est du continent, notamment au Ghana
(Photo: Flickr/africarising)

Ainsi, en 2004, avant de créer AIL et AKOMA, M. Klufio a conçu un site Web
 – Akoma-Trade.com – pour relier productrices ghanéennes et entreprises internationales.  La même année, le fondateur d’AKOMA a établi Trade Akoma Ghana Limited (TAG), une entreprise tournée vers l’exportation basée au Ghana qui est ensuite devenue une filiale d’AIL.  L’entrepreneur a su tirer parti de l’expérience acquise dans ce contexte ainsi que de l’infrastructure et des réseaux commerciaux de ces entreprises pour créer AKOMA.

Pour fonder son ONG, M. Klufio a pris part à des activités de recherche‑développement et a notamment effectué une analyse détaillée des tendances du marché.  Sur la base de ces études, il a pu concevoir un plan d’activité viable pour l’achat, au Ghana, d’ingrédients destinés à la fabrication de cosmétiques au Royaume-Uni.

En 2006, M. Klufio, à la tête d’entreprises au Ghana et au Royaume-Uni, s’est adressé, au Ghana, à une église qui l’a mis en contact avec une communauté susceptible de lui vendre du beurre de karité destiné à l’exportation.  À Pusu-Namogo, une zone affichant de forts taux de chômage et d’analphabétisme mais dotée d’une solide tradition de la culture du karité, M. Klufio a utilisé AIL, TAG et AKOMA pour organiser le travail des femmes.

Il a ainsi pu les former à plusieurs procédures clés, y compris à des méthodes sûres de récolte, d’entreposage et de traitement des noix de karité, ainsi qu’aux rudiments de la comptabilité et de la gestion, notamment de leurs horaires de travail.

Dans ce contexte, il a reçu un important soutien de la part de ProKarité – une entreprise d’assurance qualité pour le secteur du karité basée à Bamako (Mali).  Une fois leurs processus de production accrédités par ProKarité, les sociétés AIL et TAG ont commencé à acheter à AKOMA des matières premières pour le marché britannique des cosmétiques.

En 2007, par l’intermédiaire de ses sociétés d’exportation et de cosmétiques, M. Klufio a acquis de nouveaux terrains dans le village, destinés à de nouvelles installations pour la transformation du karité, augmentant ainsi la capacité de production de l’ONG.  Achevée en 2008 grâce à un investissement, par l’entrepreneur, de 80 000 dollars des États-Unis d’Amérique, l’usine de transformation du karité (avec deux entrepôts pouvant accueillir jusqu’à 12 000 sacs de noix) a permis d’augmenter la productivité tout en allégeant la charge de travail physique liée au traitement des noix.

Grâce à l’évolution de la recherche-développement, certaines parties du processus de production ont pu être mécanisées et il est désormais possible de produire un gros seau de noix de karité décortiquées en trois à quatre minutes (contre quatre heures avec les méthodes traditionnelles).

Depuis 2012, la production de beurre de karité à l’usine d’AKOMA repose sur un procédé partiellement mécanisé comprenant les étapes suivantes : récolte des fruits du karité;  extraction et lavage des amandes;  tri des amandes propres et séchage;  concassage et torréfaction;  refroidissement et affinage;  incorporation d’eau et barattage (pour séparer le beurre des autres composants);  mise à ébullition et filtrage du beurre et de l’huile ainsi obtenus.  L’huile est ensuite brassée et refroidie et se solidifie jusqu’à former un beurre de karité prêt à l’emballage et à l’exportation.

Toujours en 2012, AKOMA a créé un système simplifié de gestion de l’approvisionnement (de la récolte jusqu’à la transformation et à l’exportation) qui permet de produire 45 tonnes de beurre karité par an.

Marques et commercialisation

Pour appuyer l’arrivée d’AKOMA sur le marché international du beurre de karité, M. Klufio a utilisé ses sociétés pour mettre au point une solide stratégie en matière de marques et de commercialisation.  À cette fin, il s’est orienté vers la conception de multiples  produits de qualité et a créé une forte identité éthique pour l’ONG et les sociétés qui y sont associées.

Le beurre de karité de l’ONG a été stratégiquement positionné sur le créneau des marchandises acquises et produites de façon
éthique; son utilisation est recommandée en raison de ses bienfaits pour la santé (Photo : AKOMA)

Ainsi que l’a déclaré M. Klufio : “chez [AIL et TAG], nous choisissons de travailler d’une manière qui soit bénéfique à toutes les personnes impliquées, de l’approvisionnement éthique en matières premières à la vente de [produits] cosmétiques naturels de qualité et à valeur ajoutée.  Ainsi, nous tentons d’avoir un effet positif sur les économies émergentes du monde en développement, particulièrement au Ghana”.

Pour produire des ingrédients de qualité pour l’industrie cosmétique, AKOMA collabore avec des organismes internationaux d’assurance qualité, notamment Fairtrade Labeling Organization International (FLO) – un organisme mondial chargé de l’élaboration de normes de certification pour les producteurs des marchés émergents.

Selon une évaluation de la qualité effectuée par cet organisme en 2009, le beurre de karité d’AKOMA satisfait aux normes de certification en matière de commerce équitable (engagement en faveur de la transparence et de la reddition de comptes et paiement d’un prix équitable pour les produits).

En plus d’établir des normes de qualité, l’organisation FLO prévoit une prime de commerce équitable – qui garantit aux producteurs un montant fixe pour leurs marchandises (source de stabilité dans leurs revenus) ainsi qu’une autre allocation – la prime sociale – pour la mise en place de programmes communautaires (comme des écoles).  Par ailleurs, les exploitations relevant de l’ONG ont obtenu un certificat de la Soil Association (SA) – une organisation établie à Bristol (Royaume-Uni) qui soutient une alimentation, une agriculture et une utilisation des terres durables.

En plus des mesures prises par AKOMA pour améliorer la qualité de ses récoltes sauvages, la société AIL a adopté des critères de sécurité pour ses produits en collaboration avec Campaign for Safe Cosmetics (CSC) – une coalition d’organismes de santé publique et de consommateurs qui fait la promotion de la sécurité pour les produits cosmétiques.

En signant en 2010 le texte intitulé Compact for the Global Production of Safer Health and Beauty Products de la CSC (un engagement, par les entreprises du secteur, de ne pas utiliser de produits chimiques toxiques, tels que le plomb, dans leurs produits), la société AIL s’est engagée publiquement à créer des produits cosmétiques respectant certains critères de sécurité.

Avec un processus de production reposant sur la certification du FLO et de la Soil Association et grâce à l’apposition de labels de qualité bien visibles sur les produits (notamment lorsqu’il s’agit de l’approbation d’organismes publics), la coopérative AKOMA et la société AIL sont parvenues à différencier leurs matières premières et leurs ingrédients de ceux de leurs concurrents.

Simultanément, AIL a positionné les produits cosmétiques dérivés des matières premières d’AKOMA sur le marché des produits certifiés éthiques et a assuré ses clients de la sécurité de ces produits.  Le beurre de karité d’AKOMA a été stratégiquement positionné de cette manière et a été commercialisé par AIL comme un produit sain.

 

En effet, de par ses propriétés naturelles (richesse en vitamines A et E), cet ingrédient est présenté par AIL comme un remède
à divers problèmes de santé, notamment sécheresse cutanée, coupures, brûlures et dermatitis (une réaction allergique cutanée)
(Photo: AKOMA).

Le beurre de karité soigne également d’autres maux, comme l’eczema(une affection de la peau qui entraîne desquamation et démangeaisons) et le psoriasis (une affection de la peau qui entraîne rougeurs et irritation).

En plus d’être commercialisé comme un produit sain, le beurre de karité pur d’AKOMA est utilisé par AIL pour diverses marques de cosmétiques.  AIL a conçu plusieurs produits certifiés (certification FLO) comme le beurre de karité pur d’AKOMA (utilisé en cas de sécheresse cutanée, de blessure ou de brûlure), le savon noir biologique du Ghana (utilisé pour le bain), le savon de luxe fait main et les masques hydratants pour le visage.

Par ailleurs, AIL a renforcé ses activités commerciales en diversifiant (dès 2012) sa gamme de produits pour y inclure quatre lignes de produits pour la peau conçus avec de l’huile de coco, des sels de bain, et des graines et poudres de cacao.

AKOMA et sa filiale de production commercialisent également le beurre de karité sur la base d’accords visant à approvisionner des entreprises cosmétiques du Royaume-Uni (comme Bulldog Natural Grooming (Bulldog), un fabricant de produits cosmétiques pour hommes établi dans l’Ouest londonien).

La crème hydratante et les produits de rasage ECOSYSTEM de Bulldog, par exemple, contiennent du beurre de karité produit par l’ONG.

Grâce à un processus stratégique d’amélioration de la qualité, au positionnement des produits sur des créneaux de niche, à l’élaboration de nouveaux produits et à la collaboration avec un fabricant international de cosmétiques, l’ONG a su placer ses matières premières sur le marché international.

Marques

L’ONG et ses partenaires commerciaux, qui ont élaboré des ingrédients de qualité grâce à un mode d’approvisionnement éthique et qui ont créé des marques attractives pour renforcer leur réputation, ont tiré parti de leur collaboration avec des entreprises de cosmétiques telles que Bulldog.  Ces entreprises ont également amélioré leur image grâce à la réputation d’AKOMA et de son beurre de karité.

La société Bulldog et l’ONG ont pu profiter d’une image de marque
favorisée par le système de la propriété intellectuelle; la marque de la
société (en photo) a été enregistrée au Royaume-Uni et dans l’Union
européenne (Image : UKIPO).

Pour renforcer plus avant sa position et son image de marque, la société Bulldog s’appuie sur le système de la propriété intellectuelle.  Le nom de la société Bulldog, partenaire essentiel d’AKOMA, a été enregistré en tant que marque (en 2006 et 2007) au Royaume-Uni (le marché le plus lucratif du fabricant de cosmétiques et de l’ONG), via son office national de la propriété intellectuelle (UKIPO).

Par ailleurs, en 2008, la société a déposé une demande d’enregistrement d’un mot et d’une marque figurative au niveau de l’Union européenne, un autre marché clé pour AKOMA et Bulldog, via l’Office de l’harmonisation dans le marché intérieur.  Avec des actifs protégés par des droits de propriété intellectuelle, Bulldog souhaite différencier ses produits de ceux de ses concurrents tout en améliorant sa réputation – et, par extension, celle de ses fournisseurs ghanéens – auprès de ses clients.

En outre, grâce aux supports promotionnels utilisés par la société Bulldog – notamment des références explicites à AKOMA sur son site Web – Bulldog et AKOMA jouissent toutes deux d’une image de marque mutuellement renforcée.

Environnement et santé publique

Bien que Pusu-Namogo soit doté d’un riche patrimoine agricole (notamment avec la culture des karités;  70% des membres de la communauté sont agriculteurs selon les données recueillies par AKOMA en 2012), le village connaît des difficultés environnementales et socioéconomiques, notamment des problèmes sanitaires et une économie affaiblie.

Les habitants du village ont dû lutter contre un certain nombre de maladies, notamment le paludisme, le kwashiorkor (une maladie infantile causée par des carences nutritives aiguës, notamment en protéines) et le beriberi (une affection du système nerveux causée par des carences en vitamines).  Ces problèmes ont été aggravés par les taux élevés d’analphabétisme et de chômage dans le village.

Pour faire face à ces problèmes, AKOMA et les sociétés et partenaires qui lui sont associés ont renforcé les capacités du village de Pusu-Namogo grâce à de solides politiques en matière d’environnement, d’enseignement et de santé publique.  En collaborant avec des organismes tels que FLO, CSC, SF et ProKarité, l’ONG s’est assurée que des modes de production biologiques et écologiques étaient en place, ce qui s’est traduit par une réduction de l’utilisation des pesticides chimiques dangereux.

Ces stratégies respectueuses de l’environnement favorisent la conception de produits sains et réduisent les risques pour l’environnement, notamment la pollution des eaux souterraines et des sols.  Elles réduisent également les risques sanitaires pour les hommes et les animaux.

Par ailleurs, les agricultrices d’AKOMA ont appris à récolter les noix de karité en préservant l’environnement.  Ainsi que l’a déclaré M. Klufio, “les productrices récoltent, recueillent la matière première et préparent les ingrédients sans perturber l’écosystème local.”  En outre, la collaboration d’AKOMA avec FLO a permis à l’ONG d’investir dans le renforcement des ressources humaines du village.

Grâce aux normes de l’organe de certification, AKOMA a pu toucher des primes plus élevées pour son beurre de karité – le prix garanti par FLO compte tenu de la prime de commerce équitable était de 185 euros par tonne de beurre de karité en 2012.

Ces recettes supplémentaires ont été investies dans des initiatives communautaires dans le cadre de la prime sociale – notamment un plan quinquennal qui se traduira par des améliorations dans l’école du village (uniformes pour les élèves;  construction d’une bibliothèque;  acquisition de matériel scolaire et création d’infrastructures de loisirs).

D’autres programmes communautaires financés au moyen de la prime de commerce équitable prévoient des formations pour les femmes de la coopérative;  des séminaires sur la santé publique et des politiques d’assurance pour les femmes et leur famille;  et des initiatives de diffusion de l’information (explication du rôle des services publics en faveur de la communauté).

Ces initiatives ont endigué la montée de la pauvreté, mis un frein à la dégradation de l’environnement et permis de lutter contre la maladie à Pusu-Namogo;  elles ont également donné aux villageois la possibilité de pénétrer le marché international grâce à des produits de qualité et à valeur ajoutée.

Dans ce contexte, les cultivatrices du karité de Pusu-Namogo ont appris à diversifier leurs sources de revenus.  En effet, en 2012, les productrices d’AKOMA travaillaient le beurre de cacao, s’occupaient de l’extraction de l’huile de baobab et apprenaient le métier d’artisan (pour devenir couturières, par exemple).

 

En 2012, les productrices d’AKOMA travaillaient le beurre de cacao, s’occupaient de l’extraction de l’huile de baobab (voir la photo) et
apprenaient le métier d’artisan (Photo: Flickr/Harvey Barrison)

Comme l’a déclaré le fondateur de l’ONG, “[l’ONG] ne dépendra pas uniquement du beurre de karité.  Dans une société polyvalente, les productrices peuvent apprendre et choisir d’autres métiers et se former à d’autres compétences.”  En outre, les produits issus de ce processus de diversification sont commercialisés avec succès au Ghana.

Résultats commerciaux

Depuis sa création, AKOMA a considérablement transformé la vie et les sources de revenus de ses membres.  En raison de sa collaboration avec des organismes tels que FLO, l’ONG a pu exiger 2640 euros par tonne de beurre de karité – un montant plus élevé que le taux en vigueur dans le secteur.

Selon AKOMA, ces revenus supérieurs à la moyenne signifient que les agricultrices de Pusu-Namago gagnent quatre fois plus qu’avant la création de l’ONG.  Par ailleurs, l’ONG a fait en sorte que ses agricultrices puissent répondre à la demande toujours plus forte de matières premières sur le marché international.

Depuis 2012, AKOMA approvisionne en beurre de karité plusieurs fabricants de produits cosmétiques dans plusieurs pays et régions, notamment le Commonwealth d’Australie, l’Union européenne et le Japon.  Toujours en 2012, le nombre de membres de l’organisation a augmenté, passant de 45 (au moment de sa création) à plus de 300 femmes agricultrices.

Une expérience loin d’être superficielle

Le fondateur d’AKOMA, avec sa vaste expérience du secteur et ses rêves, a découvert une communauté d’agricultrices compétentes et fières de leur tradition agricole, mais sans accès direct au marché international.  En organisant leur travail au sein d’une coopérative et en développant leurs capacités, M. Klufio a lancé un processus qui allait changer leurs vies pour le mieux.

Grâce à son excellente réputation dans la production de matières premières de qualité, l’ONG a pu former des accords de commercialisation et tirer parti de sa collaboration avec des partenaires dotés d’actifs de propriété intellectuelle.

Les agricultrices d’un village ghanéen ont montré comment une communauté reculée pouvait sortir de la marginalisation économique et sociale et avancer vers une vie meilleure, avec de meilleures perspectives d’avenir, pour elles-mêmes et leur famille.