Indice mondial de l’innovation 2018 : la Chine fait son entrée parmi les 20 premiers pays. En tête du classement : Suisse, Pays-Bas, Suède, Royaume-Uni, Singapour, États-Unis d’Amérique

New York, 10 juillet 2018
PR/2018/819

Publié conjointement par l’OMPI, l’Université Cornell, l’INSEAD et les experts partenaires de l’édition 2018 de l’Indice mondial de l’innovation, la Confédération des industries indiennes, Strategy&, l’entité de conseil en stratégie de l’entreprise PwC, la Confédération nationale de l’industrie (Brésil) et le Service brésilien d’aide aux microentreprises et petites entreprises (Sebrae)

La Chine a fait son entrée parmi les 20 pays les plus innovants au monde, la Suisse restant en tête du classement de l’Indice mondial de l’innovation publié chaque année par l’Université Cornell, l’INSEAD et l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI). Parmi les 10 premiers pays, on trouve notamment les Pays-Bas, la Suède, le Royaume-Uni, Singapour, les États-Unis d’Amérique, la Finlande, le Danemark, l’Allemagne et l’Irlande.

Vidéo: Conférence de presse Video (Visionner sur YouTube)

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Dossiers par pays

L’Indice mondial de l’innovation, qui en est à sa onzième édition, est un outil quantitatif détaillé destiné à aider les décideurs du monde entier à mieux comprendre comment stimuler l’activité inventive, moteur de la croissance économique et du développement humain. L’Indice établit un classement de 126 pays en s’appuyant sur 80 indicateurs allant du nombre de demandes de titres de propriété intellectuelle déposées à la création d’applications mobiles, aux dépenses en matière d’éducation et aux publications scientifiques et techniques.

Le classement de la Chine à la dix-septième place cette année constitue une avancée majeure pour une économie connaissant une évolution rapide résultant de la politique menée par le gouvernement, qui donne la priorité à l’inventivité découlant d’une recherche-développement intensive. Si les États-Unis d’Amérique ont reculé à la sixième place dans l’Indice 2018, ils n’en demeurent pas moins un géant de l’innovation qui a produit une grande partie des principales entreprises de haute technologie dans le monde et des innovations qui ont changé notre vie.

Temps forts du rapport

Vidéo: les partenaires de l’Indice mondial de l’innovation sur le thème “L’innovation, source d’énergie pour le monde entier”. (Visionner sur YouTube)

Vidéo: Le Directeur général, Francis Gurry, à propos de l’Indice mondial de l’innovation 2018. (Visionner sur YouTube)

“La croissance rapide de la Chine témoigne de l’orientation stratégique donnée par les plus hauts dirigeants du pays, soucieux de renforcer ses capacités à l’échelle mondiale en matière d’innovation et de faire passer la base structurelle de l’économie à des industries plus fortement axées sur les savoirs, qui dépendent de l’innovation pour préserver leur avantage concurrentiel”, a déclaré le Directeur général de l’OMPI, Francis Gurry. “Elle annonce l’avènement d’une innovation multipolaire”.

Classement mondial

En un coup d’œil

GII 2018 top 10 animation
Vidéo: les 10 pays les plus performants selon l’Indice mondial de l’innovation 2018.
  1. Suisse (numéro 1 en 2017)
  2. Pays-Bas (3)
  3. Suède (2)
  4. Royaume-Uni (5)
  5. Singapour (7)
  6. États-Unis d’Amérique (4)
  7. Finlande (8)
  8. Danemark (6)
  9. Allemagne (9)
  10. Irlande (10)
  1. Israël (17)
  2. République de Corée (11)
  3. Japon (14)
  4. Hong Kong (Chine) (16)
  5. Luxembourg (12)
  6. France (15)
  7. Chine (22)
  8. Canada (18)
  9. Norvège (19)
  10. Australie (23)

Davantage de bons élèves en matière d’innovation

Un groupe de pays à revenu intermédiaire ou faible a enregistré des résultats nettement supérieurs en matière d’innovation contrairement à ce laissait présager leur niveau de développement actuel. En 2018, vingt pays au total se classent parmi les “bons élèves en matière d’innovation”, trois de plus qu’en 2017. L’Afrique subsaharienne abrite six d’entre eux, dont le Kenya, le Rwanda et l’Afrique du Sud, tandis que cinq se trouvent en Europe orientale.

L’Indonésie, la Malaisie, la Thaïlande et le Viet Nam ont continué de progresser dans le classement, se rapprochant des puissances régionales telles que la Chine, le Japon, Singapour et la République de Corée.

“Avec le temps, un certain nombre de pays émergents se positionnent en tant que principaux acteurs du paysage de l’innovation“, a indiqué Soumitra Dutta, ancien doyen et professeur de gestion à l’Université Cornell. “Outre la Chine, qui figure déjà parmi les 25 premiers du classement, le pays à revenu intermédiaire se rapprochant le plus du groupe de pays en tête du classement est la Malaisie. D’autres pays présentant un intérêt à ce titre sont l’Inde, la République islamique d’Iran, le Mexique, la Thaïlande et le Viet Nam qui ne cessent de progresser dans le classement”.

Nouvelles conclusions et données actualisées

D’autres nouveautés figurant dans l’Indice mondial de l’innovation de cette année concernent, notamment :

  • une enquête actualisée sur les “principaux parcs scientifiques et technologiques” dans le monde, axée sur les publications scientifiques en sus des demandes internationales de brevet afin de mettre en évidence les zones dans lesquelles l’activité inventive est particulièrement intense. Les zones situées aux alentours de Tokyo-Yokohama et Shenzhen-Hong Kong sont en tête, tandis que les États-Unis d’Amérique abritent le plus grand nombre de hauts lieux de l’invention, soit 26;
  • un nouvel “Inventaire vert selon la CIB” témoignant d’une baisse inquiétante du nombre de demandes de brevet déposées dans le domaine de l’énergie respectueuse de l’environnement, alors que le taux de publication de brevets verts avait culminé en 2012;
  • un examen approfondi des pays ayant adopté des stratégies efficaces en matière d’innovation en transformant les investissements réalisés dans les domaines de l’éducation et de la recherche et les dépenses de recherche-développement en produits de l’innovation de haute qualité. Les chefs de file sont la Suisse, le Luxembourg, la Chine, les Pays-Bas, l’Ukraine, la République de Moldova, Malte, la Hongrie, l’Allemagne et la Suède;
  • un nouvel indicateur de la création d’applications mobiles, Chypre, la Finlande et la Lituanie étant les chefs de file à l’échelle mondiale de la mise au point d’applications mobiles par rapport à leur PIB.

Thème de l’Indice mondial de l’innovation 2018 : “L’innovation, source d’énergie pour le monde entier”

L’édition 2018 de l’Indice mondial de l’innovation, intitulée “L’innovation, source d’énergie pour le monde entier”, met l’accent sur la nécessité de développer l’innovation dans le domaine des technologies vertes respectueuses de l’environnement, sur fond de besoins croissants en énergie dans le monde entier. Les projections indiquent que, d’ici à 2040, les besoins en énergie à l’échelle mondiale seront jusqu’à 30% supérieurs à leur niveau actuel et les approches conventionnelles en matière d’augmentation de l’approvisionnement en énergie se révèlent intenables au regard des changements climatiques.

“L’innovation est, de toute évidence, indispensable pour résoudre l’équation énergie/environnement, mais gardons à l’esprit que cette innovation ne peut pas être uniquement technologique. De nouveaux modèles socioéconomiques et modèles d’affaires sont nécessaires, y compris au moyen de mesures visant à promouvoir des villes intelligentes, la mobilité fondée sur le covoiturage – et une citoyenneté mondiale mieux informée de l’incidence des diverses politiques énergétiques”, selon Bruno Lanvin, directeur exécutif chargé des indices mondiaux à l’INSEAD. “En définitive, nous devons faire en sorte que les solutions apportées aux défis qui nous sont posés dans le domaine de l’énergie soient adaptées aux besoins locaux, ne créent pas de bouleversements supplémentaires et réduisent les inégalités”.

Un certain nombre de conclusions ont été tirées dans l’Indice mondial de l’innovation en ce qui concerne l’innovation associée aux énergies non polluantes, à savoir que de nouvelles avancées technologiques sont nécessaires tout au long de la chaîne de valeur de l’énergie et que les politiques publiques seront décisives dans la transition vers une énergie plus propre.

“Dans le secteur énergétique, l’innovation joue un rôle essentiel dans la stratégie des entreprises. Les responsables du secteur de l’énergie sont tout à fait conscients du fait qu’ils se trouvent sur un terrain particulièrement mouvant et la manière dont les entreprises innovent en s’appuyant sur de nouveaux types d’énergie et de techniques de distribution déterminera leur capacité à survivre à cette mutation. Ce marché évoluera au cours des prochaines décennies. Comme il ressort de nos recherches, les énergies renouvelables devenant de plus en plus viables, l’industrie électrique pourrait devenir un véritable filon pour l’innovation”, a déclaré Barry Jaruzelski, associé principal chez Strategy&, l’entité de conseil en stratégie de l’entreprise PwC, l’un des experts partenaires de l’Indice mondial de l’innovation.

GII 2018 Q&A
Vidéo: les questions traitées dans l’édition de 2018 de l’Indice mondial de l’innovation.

Chefs de file de l’innovation au niveau régional

Classement régional Pays Classement mondial selon l’Indice mondial de l’innovation 2018
Amérique du Nord
1 États-Unis d’Amérique 6
2 Canada 18
Afrique subsaharienne
1 Afrique du Sud 58
2 Maurice 75
3 Kenya 78
Amérique latine et Caraïbes
1 Chili 47
2 Costa Rica 54
3 Mexique 56
Asie centrale et du Sud
1 Inde 57
2 République islamique d’Iran 65
3 Kazakhstan 74
Afrique du Nord et Asie occidentale
1 Israël 11
2 Chypre 29
3 Émirats arabes unis 38
Asie du Sud-Est, Asie de l’Est et Océanie
1 Singapour 5
2 République de Corée 12
3 Japon 13
Europe
1 Suisse 1
2 Pays-Bas 2
3 Suède 3

Amérique du Nord

Deux des 20 premiers pays du classement de l’Indice mondial de l’innovation de cette année se situent en Amérique du Nord.

  • Les États-Unis d’Amérique sont sixième au classement mondial cette année, en recul de deux rangs par rapport à 2017, une évolution en partie liée à des changements de modèle. Dans l’absolu, les États-Unis d’Amérique demeurent les principaux fournisseurs d’intrants et d’extrants essentiels en matière d’innovation, notamment au regard de l’investissement dans la recherche-développement et ils occupent la deuxième place derrière la Chine en ce qui concerne le nombre de chercheurs, de brevets et de publications scientifiques et techniques. Pour la troisième année consécutive, les États-Unis d’Amérique dépassent le Royaume-Uni au regard de la qualité de leurs universités, les meilleurs résultats ayant été obtenus par le Massachusetts Institute of Technology (MIT), Stanford, et l’Université de Harvard.
  • Le Canada, qui reste dix-huitième au classement mondial, obtient de bons résultats en ce qui concerne la facilité de création d’entreprises et les opérations de capital-risque.

Europe

Onze des 20 pays les plus innovants se situent en Europe, y compris les trois premiers du classement, la Suisse (première), les Pays-Bas (deuxième) et la Suède (troisième).

  • La Suisse occupe la première place au classement de l’Indice mondial de l’innovation pour la huitième année consécutive. Elle se classe en tête eu égard à divers indicateurs relatifs aux brevets et aux titres de propriété intellectuelle et deuxième pour les produits manufacturés à moyenne et forte intensité technologique. Elle figure parmi les chefs de file à l’échelle mondiale pour ce qui concerne les dépenses de recherche-développement et la qualité des universités locales.
  • Les Pays-Bas obtiennent le deuxième meilleur classement mondial en matière d’innovation. Ils disposent d’un réseau d’entreprises fort et interconnecté qui collabore étroitement avec les universités. L’exportation de licences de propriété intellectuelle permet d’internationaliser le secteur des entreprises.
  • La Suède occupe la troisième place au classement mondial. Elle conserve sa première place en ce qui concerne les demandes de brevet par pays d’origine selon le Traité de coopération en matière de brevets (PCT) administré par l’OMPI. Ses performances en matière de créativité en ligne ont été améliorées.

Asie du Sud-Est, Asie de l’Est et Océanie

Cette année, tous les pays de la région Asie du Sud-Est, Asie de l’Est et Océanie figurent parmi les 100 premiers pays dans le classement. Dans cette région, Singapour (cinquième), la République de Corée (douzième) et le Japon (treizième) sont les mieux classés.

  • Singapour conserve sa première place au regard des indicateurs suivants : efficacité des services publics, qualité du système réglementaire et sorties d’investissements étrangers directs. Singapour obtient également de bons résultats pour la stabilité politique et la sécurité, la capitalisation boursière des entreprises, les entrées d’investissements étrangers directs, les produits manufacturés à moyenne et forte intensité technologique et les exportations nettes de technologies de pointe.
  • Le Japon se classe premier en ce qui concerne un certain nombre d’indicateurs : dépenses intérieures brutes en recherche-développement financées par les entreprises, familles de brevets dans deux ou plusieurs offices et recettes tirées de la propriété intellectuelle.
  • La République de Corée continue de figurer parmi les pays les mieux classés pour les demandes de brevet par pays d’origine et divers indicateurs destinés à mesurer les activités de recherche-développement (dépenses intérieures brutes en recherche-développement, recherche-développement financée et réalisée par les entreprises et qualité de l’équipe de recherche dans les entreprises privées). Elle conserve également la première place pour les dessins et modèles industriels par pays d’origine et les exportations nettes de technologies de pointe. Elle occupe le huitième rang en ce qui concerne la création d’applications mobiles, l’indicateur qui vient d’être introduit.

Asie centrale et du Sud

L’Inde conserve la première place dans la région Asie centrale et du Sud, progressant de trois rangs en passant de la soixantième place dans le classement de 2017 à la cinquante-septième place cette année. La République islamique d’Iran reste deuxième au niveau régional. Le Kazakhstan occupe la troisième place.

  • L’Inde s’est hissée à la cinquième place du classement des pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure. Elle a également obtenu, pour la huitième année consécutive, d’excellents résultats en matière d’innovation par rapport à son PIB par habitant. L’Inde obtient de bons résultats en ce qui concerne un certain nombre d’indicateurs : croissance de la productivité et exportation de services dans le domaine des technologies de l’information et de la communication.

“Compte tenu de sa taille et des progrès en matière d’innovation, l’Inde pourrait véritablement faire la différence dans le paysage mondial de l’innovation au cours des prochaines années. Le Gouvernement indien et la Confédération des industries indiennes collaborent étroitement avec l’équipe de l’Indice mondial de l’innovation en vue d’améliorer les résultats de l’Inde en matière d’innovation”, a déclaré Chandrajit Banerjee, directeur général de la Confédération des industries indiennes, un autre expert partenaire de l’Indice mondial de l’innovation.

  • La République islamique d’Iran se classe en tête cette année pour les indicateurs suivants : croissance de la productivité et nombre de diplômés en sciences et en ingénierie. Les autres domaines dans lesquels elle obtient d’assez bons résultats comprennent les dépenses d’équipement, les brevets, les publications scientifiques et techniques, les marques et les produits techniques.
  • Le Kazakhstan conserve cette année sa troisième place au niveau régional et obtient d’assez bons résultats en ce qui concerne les indicateurs suivants : ratio élèves/enseignants, formation brute de capital et entrées d’investissements directs étrangers.

Afrique du Nord et Asie occidentale

Israël (onzième) et Chypre (vingt-neuvième) occupent les deux premières places du classement au niveau régional pour la sixième année consécutive. Les Émirats arabes unis arrivent en troisième position.

  • Israël arrive en tête en ce qui concerne les indicateurs suivants : nombre de chercheurs, dépenses en recherche-développement, opérations de capital-risque, recherche-développement financée par des entreprises privées, qualité de l’équipe de recherche dans les entreprises privées, exportation de services dans le domaine des technologies de l’information et de la communication et contenus Wikipédia.
  • Chypre obtient d’excellents résultats dans l’accès au crédit, la diffusion de savoirs et la créativité en ligne. Autres domaines dans lesquels elle obtient de bons résultats : entrées et sorties d’investissements étrangers directs et importation et exportation de services informatiques. Chypre est le chef de file à l’échelle mondiale dans la création d’applications mobiles.
  • Les Émirats arabes unis obtiennent les meilleurs résultats en ce qui concerne le nombre d’étudiants dans l’enseignement supérieur, le développement des réseaux d’entreprises, la recherche-développement financée par des entreprises, la qualité de l’équipe de recherche dans les entreprises, ainsi que dans l’éducation, les infrastructures générales et l’établissement de liens dans le processus d’innovation.

Amérique latine et Caraïbes

  • Le Chili se classe au quarante-septième rang dans le classement de l’Indice mondial de l’innovation de cette année, soit la première place au niveau régional et obtient de bons résultats en ce qui concerne la qualité du système réglementaire, le nombre d’étudiants dans l’enseignement supérieur, l’accès au crédit, la formation en entreprise, la création de nouvelles entreprises et les entrées et sorties d’investissements étrangers directs.
  • Le Costa Rica occupe la deuxième place au niveau régional. Il obtient de bons résultats en matière de dépenses dans l’éducation, d’accès au crédit, de productivité par travailleur, de rémunération de la propriété intellectuelle, d’exportation de services dans le domaine de l’information et de la communication et de services d’imprimerie et d’autres médias en pourcentage de l’ensemble des produits manufacturés.
  • Le Mexique, qui se classe troisième au niveau régional, figure parmi les 10 pays obtenant les meilleurs résultats en ce qui concerne la facilité d’obtention de crédit, la production technique, les importations et exportations nettes de produits techniques et les exportations de produits novateurs.
  • Le Brésil, plus grand pays de la région, est classé soixante-quatrième dans le classement de l’Indice mondial de l’innovation de cette année, gagnant cinq places. Domaines dans lesquels il obtient d’assez bons résultats : dépenses de recherche-développement, importations et exportations nettes de technologies de pointe, qualité des publications scientifiques et des universités, en particulier l’Université de São Paulo, l’Université de Campinas et l’Université fédérale de Rio de Janeiro.

“L’Indice mondial de l’innovation joue un rôle fondamental dans l’élaboration et le perfectionnement des politiques du Brésil en matière d’innovation, dans la mesure où il met en évidence nos possibilités d’amélioration, ainsi que nos atouts. Il constitue également un outil décisif dans la définition de nouvelles politiques. Avec la nouvelle révolution industrielle qui s’annonce, l’innovation revêt une importance accrue dans le développement et la compétitivité des pays et le Brésil devrait suivre cette voie”, a déclaré Robson Andrade, président de la Confédération nationale de l’industrie. “Les petites entreprises constituent une force socioéconomique fondamentale pour le développement de notre pays et l’innovation joue un rôle stratégique aux fins du renforcement de la compétitivité de l’économie brésilienne”, selon Heloisa Menezes, directrice technique exerçant les fonctions de présidente de la Sebrae. La CNI et la Sebrae sont également des experts partenaires de l’Indice mondial de l’innovation.

Afrique subsaharienne

L’Afrique du Sud prend la tête du classement des pays de la région, suivie par Maurice et le Kenya.

Depuis plusieurs éditions de l’Indice, un certain nombre de pays d’Afrique subsaharienne affichent des résultats relativement satisfaisants en matière d’innovation au regard de leur niveau de développement économique.

  • L’Afrique du Sud occupe la cinquante-huitième place du classement de cette année. Elle obtient de bons résultats dans son secteur des affaires très évolué. Autres domaines dans lesquels elle obtient de bons résultats : accès au crédit, capitalisation boursière des entreprises, développement des réseaux d’entreprises et rémunération de la propriété intellectuelle. L’Afrique du Sud a fait des progrès en matière d’amélioration de la qualité de ses articles scientifiques et de ses universités, notamment en ce qui concerne l’Université du Cap, l’Université de Witwatersrand et l’Université de Stellenbosch.
  • Maurice, qui occupe la deuxième place au niveau régional, est dotée d’un environnement solide dans les domaines politique, des affaires et du crédit. Autres domaines dans lesquels elle obtient de bons résultats : stabilité politique et sécurité, bourses gouvernementales aux élèves du secondaire, efficacité de l’utilisation et de la commercialisation de l’énergie.
  • Le Kenya affiche une capacité d’innovation élevée par rapport à son niveau de développement, des résultats constants depuis 2011. Le pays obtient de bons résultats dans le domaine de l’accès au crédit (en particulier les microcrédits), du renforcement des liens dans le processus d’innovation et de l’exportation de services créatifs, tels que la recherche-développement financée de l’étranger, l’efficacité de la main-d’œuvre et les services d’imprimerie et autres médias.
Vidéo: chefs de file au niveau régional selon l’Indice mondial de l’innovation 2018

L’Indice mondial de l’innovation

L’Indice mondial de l’innovation 2018, qui en est à sa onzième édition cette année, est publié conjointement par l’Université Cornell, l’INSEAD et l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI – une institution spécialisée des Nations Unies).

Publié chaque année depuis 2007, cet indice est un précieux outil de comparaison pour les chefs d’entreprise, les décideurs et les autres parties intéressées qui tentent de se faire une idée de la situation de l’innovation dans le monde. Il permet aux décideurs, aux chefs d’entreprise et aux autres parties intéressées d’évaluer en permanence les progrès accomplis. L’étude se fonde sur l’expérience acquise par les experts partenaires, à savoir la Confédération des industries indiennes, l’entité Strategy& de l’entreprise PwC, la Confédération nationale de l’industrie, le Service brésilien d’aide aux microentreprises et petites entreprises (Sebrae) et un conseil consultatif constitué d’experts internationaux.

Le rapport de l’Indice mondial de l’innovation propose un classement des capacités et des performances des économies en matière d’innovation. Compte tenu du rôle fondamental de l’innovation dans la croissance et la prospérité économiques et de la nécessité d’une vision ouverte de l’innovation qui soit applicable aux économies développées et aux économies émergentes, cet indice comprend des indicateurs qui vont au-delà de ceux traditionnellement utilisés pour mesurer l’innovation, comme le niveau des dépenses en recherche-développement.

Pour contribuer au débat sur l’innovation dans le monde, orienter les politiques et mettre en lumière les pratiques recommandées, des indicateurs sont utilisés pour évaluer l’innovation et les résultats obtenus dans ce domaine. L’Indice mondial de l’innovation permet de créer un environnement dans lequel les facteurs de l’innovation sont évalués en permanence, avec :

  • le profil de 126 pays/économies, y compris des données sur le classement, les points forts et les points faibles;
  • 80 tableaux de données pour des indicateurs issus de plus de 30 sources internationales publiques et privées, dont 57 sont des données quantitatives, 18 sont des indicateurs composites et 5 correspondent à des questions posées dans le cadre d’une enquête;
  • une méthode de calcul transparente et pouvant être reproduite, qui prévoit des intervalles de confiance de 90% pour chaque classement (classement au niveau mondial, sous-indice des intrants et sous-indice des extrants) ainsi qu’une analyse des facteurs qui influent sur le classement annuel.

L’édition 2018 de l’Indice mondial de l’innovation représente la moyenne de deux sous-indices. Ainsi, le sous-indice des intrants en matière d’innovation permet d’évaluer des éléments de l’économie nationale favorisant des activités innovantes autour de cinq piliers : 1) les institutions, 2) le capital humain et la recherche, 3) l’infrastructure, 4) le perfectionnement des marchés et 5) le perfectionnement des entreprises. Le sous-indice des extrants rend compte des preuves manifestes de l’innovation en s’appuyant sur deux piliers : 6) les résultats liés au savoir et à la technologie et 7) la créativité.

L’indice est soumis à un audit statistique indépendant effectué par le Centre commun de recherche de la Commission européenne. Pour télécharger le rapport dans son intégralité, veuillez cliquer sur le lien http://www.globalinnovationindex.org.

Les experts partenaires

La Confédération des industries indiennes, l’entité Strategy& de l’entreprise PwC, la Confédération nationale des industries et le Service brésilien d’aide aux microentreprises et petites entreprises (Sebrae) collaborent en tant qu’experts partenaires pour l’édition de 2018.

Ces experts reconnaissent le rôle que joue l’innovation dans le renforcement de la compétitivité des économies, dans la croissance économique, dans l’évolution de la société et dans la construction des fondements de l’avenir d’un pays.

Ils se sont engagés à produire une ressource précieuse et impartiale. Ils apportent leur concours à l’élaboration de l’Indice mondial de l’innovation, rédigent des chapitres analytiques ou des études de cas pour le rapport de l’indice et participent à la discussion et à la diffusion des résultats.

La Confédération des industries indiennes

La Confédération des industries indiennes s’emploie à créer et à favoriser un environnement propice à la croissance de l’industrie en Inde, en établissant des partenariats avec le milieu industriel et le secteur public par le biais de processus de conseil et de consultation. Il s’agit d’une organisation non gouvernementale, à but non lucratif, guidée et gérée par l’industrie, qui joue un rôle actif dans le processus de développement de l’Inde. Fondée en 1895, la première association commerciale de l’Inde compte plus de 9000 membres, tant du secteur privé que du secteur public, notamment des PME et des multinationales, ainsi que des membres indirects, à savoir plus de 300 000 entreprises appartenant à près de 265 organismes sectoriels nationaux et régionaux.

Strategy&

L’entité Strategy& est une équipe internationale composée de spécialistes dans le domaine du conseil en stratégie qui a pour but d’aider ses clients à réaliser leur plein potentiel. Elle s’efforce de résoudre les problèmes les plus complexes de ses clients et aide ces derniers à saisir les meilleures opportunités. Elle possède une centaine d’années d’expérience du conseil en stratégie et bénéficie de l’expertise sectorielle et fonctionnelle unique du réseau PwC. Elle fait partie du réseau PwC, présent dans 158 pays et regroupant plus de 236 000 collaborateurs engagés au bénéfice de la qualité des services en matière d’assurance, de fiscalité et de conseil.

La Confédération nationale de l’industrie et le Sebrae

La Confédération nationale de l’industrie (Confederação Nacional da Industria) du Brésil est l’organisation officielle faîtière qui représente le secteur de l’industrie. Depuis sa création en 1938, elle défend les intérêts des entreprises et des industries du pays, en tant que principal intermédiaire avec les pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires ainsi qu’avec les différentes organisations et entités du Brésil et dans le monde. Elle représente les 27 fédérations d’industries au niveau des États du pays ainsi que 1250 syndicats d’employeurs du secteur auxquels sont affiliées près de 700 000 entreprises. En outre, elle administre directement les organisations suivantes : le Service social de l’industrie (Serviço Social da Indústria, SESI), le Service national de formation industrielle (Serviço Nacional de Aprendizagem Industrial, SENAI) et l’Institut Euvaldo Lodi (Instituto Euvaldo Lodi, IEL).

Le Service brésilien d’aide aux microentreprises et petites entreprises, ou Sebrae, est une entité privée non lucrative dont l’objectif est de promouvoir le développement durable et concurrentiel des petites entreprises. Fort de son expérience, le Sebrae est devenu le spécialiste du développement des petites entreprises au Brésil. Son rôle est d’encourager la création d’entreprise, d’offrir des conseils et d’aider les petites entreprises à grandir et à générer plus d’emplois, contribuant ainsi au développement de l’économie brésilienne. Il possède un réseau de presque 700 centres de services à travers le pays et compte plus de 5000 experts en petites entreprises ainsi qu’un vaste réseau de consultants externes qui œuvrent afin que les propriétaires et futurs créateurs d’entreprise bénéficient des connaissances et du savoir-faire requis dans ce domaine.

Contacts presse

Université Cornell

Sarah Magnus-Sharpe
+1 607 254 7109
sm2374@cornell.edu

INSEAD Europe

Sophie Badré
+33 1 60 72 4526 ou
+33 6 86 07 3375
sophie.badre@insead.edu

OMPI

Samar Shamoon
+41 22 338 8161
samar.shamoon@wipo.int

Edward Harris
+41 22 338 7224
edward.harris@wipo.int

L’Université Cornell

L’Université Cornell est une université de recherche privée et partenaire de l’Université d’État de New York. En tant qu’université bâtie sur des terres octroyées par l’État de New York, elle a la responsabilité – unique au sein de l’Ivy League – d’apporter son concours dans tous les domaines du savoir en donnant la priorité à un engagement public au service de l’amélioration de la qualité de vie dans cet État, dans le pays et dans le monde. L’Université Cornell a créé et réinventé le modèle d’enseignement pour les entreprises qui reflète les futures tendances de l’entreprise elle-même : flexibilité, coopération et interdisciplinarité. Le Cornell SC Johnson College of Business rassemble les forces de trois écoles de commerce agréées – la Charles H. Dyson School of Applied Economics and Management, la School of Hotel Administration et la Samuel Curtis Johnson Graduate School of Management – ce qui permet à chaque étudiant de bénéficier de l’expérience de chacun de ces établissements en matière de commerce : davantage de diplômes, de facultés, de ressources et d’expertise. Que ce soit pour répondre aux défis du monde réel ou pour s’immerger complètement dans un secteur de l’industrie en particulier, le Cornell SC Johnson College of Business propose une méthode unique, efficace et pérenne.

L’INSEAD, école de commerce de renommée internationale

Figurant parmi les écoles supérieures de commerce les plus importantes et les plus réputées au monde, l’INSEAD offre à ses étudiants une expérience éducative à une échelle véritablement mondiale. Avec des campus situés en Europe (France), en Asie (Singapour) et au Moyen-Orient (Abou Dhabi), l’INSEAD étend ses activités d’enseignement et de recherche sur trois continents. Ses 145 éminents professeurs d’université originaires de 40 pays inspirent chaque année plus de 1400 étudiants dans le cadre de ses programmes de diplôme et de doctorat. En outre, plus de 10 000 cadres suivent chaque année les programmes de formation pour dirigeants de l’INSEAD.

À propos de l'OMPI

L'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) est au cœur des questions mondiales de politique, service, information et coopération en matière de propriété intellectuelle. En tant qu'institution spécialisée des Nations Unies, l'OMPI aide ses 191 États membres à élaborer un cadre juridique international de la propriété intellectuelle qui soit équilibré et en accord avec l'évolution des besoins de la société. Elle offre des services aux entreprises qui souhaitent obtenir des droits de propriété intellectuelle dans plusieurs pays ou qui souhaitent régler des litiges. Elle propose des programmes de développement des compétences afin d'aider les pays en développement à tirer parti de l'utilisation de la propriété intellectuelle. Enfin, elle permet d'accéder gratuitement à des bases de données uniques sur l'information en matière de propriété intellectuelle.

Pour plus de renseignements, on peut s’adresser à la Section des relations avec les médias (OMPI) :
  • Tél: (+41 22) 338 81 61 / 338 72 24
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