Indice mondial de l’innovation 2017 : la Suisse, la Suède, les Pays Bas, les États-Unis d’Amérique et le Royaume-Uni en tête du classement annuel

Genève, 15 juin 2017
PR/2017/808

Communiqué commun de l’OMPI, de l’Université Cornell, de l’INSEAD et des experts partenaires participant à l’édition 2017 de l’Indice mondial de l’innovation, à savoir la Confédération des industries indiennes, l’entité Strategy& de PwC, la Confédération nationale des industries (CNI) et le Service brésilien d’aide aux microentreprises et petites entreprises (Sebrae)

La Suisse, la Suède, les Pays Bas, les États-Unis d’Amérique et le Royaume-Uni sont les pays les plus innovants du monde, tandis qu’un groupe de pays comprenant l’Inde, le Kenya et le Viet Nam devancent les autres pays au niveau de développement équivalent, selon l’édition 2017 de l’Indice mondial de l’innovation publiée conjointement par l’Université Cornell et l’INSEAD et l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI).

Vidéo: Conférence de presse Video (Visionner sur YouTube)

Les principales conclusions indiquent que l’Inde s’est développée en tant que centre d’innovation émergeant en Asie, que l’Afrique subsaharienne a enregistré de très bons résultats en termes d’innovation au service du développement et que l’Amérique latine et les Caraïbes auront l’occasion d’améliorer leur capacité en matière d’innovation.

Chaque année, l’Indice mondial de l’innovation permet d’évaluer quelque 130 économies au moyen de dizaines d’indicateurs, du nombre de demandes de brevet aux dépenses en matière d’éducation, offrant aux décideurs un panorama détaillé de l’activité inventive qui joue un rôle de plus en plus important pour la croissance économique et le développement social.  L’une des nouveautés de l’Indice mondial de l’innovation est une nouvelle section spécialement dédiée aux “hauts lieux de l’inventionVideo qui affichent la plus grande concentration d’inventeurs cités dans les demandes internationales de brevet.

Aujourd’hui à sa dixième édition, l’Indice mondial de l’innovation 2017 indique que l’écart, en termes de capacité inventive, subsiste entre les nations développées et les nations en développement et enregistre des taux de croissance en demi-teinte en ce qui concerne les activités de recherche-développement (R-D), aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé.

Temps forts du rapport

Francis Gurry, WIPO Director General

Francis Gurry, Directeur général de l'OMPI
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Soumitra Dutta, co-editor (Cornell University)

Soumitra Dutta, coauteur (Université Cornell)
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Bruno Lanvin, co-editor (INSEAD)

Bruno Lanvin, coauteur (INSEAD)
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“L’innovation agit en tant que moteur de la croissance économique dans une économie mondiale de plus en plus fondée sur le savoir, mais davantage d’investissements sont nécessaires pour renforcer la créativité humaine et accroître la production économique”, a déclaré M. Francis Gurry, Directeur général de l’OMPI.  “L’innovation peut contribuer à ce que la reprise économique actuelle se mue en une croissance visible à long terme.”

Classement mondial

GII 2017 top 10 animation
En un coup d’œil : les 10 pays les plus performants selon l’Indice mondial de l’innovation 2017.
  1. Suisse (n° 1 en 2016)
  2. Suède (2)
  3. Pays-Bas (9)
  4. États-Unis d’Amérique (4)
  5. Royaume-Uni (3)
  6. Danemark (8)
  7. Singapour (6)
  8. Finlande (5)
  9. Allemagne (10)
  10. Irlande (7)
  11. République de Corée (11)
  12. Luxembourg (12)
  13. Islande (13)
  1. Japon (16)
  2. France (18)
  3. Hong Kong (Chine) (14)
  4. Israël (21)
  5. Canada (15)
  6. Norvège (22)
  7. Autriche (20)
  8. Nouvelle-Zélande (17)
  9. Chine (25)
  10. Australie (19)
  11. République tchèque (27)
  12. Estonie (24)

En 2017, la Suisse est en tête du classement pour la septième année consécutive et les économies à revenu élevé occupent 24 des 25 plus hauts lieux de l’innovation principaux, la Chine faisant exception au 22e rang.  En 2016, la Chine était la première des économies à revenu intermédiaire à figurer parmi les 25 premières économies du classement.

“Pour combler l’écart en matière d’innovation, il faut commencer par aider les économies émergentes à se rendre compte de leurs forces et de leurs faiblesses dans ce domaine puis élaborer des politiques et des indicateurs appropriés”, a déclaré M. Soumitra Dutta, doyen du Cornell SC Johnson College of Business de l’Université Cornell.  “C’est le but que l’on recherche avec l’Indice mondial de l’innovation depuis plus de 10 ans.”

Un groupe d’économies à revenu intermédiaire et faible a enregistré des résultats nettement supérieurs en matière d’innovation contrairement à ce laissait présager leur niveau de développement actuel : cette année, 17 économies au total se classent parmi les “bons élèves en matière d’innovation”, un chiffre en légère hausse par rapport à 2016.  Au total, neuf d’entre elles, dont le Kenya et le Rwanda, se trouvent en Afrique subsaharienne, et trois en Europe orientale.

Le Directeur général de l’OMPI, M. Francis Gurry, présente l’Indice mondial de l’innovation 2017 lors d’une conférence de presse à l’Office des Nations Unies à Genève (photo : OMPI).

À côté des grands pôles de l’innovation tels que la Chine, le Japon et la République de Corée, un groupe d’économies d’Asie comprenant l’Indonésie, la Malaisie, les Philippines, Singapour, la Thaïlande et le Viet Nam travaille sans relâche à l’amélioration de l’écosystème d’innovation et affiche de très bons résultats dans un certain nombre d’indicateurs importants relatifs à l’éducation, la R-D, la croissance de la productivité et les exportations de technologies de pointe, entre autres.

Hauts lieux de l’invention

Vidéo : une section de l’Indice mondial de l’innovation de cette année spécialement dédiée aux “hauts lieux de l’invention” dans le monde.

Thème de l’Indice mondial de l’innovation 2017 : “L’innovation pour nourrir le monde”

L’édition 2017 de l’Indice mondial de l’innovation, intitulée “L’innovation pour nourrir le monde”, est consacrée au rôle de l’innovation dans le secteur agroalimentaire.  Durant les prochaines décennies, le secteur agroalimentaire devra faire face à une augmentation considérable de la demande mondiale ainsi qu’à une concurrence accrue, avec des ressources naturelles limitées.  En outre, il devra s’adapter aux effets du changement climatique et tenter de les atténuer.  L’innovation est essentielle au maintien de la croissance de la productivité nécessaire pour répondre à l’augmentation de la demande et pour contribuer à l’amélioration des réseaux qui intègrent de manière durable la production, la transformation, la distribution, la consommation et la gestion des déchets, appelés “systèmes alimentaires”.

“Nous sommes déjà témoins de l’émergence rapide et mondiale de ‘l’agriculture numérique’, qui comprend drones, capteurs satellites et robots agricoles”, a déclaré M. Bruno Lanvin, directeur exécutif chargé des indices mondiaux à l’INSEAD.  “Il est désormais urgent de développer une agriculture sophistiquée afin d’optimiser les chaînes d’approvisionnement et de distribution et d’encourager de nouveaux modèles économiques des industries de la création qui diminueront la pression sur le terrain, l’énergie et les ressources naturelles, tout en répondant aux besoins des populations les plus pauvres”.

“En 2050, la population mondiale devrait atteindre le chiffre de 9,7 milliards de personnes, ce qui représente un défi de taille pour le secteur de l’agriculture à l’échelle mondiale.  Les conditions sont réunies pour une crise alimentaire mondiale si les décideurs et les autres parties prenantes ne mettent pas en œuvre les innovations agricoles qui augmenteront considérablement la productivité”, a déclaré M. Barry Jaruzelski, associé principal chez Strategy&, l’entité de conseil en stratégie de l’entreprise PwC.

Chefs de file de l’innovation au niveau régional

Classement régional Pays Classement mondial selon
l’Indice mondial de
l’innovation 2017
Amérique du Nord
1 États-Unis d’Amérique 4
2 Canada 18
Afrique subsaharienne
1 Afrique du Sud 57
2 Maurice 64
3 Kenya 80
Amérique latine et Caraïbes
1 Chili 46
2 Costa Rica 53
3 Mexique 58
Asie centrale et du Sud
1 Inde 60
2 Iran (République islamique d’) 75
3 Kazakhstan 78
Afrique du Nord et Asie occidentale
1 Israël 17
2 Chypre 30
3 Émirats arabes unis 35
Asie du Sud-Est, Asie de l’Est et Océanie
1 Singapour 7
2 République de Corée 11
3 Japon 14
Europe
1 Suisse 1
2 Suède 2
3 Pays-Bas 3

Amérique du Nord

Deux pays d’Amérique du Nord – les États-Unis d’Amérique (4e au classement mondial) et le Canada (18e) – montrent des marchés financiers très perfectionnés et des investissements en capital-risque intenses qui stimulent l’activité économique du secteur privé.

Les États-Unis d’Amérique se distinguent également par la présence d’universités et d’entreprises de haut niveau actives dans la R-D à l’échelle mondiale, la qualité des publications scientifiques, les dépenses en logiciels et les pôles de haute technologie.

Le Canada excelle dans la création d’entreprise et la qualité des publications scientifiques, tandis que son cadre politique, réglementaire et commercial figure parmi les meilleurs.  Le Canada enregistre également une amélioration au niveau de son système éducatif.

Europe

Dans l’édition de cette année, 15 des 25 premières économies du classement mondial se trouvent en Europe.  L’Europe s’avère particulièrement forte en ce qui concerne le capital humain et la recherche, l’infrastructure et le perfectionnement des entreprises.

Les économies européennes arrivent en tête dans quasiment la moitié des indicateurs qui constituent l’Indice mondial de l’innovation, dont l’emploi à forte intensité de savoir, la coopération entre universités et industrie dans le domaine de la recherche, le nombre de demandes de brevet, le nombre d’articles scientifiques et techniques et la qualité des publications scientifiques.

Asie du Sud-Est, Asie de l’Est et Océanie

La République de Corée conserve son rang dans le classement global au niveau du nombre de demandes de brevet ainsi que pour d’autres indicateurs en lien avec la propriété intellectuelle, et se place au deuxième rang en ce qui concerne le capital humain et la recherche grâce à ses entreprises qui participent de manière importante aux activités de R-D.

Le Japon, au troisième rang dans cette région, figure parmi les 10 premières économies au niveau mondial en ce qui concerne la R-D, les technologies de l’information et de la communication (TIC), le commerce, la politique de la concurrence, la taille du marché ainsi qu’au niveau de l’assimilation, de la création et de la diffusion du savoir.

La Chine continue d’avancer dans le classement mondial (22e cette année), affichant de très bons résultats dans le perfectionnement des entreprises et dans les résultats liés au savoir et à la technologie.  Cette année, la Chine s’est distinguée au niveau de plusieurs indicateurs, y compris en ce qui concerne la présence d’entreprises actives dans la R-D à l’échelle mondiale, la qualité de l’équipe de recherche dans les entreprises privées, le nombre de demandes de brevet et d’autres variables relatives à la propriété intellectuelle.

Parmi les pays qui composent l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN), Singapour arrive en tête dans la plupart des indicateurs, à quelques exceptions près : les exportations de services en matière de TIC, dominées par les Philippines, et les dépenses en matière d’éducation, où le Viet Nam arrive en tête.

La Thaïlande se distingue notamment par ses exportations de produits de la création et ses dépenses intérieures brutes en R-D financées par les entreprises, la plaçant ainsi aux 5e et 6e rangs au niveau mondial pour ces indicateurs.

Le Viet Nam se place au deuxième rang parmi les meilleurs de la région en ce qui concerne les dépenses en matière d’éducation et affiche également de bons résultats en termes de croissance de la productivité de la main-d’œuvre, d’investissements à l’échelle de l’économie et de flux nets d’investissements étrangers directs.

La Malaisie obtient de bons résultats dans les importations et les exportations de technologies de pointe, la coopération entre universités et industrie dans le domaine de la recherche et le nombre de diplômés en sciences et en ingénierie.

Asie centrale et du Sud

L’Inde, au 60e rang mondial, arrive en tête du classement pour la région d’Asie centrale et du Sud et a enregistré, depuis sept années consécutives, d’excellents résultats en matière d’innovation par rapport à son PIB par habitant.  L’Inde a montré des résultats en hausse dans la plupart des domaines, y compris l’infrastructure, le perfectionnement des entreprises, les résultats liés au savoir et à la technologie ainsi que la créativité.

L’Inde se place au 14e rang du classement mondial au niveau des entreprises actives dans la R-D à l’échelle mondiale, un résultat bien meilleur par rapport à d’autres groupes d’économies équivalents à faible revenu et à revenu intermédiaire de la tranche supérieure.  L’Inde dépasse également la plupart des autres économies à revenu intermédiaire au niveau du nombre de diplômés en science et en ingénierie, de la formation brute de capital, des dépenses brutes en R-D financées par les entreprises et de la qualité de l’équipe de recherche dans les entreprises privées, en ce qui concerne les intrants, et, en ce qui concerne les extrants, au niveau de la qualité des publications scientifiques, du taux de croissance du PIB par travailleur, des exportations de technologies de pointe et de services de TIC, des exportations des industries de la création, des produits manufacturés de haute technologie et des recettes liées à la propriété intellectuelle.

“L’intérêt général joue un rôle décisif dans la création d’un milieu porteur et propice à l’innovation.  Ces deux dernières années, nous avons constaté que l’Inde avait entrepris des activités importantes en ce qui concerne l’Indice mondial de l’innovation, telles que la formation du groupe d’experts indien de haut niveau sur l’innovation ainsi que des activités consultatives aux fins de l’élaboration de la politique d’innovation et de l’amélioration des indicateurs relatifs à l’innovation”, a déclaré M. Chandrajit Banerjee, directeur général de la Confédération des industries indiennes.

La République islamique d’Iran (75e au classement mondial) excelle au niveau de l’enseignement supérieur et se place au deuxième rang mondial en ce qui concerne le nombre de diplômés en sciences et en ingénierie.  Le Tadjikistan (94e) est au premier rang mondial s’agissant des microcrédits tandis que le Kazakhstan (78e) arrive en tête au niveau mondial en ce qui concerne le nombre d’enseignants par élèves et se place au troisième rang en matière de protection des investisseurs minoritaires.

Afrique du Nord et Asie occidentale

Israël (17e au classement global) et Chypre (30e) occupent les deux premières places dans cette région pour la cinquième année consécutive.  Israël a montré des résultats à la hausse au niveau des dépenses brutes en R-D et des exportations de services de TIC, tout en conservant la première place au niveau mondial en ce qui concerne le nombre de scientifiques, les opérations de capital-risque, les dépenses brutes en R-D financées par les entreprises et la qualité de l’équipe de recherche dans les entreprises privées.

Au troisième rang dans cette région, les Émirats arabes unis (35e au niveau mondial) bénéficient d’une meilleure diffusion des données et se distinguent par la mobilité intérieure du secteur tertiaire, les pôles de technologie et un modèle d’innovation fondé sur les TIC.  Seize des 19 économies de la région Afrique du Nord et Asie occidentale se hissent parmi les 100 premiers du classement mondial, dont la Turquie (43e), le Qatar (49e), l’Arabie saoudite (55e), le Koweït (56e), l’Arménie (59e), le Bahreïn (66e), la Géorgie (68e), le Maroc (72e), la Tunisie (74e), Oman (77e), le Liban (81e), l’Azerbaïdjan (82e) et la Jordanie (83e).

Amérique latine et Caraïbes

Les plus grandes puissances économiques d’Amérique latine et des Caraïbes (le Chili, le Mexique, le Brésil et l’Argentine) se distinguent en particulier par leurs institutions, leur infrastructure et le perfectionnement de leurs entreprises.  Le Chili, le Mexique, le Brésil et l’Argentine affichent de bons résultats en ce qui concerne le capital humain et la recherche, dans les domaines tels que la qualité des universités, le taux d’inscription enregistré dans l’enseignement supérieur et la présence d’entreprises actives dans la R-D à l’échelle mondiale, et de même au niveau des technologies de l’information et de la communication, grâce à leur score élevé en ce qui concerne les services administratifs en ligne et la participation à ses services.

Le classement de cette région n’a guère évolué ces dernières années par rapport à d’autres régions et aucun pays d’Amérique latine et des Caraïbes n’affiche de meilleurs résultats en matière d’innovation par rapport à son niveau de développement.

“Alors que l’Amérique latine, en particulier le Brésil, retrouve des résultats positifs en termes de croissance, il est désormais crucial de poser les fondations qui encourageront un développement fondé sur l’innovation, qui demeure l’objectif principal de l’organisation des entreprises brésiliennes axées sur l’innovation”, ont déclaré M. Robson Andrade, président de la Confédération nationale de l’industrie, et Mme Heloisa Menezes, directrice technique chez Sebrae.

Afrique subsaharienne

L’Afrique subsaharienne affiche ses meilleurs résultats au niveau des institutions et du perfectionnement des marchés, où des économies telles que Maurice, le Botswana, l’Afrique du Sud, la Namibie, le Rwanda et le Burkina Faso obtiennent des résultats identiques ou supérieurs à certains autres pays au niveau de développement équivalent en Europe et en Asie du Sud-Est, Asie de l’Est et Océanie.

Depuis 2012, l’Afrique subsaharienne compte plus de pays dans le groupe des “bons élèves en matière d’innovation” que n’importe quelle autre région.  Le Kenya, le Rwanda, le Mozambique, l’Ouganda, le Malawi, Madagascar et le Sénégal se démarquent en figurant parmi les pays les plus innovants cette année et à plusieurs reprises au cours des années précédentes.  Le Burundi et la République-Unie de Tanzanie rejoignent cette année les bons élèves en matière d’innovation.  Il s’agit à présent de préserver cette dynamique et de continuer de s’en inspirer en Afrique subsaharienne.

GII 2017 regional animation

Vidéo : chefs de file au niveau régional selon l’Indice mondial de l’innovation 2017.

À propos de l’Indice mondial de l’innovation

L’Indice mondial de l’innovation 2017, qui connaît sa dixième édition cette année, est publié conjointement par l’Université Cornell, l’INSEAD et l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI, une institution spécialisée des Nations Unies).

Publié chaque année depuis 2007, cet indice est un précieux outil de comparaison pour les chefs d’entreprise, les décideurs et les autres parties intéressées qui tentent de se faire une idée de la situation de l’innovation dans le monde.  Il permet aux décideurs, aux chefs d’entreprise et aux autres parties intéressées d’évaluer en permanence les progrès accomplis.  L’étude réalisée cette année se fonde sur l’expérience acquise par les experts partenaires, à savoir la Confédération des industries indiennes, l’entité Strategy& de l’entreprise PwC, la Confédération nationale de l’industrie, le Service brésilien d’aide aux microentreprises et petites entreprises (Sebrae) et un conseil consultatif constitué d’experts internationaux.

Le rapport de l’Indice mondial de l’innovation propose un classement des capacités et des performances des économies en matière d’innovation.  Compte tenu du rôle fondamental de l’innovation dans la croissance et la prospérité économiques et de la nécessité d’une vision ouverte de l’innovation qui soit applicable aux économies développées et aux économies émergentes, cet indice comprend des indicateurs qui vont au-delà de ceux traditionnellement utilisés pour mesurer l’innovation, comme le niveau des dépenses en R-D.

Pour contribuer au débat sur l’innovation dans le monde, orienter les politiques et mettre en lumière les pratiques recommandées, des indicateurs sont employés pour évaluer l’innovation et les résultats obtenus dans ce domaine.  L’Indice mondial de l’innovation permet de créer un environnement dans lequel les facteurs de l’innovation sont évalués en permanence, avec :

  • le profil de 127 pays/économies, y compris des données sur le classement, les points forts et les points faibles;
  • 81 tableaux de données, pour des indicateurs issus de plus de 30 sources internationales publiques et privées. Cinquante-sept de ces indicateurs sont des données quantitatives, 19 sont des indicateurs composites et 5 correspondent à des questions posées dans le cadre d’une enquête;
  • une méthode de calcul transparente et pouvant être reproduite, qui prévoit des intervalles de confiance de 90% pour chaque classement (classement au niveau mondial, sous-indice des intrants et sous-indice des extrants) ainsi qu’une analyse des facteurs qui influent sur le classement annuel.

L’édition 2017 de l’Indice mondial de l’innovation représente la moyenne de deux sous-indices.  Ainsi, le sous-indice des intrants en matière d’innovation permet d’évaluer des éléments de l’économie nationale favorisant des activités innovantes autour de cinq piliers : 1) les institutions, 2) le capital humain et la recherche, 3) l’infrastructure, 4) le perfectionnement des marchés et 5) le perfectionnement des entreprises.  Le sous-indice des extrants rend compte des preuves manifestes de l’innovation en s’appuyant sur deux piliers : 6) les résultats liés au savoir et à la technologie et 7) la créativité.

L’indice est soumis à un audit statistique indépendant effectué par le Centre commun de recherche de la Commission européenne.  Pour télécharger le rapport dans son intégralité, veuillez cliquer sur le lien www.globalinnovationindex.org.

Les experts partenaires

La Confédération des industries indiennes, l’entité Strategy& de l’entreprise PwC, la Confédération nationale des industries et le Service brésilien d’aide aux microentreprises et petites entreprises (Sebrae) collaborent en tant qu’experts partenaires pour l’édition de 2017.

Ces experts reconnaissent le rôle que joue l’innovation dans le renforcement de la compétitivité des économies, dans la croissance économique, dans l’évolution de la société et dans la construction des fondements de l’avenir d’un pays.

Ils se sont engagés à produire une ressource précieuse et impartiale.  Ils apportent leur concours à l’élaboration de l’Indice mondial de l’innovation, rédigent des chapitres analytiques ou des études de cas pour le rapport de l’indice et participent à la discussion et à la diffusion des résultats.

À propos de la Confédération des industries indiennes

a Confédération des industries indiennes s’emploie à créer et à favoriser un environnement propice à la croissance de l’industrie en Inde, en établissant des partenariats avec le milieu industriel et le secteur public par le biais de processus de conseil et de consultation.  C’est une organisation non gouvernementale, à but non lucratif, guidée et gérée par l’industrie, qui joue un rôle actif dans le processus de développement de l’Inde.  Fondée en 1895, la première association commerciale de l’Inde compte plus de 8300 membres, tant du secteur privé que public, notamment des PME et des multinationales, ainsi que des membres indirects, à savoir plus de 200 000 entreprises appartenant à près de 250 organismes sectoriels nationaux et régionaux.

À propos de Strategy&

L’entité Strategy& est une équipe internationale composée de spécialistes dans le domaine du conseil en stratégie qui a pour but d’aider ses clients à réaliser leur plein potentiel.  Elle s’efforce de résoudre les problèmes les plus complexes de ses clients et aide ces derniers à saisir les meilleures opportunités.  Elle possède quelque 100 ans d’expérience du conseil en stratégie et bénéficie de l’expertise sectorielle et fonctionnelle unique du réseau PwC.  Elle fait partie du réseau PwC, présent dans 157 pays et regroupant plus de 223 000 collaborateurs engagés au bénéfice de la qualité des services en matière d’assurance, de fiscalité et de conseil.

À propos de la Confédération nationale de l’industrie et de Sebrae

La Confédération nationale de l’industrie (Confederação Nacional da Industria) du Brésil est l’organisation officielle faîtière qui représente le secteur de l’industrie.  Depuis sa création en 1938, elle défend les intérêts des entreprises et des industries du pays, en tant que principal intermédiaire avec les pouvoirs exécutifs, législatifs et judiciaires ainsi qu’avec les différentes organisations et entités du Brésil et dans le monde.  Elle représente les 27 fédérations d’industries au niveau des États du pays ainsi que 1250 syndicats d’employeurs du secteur auxquels sont affiliées près de 700 000 entreprises.  En outre, elle administre directement les organisations suivantes : le Service social de l’industrie (Serviço Social da Indústria, SESI), le Service national de formation industrielle (Serviço Nacional de Aprendizagem Industrial, SENAI) et l’Institut Euvaldo Lodi (Instituto Euvaldo Lodi, IEL).

Le Service brésilien d’aide aux microentreprises et petites entreprises, ou Sebrae, est une entité privée non lucrative dont l’objectif est de promouvoir le développement durable et concurrentiel des petites entreprises.  Fort de son expérience, Sebrae est devenu le spécialiste du développement des petites entreprises au Brésil.  Son rôle est d’encourager la création d’entreprise, d’offrir des conseils et d’aider les petites entreprises à grandir et à générer plus d’emplois, contribuant ainsi au développement de l’économie brésilienne.  Il possède un réseau de presque 700 centres de services à travers le pays et compte plus de 5000 experts en petites entreprises ainsi qu’un vaste réseau de consultants externes qui œuvrent afin que les propriétaires et futurs créateurs d’entreprise bénéficient des connaissances et du savoir-faire dans ce domaine.

Contacts presse

Université Cornell

Sarah Magnus-Sharpe
Tél:. +1 607 254 7109
Courriel: sm2374@cornell.edu

INSEAD Europe

Sophie Badré
Tél:. +33 1 60 72 4526
+33 6 86 07 3375
Courriel: sophie.badre@insead.edu

OMPI

Samar Shamoon
Tél:. +41 22 338 8161
Courriel: samar.shamoon@wipo.int

Edward Harris
Tél:. +41 22 338 7224
Courriel: edward.harris@wipo.int

À propos de l’Université Cornell

Cornell est une université de recherche privée et partenaire de l’Université d’État de New York.  En tant qu’université bâtie sur des terres octroyées par l’État de New York, elle a la responsabilité d’apporter son concours dans tous les domaines du savoir en donnant la priorité à un engagement public au service de l’amélioration de la qualité de vie dans cet État, dans la nation et dans le monde.  L’Université Cornell a créé et réinventé le modèle d’enseignement pour les entreprises qui reflète les futures tendances de l’entreprise elle-même : flexibilité, coopération et interdisciplinarité.  Le Cornell SC Johnson College of Business rassemble les forces de trois écoles de commerce agréées – la Charles H. Dyson School of Applied Economics and Management, la School of Hotel Administration et la Samuel Curtis Johnson Graduate School of Management – ce qui permet à chaque étudiant de bénéficier de l’expérience de chacun de ces établissements en matière de commerce : davantage de diplômes, de facultés, de ressources et d’expertises.  Que ce soit pour répondre aux défis du monde réel ou pour s’immerger complètement dans un secteur de l’industrie en particulier, le Cornell SC Johnson College of Business propose une méthode unique, efficace et pérenne.

À propos de l’INSEAD, l’école de commerce de renommée internationale

Figurant parmi les écoles supérieures de commerce les plus importantes et les plus réputées du monde, l’INSEAD rassemble des personnes, des cultures et des idées pour changer les vies et transformer les organisations.  Une perspective mondiale et une grande diversité culturelle transparaissent dans tous les aspects de la recherche et de l’enseignement.

Avec des campus situés en Europe (France), en Asie (Singapour) et au Moyen-Orient (Abou Dhabi), l’INSEAD étend ses activités d’enseignement et de recherche sur trois continents.  Ses 145 éminents professeurs d’université originaires de 40 pays inspirent chaque année plus de 1400 participants de ses programmes de MBA, de MBA pour cadres, de Masters spécialisés (Master en finance, Executive Master in Consulting and Coaching for Change) et de doctorat.  En outre, plus de 11 000 cadres suivent chaque année les programmes de formation et de doctorat pour dirigeants de l’INSEAD.

À travers le monde entier et les décennies, l’INSEAD continue de développer une recherche de pointe et d’innover dans tous ses programmes afin d’offrir aux dirigeants du monde entier un savoir et une sensibilité leur permettant de travailler partout dans le monde.  Ces valeurs fondamentales ont permis à l’INSEAD de devenir réellement “l’école de commerce de renommée internationale”.

Le programme de MBA de l’INSEAD a été classé n° 1 par le Financial Times en 2016 et en 2017.

À propos de l'OMPI

L'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) est au cœur des questions mondiales de politique, service, information et coopération en matière de propriété intellectuelle. En tant qu'institution spécialisée des Nations Unies, l'OMPI aide ses 191 États membres à élaborer un cadre juridique international de la propriété intellectuelle qui soit équilibré et en accord avec l'évolution des besoins de la société. Elle offre des services aux entreprises qui souhaitent obtenir des droits de propriété intellectuelle dans plusieurs pays ou qui souhaitent régler des litiges. Elle propose des programmes de développement des compétences afin d'aider les pays en développement à tirer parti de l'utilisation de la propriété intellectuelle. Enfin, elle permet d'accéder gratuitement à des bases de données uniques sur l'information en matière de propriété intellectuelle.

Pour plus de renseignements, on peut s’adresser à la Section des relations avec les médias (OMPI) :
  • Tél: (+41 22) 338 81 61 / 338 72 24
  • Tlcp: (+41 22) 338 81 40
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